Newcastle, le nouveau Arsenal ? – Artn’sport

 

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« Je n’oublierais jamais Montpellier et la Paillade! Merci au MHSC, à jamais dans mon cœur! Une nouvelle aventure commence
avec les Magpies! ». C’est par ces mots que le néo-international français Mapou Yanga-Mbiwa a annoncé dimanche soir sur Twitter son départ vers Newcastle. Dépaysement total pour un joueur
habitué aux températures clémentes et au soleil du Sud de la France. Heureusement pour lui, depuis quelques mois le club du nord de l’Angleterre est un refuge pour une cohorte de joueurs français
en quête de reconnaissance internationale.

Des années difficiles

Tout comme le club Londonien avant l’arrivée d’Arsène Wenger, Newcastle revient de loin. On se rappelle les années du
« Boring Arsenal », Newcastle aussi a connu ses années noires. Pourtant, le club était encore qualifié pour la phase de poules de la Ligue des Champions en 2003. Cependant, la donne a
changé après le limogeage de Bobby Robson, personnage et entraineur mythique du club. Entre 2004 et 2009, le club n’y arrive pas et accumule les désillusions. 14e, 7e,
13e, 12e. Autant dire que les résultats sont indignes d’un club de ce standing et ce qui devait arriver arriva en 2009. Le club connaît un tournant important dans son
histoire, descendant en Championship après plusieurs saisons de galère au plus haut niveau, la faute à un effectif est quelque peu vieillissant, le jeu trop restrictif et trop peu
enthousiasmant.

La relégation va malgré tout permettre aux Magpies de se renouveler. Le club se restructure sous l’impulsion de Chris
Hughton, l’entraineur de l’époque, et remonte directement l’année suivante après une saison de très très haut niveau. Un titre en Championship, puis pour sa première saison depuis son retour en
Premier League, une belle 12e place, bien aidé par le trio Barton – Nolan – Tioté, impressionnants au milieu de terrain. Le recrutement de Ben Arfa est le symbole d’une nouvelle
ambition chez les Magpies. Malheureusement pour eux, le joueur se fracture le péroné et dans les semaines qui suivent, le principal atout offensif Andy Caroll est cédé à Liverpool moyennant 41
millions d’euros. 

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Un recrutement « Frenchie » 

C’est en quelque sorte un deuxième départ pour Newcastle. C’est bien connu, il est difficile d’enchainer deux bonnes
années après une promotion. Profitant d’une première saison prometteuse et d’une plus-value énorme sur Andy Caroll, le club a renfloué les caisses, même si le président Mike Ashley cherche
toujours a vendre le club. Il faut donc dépenser malin et les dirigeants se penchent bien évidemment sur la Ligue 1, toujours en quête de liquidités et qui a toujours satisfait le club par le
passé. On se rappelle bien évidemment de David Ginola, chouchou du public de St James’ Park, ou bien de Guivarc’h, Boumsong ou Distin. Plus récemment, Charles N’Zogbia avait quitté son club
formateur du Havre pour s’exporter Outre-manche. Enfin, Hatem Ben Arfa est clairement devenu le précurseur pour tous les français qui rejoignent Newcastle. Enfant prodige de l’Olympique Lyonnais,
il régale les supporters à chaque sortie. Son nouveau statut lui a permis d’intervenir dans les transferts en s’appliquant à conseiller ses compatriotes sur leur venue en Angleterre. 

Depuis, la liste s’est allongée : Obertan, Marveaux, Cabaye, Debuchy, Amalfitano (Romain) Yanga-Mbiwa et maintenant
Haïdara et Gouffran. Tous ces transferts ont été fait intelligemment et à moindre coût (jamais plus de 10 millions d’euros), cette cohorte de « Frenchies », les supporters de Newcastle
la doivent à une seule personne, Graham Carr, chef des recruteurs du club depuis 2010. Ancien recruteur pour Tottenham, c’est lui qui est à l’origine de tous les transferts entre la ligue 1 et
les Magpies.  Principales armes de persuasion : une adaptation favorisée par les nombreux francophones et un salaire beaucoup plus important qu’en France. Fort de ces arguments, la
pêche s’avère fructueuse en France. Les joueurs veulent côtoyer le haut niveau tous les week-ends, principalement pour pouvoir se montrer au « gros clubs » anglais et
européens. 

Cependant, on touche ici à un problème important pour Newcastle. Que viennent faire les joueurs français dans le
club ? Le club n’est-il qu’une passerelle ? Pour l’instant, les dirigeants s’accommodent bien de cette arrivée massive de « Frenchies ». Pour preuve, ils ont fait une nouvelle
razzia sur le marché français cet hiver. Malheureusement, la mayonnaise a du mal à prendre cette saison et les conséquences sont doubles.

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Premièrement, les résultats ne sont plus au beau fixe et le mécontentement pointe le bout de son nez du coté des
supporters, car de nombreuses blessures ont affaibli le collectif, notamment celle de Yohan Cabaye, et le club est aux portes de la relégation. De ce fait, le challenge sportif que proposait
Newcastle en début de saison s’effrite peu à peu et certains joueurs refusent de signer au club, préférant des salaires mirobolants à un choix sportif qui n’est plus d’actualité. Loïc Rémy en est
le meilleur exemple. Que réserve l’avenir à cette relation entre les joueurs Français et Newcastle ? Nous pouvons aisément imaginer deux suites à cette histoire d’amour. La première, la
plus belle, nous réserverait encore de belles surprises. Un onze de départ presque exclusivement français et une remontée au classement impressionnante, s’en suivrait des années de gloire pour le
club, à l’image des « Frenchies » d’Arsenal. 

L’autre suite possible serait moins idéale mais elle doit être prise avec sérieux lorsque l’on observe Newcastle en ce
moment. Il est possible que les français ne voient Newcastle que comme un tremplin pour un grand club européen et que leur investissement sur le terrain s’en ressente. Bercés par la proximité
avec leurs compatriotes, certains peuvent avoir tendance à oublier qu’en Angleterre, la lutte est âpre et le combat est primordial. Les fans, voyant petit à petit leur club mettre des croix sur
leurs objectifs, n’hésiteront pas à fustiger nos français et à pointer leur manque de « fighting spirit ». C’est pour toutes ces raisons qu’Alan Pardew et Newcastle doivent
redoubler d’efforts pour tirer ce groupe vers le haut et recréer une dynamique, une osmose avec les nombreuses recrues, qui est indispensable si le club veut ce maintenir cette année.

Tristan Baudenaille

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