Quevilly, la belle histoire – Artn’sport

 

 

Depuis toujours, le Petit Poucet fait partie intégrante du paysage de la Coupe de France. C’est une histoire qui
se répète. Une histoire d’enfant, où les nantis sont opposés aux disetteux. En quelques sortes, un mélange entre la fable de La Fontaine, « Le lièvre et la tortue » et l’épisode de la Bible, « David
contre Goliath ». Mardi soir, l’ogre Olympien était opposé au club amateur de Quevilly à l’occasion des quarts de finale. Et comme dans toutes les histoires d’enfant, ça finit bien…

Une histoire qui dure, qui dure…

Comme toutes les belles histoires, celle de l’US Quevilly en est une qui s’est inscrit dans la durée. En effet, la
relation privilégié qu’entretient Quevilly avec sa « Belle Dame » ne date pas d’aujourd’hui. Déjà en 1927, le club amateur connaissait ses premiers ébats avec la Coupe, mais les Normands s’étaient
malheureusement inclinés lors de la finale face à l’Olympique de Marseille (3-0).

Fort heureusement, le Petit Poucet en a connu d’autres de belles épopées, comme en 42 et 68, où le club atteint le stade
des demi-finales. Il faut dire que, les Jaune et Noir ont à leur tableau de chasse pas moins de huit scalpes d’équipes de première division : pas mal pour une équipe qui n’a jamais connu un
tel niveau !

Cependant, après la dissolution du club en 1978, Quevilly connait un passage à vide et repart du bas de l’échelle. Mais le
club normand est plutôt du genre tenace et repointe le bout de son nez dès le début des années 2000 en se hissant au stade des seizièmes (2004), puis des huitièmes de finale (2005). Le club est
alors en CFA, mais continue encore et toujours son rôle de trouble-fête. Lors de l’exercice 2009-2010, l’USQ renoue avec son passé le plus glorieux en éliminant notamment, Angers (L2,
1-0), Rennes (L1, 1-0) et Boulogne sur Mer (L1, 3-1). Les Canaris se retrouvent alors en demi-finale de la Coupe de France face au Paris Saint-Germain.

Tous les experts donnent le PSG archi-favori et pourtant que la soirée fut longue pour les Parisiens. Après
l’ouverture du score de Mevlut Erding en début de seconde mi-temps, le club coaché par Régis Brouard avait alors tout fait pour revenir à la marque, trouvant même le montant dans les
ultimes instants de la rencontre. Le « p’tit » s’est finalement incliné par le plus petit des scores (1-0), mais quelle soirée. Déjà.

« Le conte de fée continue »

Comme les belles histoires se répètent, cette année encore, après avoir éliminé la TA Rennes (DH, 4-0), puis Angers (L2,
1-0), le plus grand des petits poucets tombe sur le géant Marseillais pour les quarts de finale. Dans un stade Michel- d’Ornano ambiancé par plus de 20.000 supporters, la fête ne pouvait qu’être
belle. Et celle-ci commence plutôt bien pour les joueurs de Quevilly. Sur un lointain coup-franc, Colinet dévie de la tête pour Valéro qui conclut en douceur d’une reprise de l’intérieur du pied,
les montants sont jaunes et noires ce soir (mardi, ndlr): 1-0 pour l’USQ (6e). Mené, l’OM part à l’assaut du but gardé par Coulibaly. Seulement, les hommes de Deschamps privilégient les actions
individuelles à la solution collective et s’enferment dans l’entonnoir normand. Les canaris sont de leur côté bien en place et jouent les contres à grandes enjambés.

Alors certes Quevilly n’est pas supérieur techniquement à Marseille: les contrôles sont parfois un peu long, les balles
parfois trop profondes, mais le surplus de motivation qui anime cette équipe en fait une formation redoutable. Ni la tête de Diarra, ni le centre-tir de Fanni et encore moins les tentatives de
Gignac, ne viendront ébranler la sérénité normande. Il y aura toujours un pied, une jambe ou un genou pour repousser l’échéance. Et même lorsqu’à la 85e minute, suite au but de Loïc Remy, on
croit alors tout perdu, c’est mal connaitre les hommes de Régis Brouard.

Au bout du bout de la prolongation, du sang et des larmes, Aynia offre la victoire au club amateur d’un doublé express et
ça, même la seconde égalisation de « Super Rémy » ni changera rien (3-2 ap). Le conte de fée continue donc pour Quevilly, mais ce n’est désormais plus qu’une simple histoire, peut-être le début
d’une légende…

Juan Foot

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