Lorient: les ingrédients d’un départ tonitruant !

 

Surprenant troisième du championnat à la veille de la sixième journée avec onze points, le FCL démarre avec brio l’exercice 2012-2013. Un départ qui fait (presque) oublier une saison passée parfois compliquée où les Merlus ont par moment flirté avec la zone de relégation (14ème au final). Alors, quels facteurs ont participé à cette renaissance du club breton ?

 

Certes, nous ne sommes qu’au début du championnat, mais le Lorient de cette année semble plus solide et régulier que celui de l’année dernière. Les joueurs de Gourcuff affichent trois points de plus au compteur si on le compare à celui de l’an dernier au même stade, et aucune défaite. C’est même la meilleure attaque avec  l’OL (11 buts). Déjà, la philosophie de jeu prônée par C.Gourcuff qui se traduit par un jeu fluide, porté vers l’avant avec de la profondeur, de l’activité tant dans les couloirs qu’au milieu du terrain porte ses fruits. Cette vision d’un football léché et offensif que le coach breton a mis en place ne date pas d’aujourd’hui, depuis son retour dans l’élite, on pare souvent Lorient d’une image justifiée d’équipe joueuse.

 

Mais cette équipe a gagné en efficacité et en rigueur défensive. Dès la première journée, en montrant ces qualités, Lorient a accroché le Paris (2-2) d’Ibrahimovic, Lavezzi et consorts dans un Parc blindé. Puis, c’est au tour du champion de France en titre d’y passer, Montpellier chute face à des Lorientais opportunistes en fin de match (2-1). A cela s’ajoute un nul à Troyes (2-2) et une victoire contre Nancy (3-0), dans une rencontre à sens unique. Enfin, c’est chez les voisins rennais que Lorient s’est imposé, grâce notamment à une recrue estivale : Alain Traoré, qui a marqué cette confrontation de son empreinte avec à la clé deux buts superbes. A l’image d’A.Traoré, le FCL a brillamment réussi son entrée en matière.

 

 

D’ailleurs, n’est ce pas ça le facteur principal qui explique la réussite du club en ce début de saison ? Le recrutement. Qualitativement, l’effectif lorientais de la saison dernière manquait de potentiel, de talents. Le FCL avait certes une force collective, une identité de jeu clair l’an dernier, mais c’est l’apport d’individualités intéressantes qui favorise la réussite du projet de jeu prôné par Gourcuff. Le club a su investir sur des joueurs qui ont démontré leur potentiel et qui ont également une marge de progression, en profitant des opportunités du marché. C’est le cas d’Alain Traoré, l’ancien milieu auxerrois, auteur de neuf buts la saison dernière, qui n’a pu empêcher la descente de son club. Auxerre devait se débarrasser de lui pour ajuster ses comptes. Alors convoité par des grandes écuries, ce sera direction la Bretagne pour le jeune joueur.

 

Au même titre que Corgnet recruté pour 6M d’euros à Dijon, qui génère aussi beaucoup d’espoirs au vu de son ascension qui n’a pas laissé Lyon insensible. Des arrivées donc, qui comblent les départs de Diarra (Ajaccio) et Mvuemba (Lyon), deux joueurs importants la saison dernière pour le maintien du club. Moyennant quoi, Lorient a attiré des joueurs revanchards et expérimentés qui sont en charge d’encadrer les plus jeunes comme Giuly (indésirable à Monaco) et Aliadière (joueur qui selon beaucoup d’observateurs est passé à côté d’une bonne carrière suite à de nombreuses blessures), décisifs aussi en ce début de championnat.

 

Le recrutement du club est ambitieux, pas étonnant de les voir ici aujourd’hui, puisque les dirigeants ont conservé une ossature déjà efficace l’an dernier avec des cadres comme Audard, Ecuele-Manga, Romao, etc. Désormais, la mission de Lorient sera de confirmer, pas la tâche la plus facile quand on sait que la régularité a fui les Merlus tout au long de l’année dernière. Début de réponse ce week-end avec la réception de Nice. Giuly, cadre essentiel de sa nouvelle équipe.

 

Benjamin Brousses

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