Bordeaux, un renouveau express – Artn’sport

 

 

En début de saison, le nouvel entraîneur des Girondins de Bordeaux, Francis Gillot, avait prévenu : « Il faudra du temps
et de la patience pour reconstruire cette équipe et retrouver le haut du classement. » Cette reconstruction s’est finalement avérée  plus rapide que prévu, avec à la clé, une cinquième place
synonyme de qualification en Europa Ligue. Pour sa première saison à Bordeaux, Gillot ne devait certainement pas s’attendre à cela, lui qui avait réussi à emmener Lens et Sochaux en Europa Ligue,
mais après quelques saisons passées sur le banc de ces deux clubs.   

Une équipe en pleine reconstruction

Pourtant, cette qualification était loin d’être acquise au soir de la 10ème journée de Ligue 1. Défait 3-0 à Nice, les
hommes de Francis Gillot occupaient alors la 18eme place du classement et entraient pour la première fois de la saison dans la zone de relégation. Quatre journées plus tard, c’est de nouveau la
rechute pour les Girondins. Après une défaite cinglante 2-0 sur le terrain des promus dijonnais, Bordeaux retombe dans la zone rouge. Les errements défensifs des Girondins et le manque
d’occasions cruelles devant le but  font de la peine à Francis Gillot qui se dit alors que la saison risque d’être très longue.

Malgré tout, Bordeaux parvient à grappiller quelques places au fil des journées. Des résultats en dent de scie suffiront
au club Marine et Blanc pour terminer à la 10eme place à la trêve hivernale. Toujours traumatisés par la chute sous l’ère Laurent Blanc et par la saison médiocre sous Jean Tigana, les bordelais
ne parviennent toujours pas à retrouver leur fond de jeu. Sans vraiment briller, Bordeaux aura offert à ses supporters une première partie de saison très moyenne, malgré les performances
effectives des recrues Maurice-Belay et N’Guemo. 

Un mercato hivernale qui change la donne

Conscient de la pauvreté footballistique qu’a  apporté le club au scapulaire au cours de l’année 2011, les dirigeants
bordelais décident de s’activer une bonne fois pour toute sur le marché des transferts, malgré le manque d’argent évident. Un recrutement intelligent et astucieux s’impose alors. Deux joueurs
vont changer le cours de saison pour les Girondins de Bordeaux. Vous avez donc compris de qui il était question.

Il s’agit bien évidemment du défenseur latéral droit en provenance du club brésilien de Fluminense, Mariano, et du milieu
polonais Obraniak, en provenance de Lille. Clairement, à eux deux, on peut dire qu’ils ont insufflé une nouvelle dynamique à l’équipe bordelaise.  Jeu en passe, en construction et en vitesse
par les couloirs, Bordeaux est transformé et n’est plus que l’ombre de l’équipe qu’elle était en première partie de saison. 

Cette réussite, les Marines et Blancs la doivent aussi au regain de confiance de leur attaquant Yoann Gouffran, qui
réalise là, la meilleure saison de sa carrière avec 14 buts inscrits. Repositionné dans l’axe par F.Gillot, il retrouve ainsi un poste qu’il avait tant perfectionné quand il jouait à
Caen. 

Avec un système unique en L1 concocté par ce magicien de Gillot, en 3-5-2, les Girondins remontent doucement la pente dans
l’indifférence totale. Ce nouveau système a permis à l’équipe girondine de retrouver une base défensive solide et de faire monter les latéraux (Trémoulinas et Mariano) pour créer le danger par
les côtés. Et ça marche. En point d’orgue de ce renouveau bordelais, une victoire 5-4 au bout du suspens chez le champion sortant lillois au soir de la 23e journée. Ce match marque un tournant
essentiel dans la saison bordelaise et redonne de la confiance aux joueurs qui durera jusqu’à la fin de la saison.

Un sprint final digne d’un champion !

La dernière ligne droite a souvent été décisive dans l’histoire du club Girondins. C’est cette dernière ligne droite qui
permet à Bordeaux d’être champion en 2009, grâce à un total de 13 victoires consécutives. C’est aussi cette dernière ligne droite qui a privé le club de son standing européen et de son statut de
meilleure équipe française en 2010. Cette année, le sprint final est donc plus sur la lignée de 2009, bien que les Girondins ne réalisent que la moitié de ce qu’ils ont réussi à faire l’année du
titre.

Avec un bilan de 6 victoires consécutives sur les 6 derniers matches, le FCGB totalise là, sa plus belle série de la
saison. Au soir de la 32e journée de L1, Bordeaux, alors 8e, comptabilise un retard de 10 pts sur le 5e (Toulouse). Six journées plus tard, Bordeaux a su effacer toute la concurrence (Toulouse,
Rennes et Saint-Etienne) en leur grillant tous la priorité et en s’offrant une qualification inespérée en Europa Ligue.

Ce refus de priorité est légitime et justifié quand on s’aperçoit que face à ses concurrents directs, les Girondins ont
pris 9 pts sur 9 possibles en deuxième partie de saison : victoire 2-0 contre Toulouse, victoire 2-0 contre Rennes et victoire 3-2 contre Saint-Etienne. Par ailleurs, si l’on devait faire le
classement de L1 sur l’unique deuxième partie de saison, les Girondins seraient 4e derrière Montpellier, Paris et Lille. Pas si mal que ça pour un club qui n’a dépensé pratiquement aucun sous sur
le marché des transferts et qui est en pleine reconstruction !

Nicolas Laplume

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