La fin du Sporting Charleroi ?

 

 

Belgique Belgique mon bon pays. De France ou d’ailleurs on voit le petit poucet européen comme un peu spécial. Pays du chocolat mais surtout de la frite et de la bière, les belges qui passent à la télé semblent raffoler mais surtout abuser de cette dernière… Mais ce n’est pas de cela que nous allons parler. Belgique, pays du surréalisme. 3 communautés, 3 régions, un système politique que seul un belge peut comprendre… En foot, c’est pareil. Des Play-offs, système dépassé un peu partout, une coupe de Belgique qui a failli, cette année, se jouer sans les clubs de D1, et la nouvelle qi fait trembler toute une ville, le champion de D2 qui pourrait se retrouver…en D3 !

 

Et oui, c’est possible. Car en Belgique, on applique un système de licence. En bref, du plus petit niveau aux sommets nationaux, pour passer en division supérieur, il faut se voir attribuer une licence. Pour obtenir cette licence, il faut chaque fois remplir plusieurs critères. En gros, prouver des capacités économiques suffisantes, et des infrastructures aux normes de chaque division. Vous suivez ?

 

Hé bien pas plus tard qu’avant-hier, Le Sporting Club du pays de Charleroi s’est vu refusé sa licence. Licence et de D1, et de D2 ! Pourtant, le club caracole en tête de cette deuxième division et semblait en passe d’accéder à la première…

 

 

Le Sporting de Charleroi ira en appel de la décision de la Commission des licences de l’Union belge de football (URBSFA) de ne pas lui octroyer la licence pour la 1e et la 2e division, a indiqué Mehdi Bayat, le directeur commercial du club et neveu du contesté président Abbas Bayat.

 

« Une communication officielle du club viendra en temps voulu, mais je veux déjà vous dire que le Sporting de Charleroi va en appel de cette décision de la Commission des licences », a déclaré Mehdi Bayat à l’agence Belga. « Cette décision est injuste et totalement ridicule. On reproche au Sporting de Charleroi de ne pas avoir versé un dernier mois de salaire à trois joueurs qui ont quitté le club, d’un commun accord, prématurément la saison dernière. Pour le reste, le dossier est complet. »

 

Après enquête, la cause du refus serait bien celle citée ci-dessus –  seul un reliquat de salaires dus à deux joueurs de la saison dernière (Cahalon et Baglio) pose encore problème. Il serait question d’une somme globale, ridicule à ce niveau, de 35.000 € – mais ne serait pas la seule. Pour faire simple, on chuchote que le dossier n’assurerait pas un budget convaincant. D’autres pistes sont citées, celles du paiement du transfert d’un joueur, Biton, qui reste à payer, ou encore d’autres arriérés de salaires… Mais ce qui cloche en ce jour de Pâques serait une affaire avec le stade. Bien sûr, tout cela reste à vérifier…

 

Après appel, le Sporting disposait de 10 jours pour compléter son dossier. Soit, 10 jours pour sauver un club. Car si le dossier n’est pas rempli selon les normes, et si le club se voit la montée refusée, ou pire, rétrogradé en 3ème division, ce serait la fin du Sporting tel qu’on le connaît… Après tant de joies cette saison, les supporters carolos risquent de pleurer… Mais si des larmes coulent de leur yeux en cette fin de saison et que celles-ci ne sont pas de joies, c’est le scalp de monsieur le président qui risquent de couler, car les supporters ne vont pas lui pardonner..!

Brandon

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