Pologne – Grèce : un coup d’envoi palpitant ? – Artn’sport

Ca y est, on n’y est ! C’est le début de l’Euro 2012 qui se terminera le premier juillet. Et pour commencer les festivités

le pays coorganisateur, la Pologne affronte la Grèce, vainqueur de l’édition 2004. Certes, il serait démesuré de parler d’une première rencontre spectaculaire, mais celle-ci n’est pas dénuée
d’intérêts puisque les locaux auront à cœur de faire une excellente impression devant leur public à Varsovie et d’autre part le groupe A est très équilibré (Pologne, Grèce, République Tchèque et
Russie), ainsi les joueurs devront se mettre très rapidement dans le bain pour empocher les premiers point dans la course aux quarts de finale. Alors, quels ingrédients peuvent rendre ce match
incroyable ?

Déjà, la tension est palpable à Varsovie, en effet les joueurs débordent d’impatience de débuter « leur » Euro. En effet,
les investissements pour préparer cet évènement ont été considérable et l’attente qui en résulte n’en ai pas moindre, pour reprendre les mots de Ludovic Obraniak qui sera titulaire ce soir avec
la Pologne : « On n’a pas le droit de décevoir. » Tout le pays est conscient qu’il s’agit d’une occasion en or pour les leurs de briller et de hisser le plus haut possible les couleurs de ce pays
qui a beaucoup souffert au XXème siècle et qui continue de remonter progressivement la pente. D’autant plus que sur le plan footballistique, la Pologne figure dernière sur les seize nations
engagées dans la compétition au classement FIFA (62ème) et n’est jamais guère allée plus loin que le 1er tour pour leur première participation au tournoi en 2008.

C’est donc une aubaine d’être directement qualifié pour cette phase, de recevoir ses adversaires dans des stades connus de
tous les joueurs de l’équipe, d’avoir tout un peuple présent derrière lui et de jouer dans une ambiance démentielle, bien que cette dernière puisse stresser les joueurs, le milieu bordelais
affirme qu’il ne s’agit uniquement que d’une « petite pression positive ». Dès lors les polonais entendent bien profiter de tous ces atouts auxquels s’ajoute la confiance d’un groupe soudé qui a
pu travailler sereinement ces dernières semaines sous les ordres de l’entraîneur Smuda.  Les « français » ont réussi à s’intégrer au mieux dans cette aventure, malgré quelques débuts
difficiles (on repense aux propos tenus par Jan Tomaszewski à l’égard de Damien Perquis en le traîtant de « déchet français »), ils constituent maintenant des titulaires en puissance sur le
terrain.

D’ailleurs, sur le terrain les polonais croient nettement en leurs chances et en leurs qualités. C’est une équipe plutôt
jeune dont le jeu pratiqué est offensif et technique avec ses quelques stars : Szcesny le grand gardien d’Arsenal et les trois piliers du Borussia Dortmund, récents champion d’Allemagne :
Piszcek,Blaszcykovski  et celui qui sera certainement un des joueurs phare de cet Euro : Robert Lewandowski (22 buts en Bundesliga cette saison). Ce buteur né de 23 ans alliant technique et
puissance s’annonce comme le bourreau de la défense grecque ce soir. Et heureusement que cet attaquant associe de telles compétences, car en face il y aura des clients. 

On se rappel de la Grèce championne en 2004, cette équipe qui était regroupée à dix derrière et à un devant. La meilleure
qualité de la Grèce est sans aucun doute sa solide défense. Dirigée pendant neuf ans par Otto Rehagel et désormais par Fernando Santos depuis 2010 le statut de l’équipe n’a pas tellement été
bouleversé : une rigueur collective omniprésente,une ossature identique avec des joueurs expérimentés (Karagounis, Katsouranis…) et une attaque des plus faibles. Dans les faits c’est donc une
équipe vieillissante et peu portée vers l’avant mais les joueurs se connaissent bien et bien entendu cette formation a pour mérite de ne pas encaisser beaucoup de buts. Moyennant quoi elle se
pose comme un parfait opposant au séduisant jeu polonais.

Ainsi, en hors d’œuvre d’un Euro que l’on souhaite mémorable, cette première confrontation marque une profonde opposition
de style où des polonais habituellement joueurs qui voudront assurer le spectacle et répondre aux attentes se frotteront à la solidité défensive grecque qui comptent  bien faire déjouer
leur adversaire d’un soir et gâcher leur fête, avec en tête l’exploit qu’ils avaient réalisé en 2004.

Benjamin Brousses
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