Portrait: Martin Caceres, sur la bonne vague !

 

 

Il est uruguayen, et il a récemment gagné la Copa America. En club, il a joué dans l’équipe de la décennie, si pas du siècle. Pas protagoniste, il y a tout de même gagné le championnat d’Espagne à seulement 21 ans. Partout ou il est passé, on se souvient bien du joueur aux cheveux longs et aux sourcils froncés. Voici le portrait d’un guerrier incarnant hargne et classe, Martin Caceres.

 

Un parcours de rêveur

 

C’est logiquement dans son pays que le natif de Montevideo (Uruguay) a débuté sa carrière. Ainsi, faisant partie d’une génération dorée, il joue entre 18 et 19 ans au club du Sporting Defensor. Après deux saisons et vingt six matchs joués, il est repéré par des recruteurs espagnols, ceux du Recreativo Huelva, depuis un an en première division. Durant sa première saison en Europe, il joue à 20 ans près de trente quatre matchs. Après 38 journées, le club termine à une modeste seizième place avec la bagatelle de…soixante buts encaissés!

 

Malgré des stats peu persuasives, le jeune défenseur sort du lot, puisque ce sont cette fois les recruteurs du FC Barcelone qui le repèrent, attirés par sa polyvalence. En effet, durant 34 matchs, il aura joué partout en défense. Efficace et agressif dans l’axe, rageur et rapide sur le côté, il prouve sa qualité match après match.

 

Il s’en va donc en catalogne, où il gagnera son premier trophée, le championnat d’Espagne. Avec seulement 13 apparitions en Liga, il a du mal à s’imposer chez le roi, au milieu des Puyol et Dani Alves.

 

C’est donc logiquement, qu’à 21 ans il souhaite quitter le club, pour jouer régulièrement au sein d’un projet dans il fait partie. C’est ce qu’il fera, sous forme de prêt.

 

 

Il rejoint l’Italie, un championnat plus tactique, difficile pour les arrières latéraux, le poste qu’il occupera. Et c’est à Turin qu’il sera accueilli à bras ouverts avec un poste de titulaire à  la clef. Mais rongé par les blessures, il ne jouera que quinze matchs, très convaincants, détrônant Grygera du poste de titulaire indiscutable qu’il occupait. A l’issue de cette belle saison pour le joueur, très mauvaise pour le club, la volonté des deux parties est de continuer à collaborer. Mais, le Barça souhaitant récupérer son joueur, la clause de rachat avait été bien négociée par les catalans, puisqu’elle s’élevait à douze millions d’euros, trop cher pour les bianconeri…

 

On peut donc imaginer qu’il va rentrer chez le champion, et y faire son trou, mais c’est sans compter l’inamovible défense Abidal-Puyol-Piqué-Alves, et il le sait, tout comme les clubs intéressés… Très vite, l’intérêt de nombreux clubs se fait sentir, mais le riche Barça ne l’est pas tant, et ne veut pas brader son joueur. Il partira finalement en prêt au FC Seville, pour son plus grand bonheur. Il y jouera 25 matchs de Liga, et 7 de Champions League. Après une saison très convaincante et une Copa America dans la poche, il rejoint définitivement le club andalou, pour trois millions, + 1,5 millions maximum de bonus.

 

La sélection

 

Il est convoqué pour la première fois en équipe nationale en 2007, face à l’Afrique du Sud à Johannesburg (0-0). Depuis, il fait régulièrement partie des sélections, sans pour autant y trouver une place de titulaire indiscutable. Malgré de splendides matches, notamment face à Messi, qu’on aura rarement vu aussi pauvre dans son jeu (Copa America 2011), il est sans doute à ce jour l’un des seuls à avoir pu museler le lutin argentin durant 90 minutes, seul. Soit, Pereira, Fucile ou Victorino sur les côtés, ou encore Lugano, Coates et Godin dans l’axe, ça c’est de la concurrence !

 

 

Ses Forces

 

Martin Caceres mesure 1m82 et pèse 71kg. Il est donc défenseur, aussi bien axial que latéral. Il aime monter et n’hésite pas à frapper lorsqu’il joue sur le côté, sans pour autant faillir à sa tâche défensive. Sa vitesse et son physique lui permettent d’être au four et au moulin, et de rester efficace tant en phase défensive qu’offensive. Petit bémol, sa qualité de centre reste encore à améliorer.

 

Dans l’axe, c’est avant tout sur l’homme qu’il est efficace. Au marquage, il est incollable. Habile de la tête, son poids lui permet une belle détente. Dernière qualité à souligner, la précision de ses tacles !

 

Son futur

 

Bien que Seville reste un bon club, Caceres est appelé à jouer plus haut, et à faire partie du top européen. Aujourd’hui, deux clubs sont très intéressés. Le PSG qui discute aussi avec l’italien de Palerme Balzaretti, et la Juventus de Turin, qui depuis son passage au club le tient à l’œil. Le joueur s’est dit bien à Seville, réfutant son départ pour le Psg, mais quelques semaines auparavant, il se disait désireux de retourner à la Juve, « un grand club », sans donner de dates, ou d’autres informations… Si un départ est peu probable cet hiver, Caceres ne tiendra pas tout l’été à Seville, Artn’Sport vous le dit !

Brandon

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