Le Napoli de Maradona (1/5) : Les gardiens – Artn’sport

 

 

Plutôt qu’un onze historique, j’ai préféré me concentrer sur les plus belles années du SSC Napoli, autrement dit les
années Maradona. Le club dans ces années là est tout de même deux fois champion d’Italie (1987 et 1990), vainqueur de la Coupe d’Italie (1987) et de la Supercoupe d’Italie (1990), et surtout
vainqueur de la Coupe UEFA (1989). Par ailleurs l’idée me semblait intéressante de ne pas exclure les joueurs les plus médiocres de cette rétrospective. Surtout, je trouvais dommage qu’une grande
partie de l’effectif, ou plutôtdes effectifs, soit condamnée à l’oubli, sous prétexte que “Maradona tirait à lui tout seul son équipe vers le haut” (lieu commun agaçant). C’est pourquoi je
vous propose de découvrir, poste par poste, les anciens coéquipiers de Maradona au Napoli.

 

Entre parenthèses sera indiquée la période pendant laquelle le joueur en question a côtoyé Maradona. Le dernier article de
ce feuilleton sera consacré à Maradona lui-même. On commence tout de suite avec les gardiens :

Luciano Castellini (1984-1985) : Il a joué à Naples de 1978 à 1985, avant de
prendre sa retraite, à l’âge de 39 ans. Il fait donc partie du paysage quand Maradona débarque à Naples, en provenance du FC Barcelone. Réputé pour ses réflexes et ses envolées spectaculaires, il
a hérité d’un surnom après son passage au Torino : “il giaguaro”, traduisez “le jaguar”. C’est d’ailleurs avec le club piémontais qu’il remportera ses uniques trophées : une Coupe d’Italie
(1970-1971) et un Scudetto (1975-1976). A Naples, il sera honoré à plusieurs reprises du titre de meilleur gardien du championnat, et sera même désigné parmi les meilleurs joueurs de l’histoire
du Calcio. Malheureusement barré par Dino Zoff et Enrico Albertosi en sélection, il ne compte qu’une seule cape avec la Nazionale. Aux dernières nouvelles, il était entraîneur des gardiens à
l’Inter Milan.

Raffaele Di Fusco (1984-1985 puis 1986-1990) : Éternelle doublure, en onze ans
de carrière avec Naples il n’a disputé que vingt-trois matches. Un faible ratio certes, mais quel palmarès! On peut dire qu’il a eu la chance d’être sur le banc au bon moment, quand Naples
remportait deux championnats d’Italie en 1986-1987 et 1989-1990, une Coupe d’Italie en 1986-1987, encore une Coupe UEFA en 1988-1989. Lui aussi a terminé sa carrière à Naples, avant de se
reconvertir dans le métier d’entraîneur des gardiens. Une anecdote amusante à son sujet : le 11 juin 1989 se tient le match Ascoli-Napoli. Ottavio Bianchi doit composer avec un effectif décimé
par les blessures. Or à la 79ème, stupeur! Careca est blessé à son tour! Ottavio Bianchi n’a alors d’autre choix que de faire entrer Raffaele Di Fusco, en substitution de l’attaquant. Assurément
une autre époque…

Claudio Garella (1985-1988) : Sosie de Gérard Depardieu, Claudio Garella a
disputé cent dix-neuf matches dans les caisses du Napoli. C’est le gardien numéro un l’année du doublé, en 1986-1987. Auparavant, il a joué notamment pour la Samp’ (113 matches) et l’Hellas
Verona (119 matches). C’est un gardien réputé pour son style peu académique, ce qui ne l’empêche pas d’être efficace : les Napolitains se souviennent de lui comme “il portiere che preferiva i
piedi alle mani”, c’est-à-dire “le gardien qui préférait utiliser ses pieds plutôt que ses mains”. En effet la “parata alla Garella” est une signature de maître, qui consiste pour le gardien à
faire basculer rapidement son bassin pour repousser le ballon du pied. Au-delà de cette curiosité, Claudio Garella se distingue également par la qualité de ses prises de balles : un grappin dans
les gants, le portier n’a pas pour habitude de relâcher les ballons. De quoi frustrer les David Trézéguet et Pippo Inzaghi de l’époque, assurément.

Giuliano Giuliani (1988-1990) : Après que Claudio Garella a quitté le club en
1988, Giuliani débarque à Naples pour prendre sa succession. C’est assez drôle parce que c’est le même joueur qui avait remplacé Garella à l’Hellas Verona, après son départ en 1985. Mais cela
devient flippant quand on sait que Giuliani a de nouveau remplacé Garella, cette fois après qu’il fut parti de l’Udinese, en 1990… Plus qu’une filature, une traque! En deux saisons à Naples, il a
remporté une Coupe UEFA (1988-1989) et un Championnat d’Italie (1989-1990). Il nous quittera malheureusement trop tôt, après avoir contracté le virus du SIDA (décès le 14 novembre 1996, à
Bologne). 

Giovanni Galli (1990-1991) : Le successeur de Giuliani. Il arrive à la fin d’un
cycle, et remportera le dernier trophée de l’ère Maradona, savoir la Supercoupe d’Italie 1990 :

 

C’est davantage avec l’AC Milan qu’il a, de 1986 à 1990, noirci les lignes de son palmarès : il a remporté en effet le
Championnat d’Italie 1987-1988, la première édition de la Supercoupe d’Italie en 1988, deux Coupes des clubs champions en 1988-1989 et 1989-1990, une Supercoupe UEFA en 1989, et une Coupe
Intercontinentale la même année. Par ailleurs il est, au titre de troisième gardien, champion du monde 1982, et il a participé à la Coupe du monde 1986. Au terme de sa carrière sportive, il s’est
lancé dans la politique. En 2009 notamment, il s’est présenté aux élections municipales de la ville de Florence, en tant que candidat PDL -le parti de Berlusconi.

Giuseppe Taglialatela (1987-1988 puis 1990-1991) : Formé à Naples, il devient
troisième gardien de l’équipe première en 1986-1987. Comme Di Fusco ramasse les quelques miettes laissées par Garella, il ne reste plus rien à Taglialatela. C’est pourquoi, alors qu’il n’a jamais
été utilisé par son entraîneur, le jeune gardien quitte le club pour Palerme, en 1988. Il fait une saison en Sicile, et découvre la Série C1. L’année d’après, il rejoint l’Union Sportive Avellino
et évolue en série B, la division supérieure. Il revient finalement à Naples en 1990, et devient la doublure de Galli. Il ne disputera toutefois que trois matches au cours de la saison 1990-1991.
Il lui faudra attendre la fin du cycle napolitain pour véritablement s’imposer, entre 1993 et 1999. Dans cette période il disputera cent soixante-quatorze matches et connaîtra la relégation en
1998.

Loulou

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