France – USA: une rencontre pour « peaufiner » des détails

 

Pour ce vendredi 11 novembre, les bleus iront défier au Stade de France l’équipe nationale des Etats-Unis pour un match amical très important pour la confiance pour les deux équipes. D’un côté, une équipe de France qui a besoin d’enchaîner les bons résultats en match de préparation pour bien préparer l’Euro 2012 de la meilleure des manières. De l’autre côté, une sélection américaine désormais entraînée par l’Allemand Jurgen Klinsmann,qui voudra renouer avec la victoire après leurs deux défaites en matches amicaux face à la Belgique et l’Equateur et sans Donovan.

 

 

Jurgen Klinsmann : mi Allemand, mi Américain

 

Arrivé à la tête de la sélection américaine en juillet dernier pour remplacer Bob Bradley, l’ancien sélectionneur de l’Allemagne et du Bayern Munich a beaucoup d’ambitions avec la sélection américaine. Son arrivée en tant que sélectionneur des Etats-Unis est une revanche pour lui, un challenge qu’il se dit prêt à relever. Sa présence en tant que sélectionneur américain n’est pas un hasard puisqu’il connaît très bien les Etats-Unis ou il y vit depuis plus de dix ans maintenant.

 

Le défi n’est évidemment pas facile à relever pour Klinsmann, il faut d’abord reconstruire une équipe assez marquée par son élimination en 8ème de finale de la Coupe du Monde 2010 face au Ghana et sa finale de la Gold Cup perdue face au Mexique 4-2 après avoir mené 2-0.

 

 

 

Jurgen Klinsmann se trouve en quelque sorte dans la même position que Laurent Blanc, il doit recomposer une équipe à partir d’un noyau de joueurs cadres. Il a d’ailleurs déjà commencé à sélectionner de nouveaux joueurs talentueux comme Laurent Blanc à dû le faire avec les M’Villa, Martin, Rami, Rémy ou Giroud plus récemment.

 

Klinsmann a dû s’intéresser au championnat local, la Major Soccer League (MLS) dans laquelle se concentre la majeure partie des joueurs américains, pour pouvoir se reconstituer une nouvelle équipe et dénicher les talents de demain. Parmi les espoirs américains, on retrouve Brek Shea, milieu gauche dans le club de Dallas qui fait déjà quelques merveilles avec sa sélection ou Robbie Rogers (Colombus Crew), un des joueurs les plus rapides de MLS.

 

 

Le secteur défensif a été et est toujours le plus grand casse-tête pour Klinsmann : en chute totale depuis la Coupe du Monde, les deux défenseurs centraux Oguchi Onyewu et Jay Demerit n’ont plus été appelés en sélection depuis cette compétition. C. Goodson (Brondby) et T. Ream (NY Red Bulls) en ont profité pour disputer la Gold Cup.

 

Mais il semblerait que O.Onyewu ait retrouvé des couleurs ces derniers temps avec son transfert du Milan AC au Sporting Lisbonne. Il a d’ailleurs été appelé dans le groupe par Klinsmann pour affronter les bleus et la Slovénie. Peut-être le début d’une nouvelle carrière ?

 

 

Carlos Bocanegra : Captain America

 

Le patron indiscutable de la défense américaine est bien évidemment l’ancien joueur de Rennes et de St-Etienne, aujourd’hui aux Glasgow Rangers, Carlos Bocanegra. Avec plus de 80 sélections, il n’en finit pas d’étonner avec les Etats-Unis. Il fait désormais partidepuis quelques années maintenant des cadres de l’équipe ; il se présente comme un vrai leader que ce soit sur le terrain ou dans les vestiaires. Le brassard de capitaine lui va à merveille, et cela lui donne des ailes car c’est un rôle qui lui tient particulièrement à cœur.

 

Benzema, Rémy et peut être même Giroud devront faire face au roc américain vendredi ; la tâche ne s’annonce donc pas si facile que ça pour nos attaquants français face à un Bocanegra en état de grâce avec les Etats-Unis.

 

 

Sans Donovan, avec les autres cadres.

 

Le grand absent du match côté américain est Landon Donovan qui a préféré rester à Los Angeles pour préparer la finale de la MLS qu’il doit disputer avec son club des LA Galaxy le 20 novembre face au Dynamo Houston. «Après en avoir longuement discuté, Landon m’a fait part de son souhait de rester à Los AngelesJ’aurais bien sûr préféré l’avoir avec nous pour ce match important, mais je respecte sa décision.» a expliqué Klinsmann en conférence de presse.

 

 

Mais la sélection américaine peut s’appuyer sur d’autres cadres. Incontestable dans les cages d’Everton et des Etats-Unis, le gardien de but Tim Howard sera bien évidemment titulaire et il est très probable qu’il soit de nouveau décisif vendredi soir comme il l’a toujours été dans les gros matches. Le très remuant Clint Dempsey sera lui aussi de la partie, tout comme Michael Bradley excellent lors de la Coupe du Monde en Afrique du Sud et l’attaquant d’AZ Alkmaar, Jozy Altidore.

 

Absent lors de la dernière Coupe du Monde, Jermain Jones (Schalke 04) sera sûrement titulaire au milieu de terrain, puisqu’il peut compter sur la confiance que lui porte Jurgen Klinsmann depuis son arrivée à la tête de la sélection américaine.

 

Vous l’avez donc compris, la tâche ne sera pas si facile qu’on le croit pour l’équipe de France ce vendredi, surtout face à une équipe des Etats-Unis sur motivée qui n’a pas affronté de grosses cylindrées depuis la Coupe du Monde 2010. Le point faible des Etats-Unis se trouve donc dans le secteur défensif, remanié en permanence durant les dernières rencontres amicales et il faudra compter sur le talent offensif des Bleus pour mettre à mal cette équipe américaine.

Nicolas

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