Lyon, la défaite de trop ? – Artn’Sport

 

 

Artn’sport vous propose un tour d’horizon des équipes que la rédaction a désignées comme étant les prétendantes les plus
crédibles au titre de champion de France. Après Lille, le champion de France en titre et Montpellier, l’outsider ambitieux, nous évaluons les chances d’un Olympique Lyonnais en reconstruction,
qui, après un début de saison prometteur et le miracle de Zagreb, a très certainement déjà grillé son dernier joker avec sa défaite contre Caen à domicile. 

La fin des illusions en championnat…

Même si, dimanche, Lille s’est fait piéger par Bordeaux (4-5) et Paris n’est parvenu à forcer le verrou niçois (0 -0),
Lyon a réalisé une très mauvaise opération en s’inclinant à domicile contre Caen sur le score de 2 buts à 1, samedi. Car dans le même temps, Montpellier continue son petit bonhomme de chemin et a
disposé tranquillement (3-0) de l’AC Ajaccio, qui restait pourtant sur quatre victoires et un match nul en championnat, et compte désormais 10 longueurs d’avance sur le club rhodanien, tandis que
le PSG en compte 11. 

 

Il s’agit déjà de la 8e défaite des Lyonnais en 23 matchs de championnat, ce qui fait légitimement dire à Rémi Garde que
son équipe « perd trop de matches pour espérer le titre ». Il est effectivement difficile dans ces conditions d’imaginer que les hommes d’Aulas puissent être sacrés en fin de saison, sachant que
le dernier club titré avec huit défaites au compteur en fin d’exercice était… l’Olympique Lyonnais, lors de la saison 2002/2003. 

… Mais une fin de saison palpitante pour ce jeune Lyon à réaction

 

Mais, contrairement aux autres grosses cylindrées du championnat, l’OL n’a jamais clairement affirmé jouer le titre dès
cette année, surtout après les départs de Toulalan, Pjanic et Delgado à l’intersaison qui n’ont pas été compensés. Le virage entrepris par le septuple champion de France des années 2000 vise à
prendre le temps de reconstruire une équipe en misant sur l’éclosion de la génération  dorée des Grenier, Lacazette et autres Umitti (en attendant le retour d’Enzo Reale, prêté à Boulogne
cette saison) tout droit sortie de Tola Vologe, et en investissant sur des joueurs en devenir encore méconnus du grand public, tels que Gueida Fofana ou Bakary Koné. 

 

Cette politique d’investissement sur l’avenir peut certes paraître quelque peu risquée comparée à la gourmandise
dispendieuse parisienne qui semble déjà porter ses fruits, mais le risque est limité lorsque dans un effectif on peut s’appuyer sur des joueurs du calibre de Lisandro, Lloris, Bastos et un
Batéfimbi Gomis qui fait enfin rugir Gerland de plaisir. La mayonnaise n’avait, d’ailleurs, pas tardé à prendre, car, rappelons le, au soir de la 6e journée, l’Olympique Lyonnais était leader de
Ligue 1 avec 14 points et avait écarté la solide équipe russe du Rubin Kazan pour se frayer un chemin en Ligue des Champions. 

 

La ligue des Champions, justement, a permis de mieux mesurer les ressources mentales d’un groupe qui a accompli l’exploit
incommensurable de remonter une différence de buts de – 7 à l’Ajax Amsterdam lors de cette fameuse soirée de Zagreb au cours de laquelle les Lyonnais avaient su enchaîner les buts comme des
perles contre le Dinamo, et pu compter sur l’envie des Madrilènes de préparer au mieux le classico qui s’annonçait. Cette capacité de réaction a, d’ailleurs, encore fait des miracles en 2012
contre Marseille en championnat et surtout contre Lille, puis Lorient en Coupe de la Ligue, autant de miracles qui offrent de belles perspectives aux Lyonnais pour cette fin de
saison. 

L’avis de la rédaction

Avec cette défaite inattendue mais  logique contre Caen à la vue du match, Lyon a sans doute dit adieu au titre de
champion de France, auquel il n’a jamais postulé de manière claire, mais la défaite lilloise maintient le suspense pour une place qualificative en Ligue des Champions, objectif avoué par
Jean-Michel Aulas.  Les deux lièvres parisiens et montpelliérains  qui mènent grand train, sont aujourd’hui hors de portée des Rhodaniens. L’OL va désormais livrer bataille avec
Marseille, Lille et Rennes pour accrocher la troisième place, qui, si elle devait s’additionner à une victoire contre Marseille en finale de la Coupe de la Ligue, et à un quart de finale de Ligue
des Champions, une élimination contre l’Apoel Nicosie ferait mauvais effet, elle aurait déjà des allures de consécration pour Rémi Garde et sa « classe biberon ». 

photos: AFP/gettyimages

Jonathan

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