Ligue 1: A qui l’Europe ? – Artn’sport

 

 

Alors que le départ de la course aux places européennes est donné, certains participants disent ne pas y penser (Nice),
d’autres l’avouent à demi-mot (Lorient, Rennes) et pour le reste, une qualification apparaît comme une nécessité (Lille, Montpellier, Bordeaux, Saint-Etienne). Moyennant quoi, il s’agit de
déterminer quelles équipes semblent les mieux armées pour prétendre disputer le sprint final qui commence dans cinq journées. Une course qui s’annonce palpitante d’autant plus que deux facteurs
supplémentaires interviennent : une place qualificative pour l’Europa League peut se libérer puisque la finale de la Coupe de la Ligue oppose deux concurrents directs à l’Europe
(Saint-Etienne et Rennes) et le podium de la Ligue 1 n’est pas encore définitif dans la mesure où le troisième -Marseille-  ne possède que quatre points d’avance sur le quatrième, Nice.
Rappelons aussi que seulement cinq points séparent Nice de Lille qui est dixième.

Nice (quatrième, 42 points) 

La dynamique : indéniablement la bonne surprise du championnat, le club azuréen ne cesse de surprendre par la qualité
de son jeu et la régularité de ses performances de week-ends en week-ends. Sur les six derniers matchs, l’OGCN c’est : 13 points pris, soit 4 victoires, 1 nul, 1 défaite pour 11 buts marqués
et seulement 2 encaissés. Les forces : Nice a marqué à tous ses matchs à l’exception de sa défaite contre Bordeaux (22°j) et n’a perdu que cinq matchs, soit un de plus que le PSG. De plus,
Puel peut compter sur ses jeunes joueurs prometteurs à l’image de Maupay qui du haut de ses seize ans a déjà marqué trois buts, auquel s’ajoute les excellents Eysseric, Bauthéac, etc. et du
retour à son meilleur niveau d’Ospina.

Les faiblesses : son sérial buteur, Cvitanich, qui totalise douze buts est blessé, tout comme Pejcinovic en défense.
Mais Puel semble avoir trouvé la solution avec respectivement Maupay et son fils, auteur d’un très bon match à Bastia. La question est, cela peut-il durer ? Car beaucoup de jeunes joueurs
n’ont peut-être pas encore l’expérience nécessaire pour allez jusqu’au bout, néanmoins pour l’instant ça fonctionne très bien avec l’appui des anciens (Civelli, Digard, Meriem ou Abriel).

Saint-Etienne (cinquième, 41 points)

La dynamique : meilleure équipe en 2013 avec 14 points pris sur 18 possibles et toujours invaincue en cette nouvelle
année. Par ailleurs, les stéphanois peuvent déjà assurer un ticket pour l’Europa League si ils s’imposent au Stade de France contre Rennes lors de la finale de la Coupe de la Ligue. Les
forces : certainement l’équipe la mieux armée pour titiller le podium avec une attaque de feu menée par Aubameyang qui a un ratio d’un but tous les deux matchs, un milieu solide et technique
avec le trident Lemoine-Cohade-Guilavogui renforcé par l’arrivée précieuse de Bodmer et la deuxième meilleure défense du Championnat (19 buts encaissés) dirigée par un Ruffier impérial.

Les faiblesses : on reproche parfois aux Verts un peu de suffisance comme ce week-end contre Reims où Galtier a
regretté de ne pas avoir pu « tuer le match ». Ils ont également plus de difficultés contre les présumés concurrents directs (aucune victoire contre Toulouse en deux confrontations, une
défaite contre Lille, Marseille, Lorient, Lyon). Cependant, ils peuvent compter sur leur avantageuse différence de buts pour peut-être forcer la décision (+ 18).

Rennes (sixième, 40 points)

La dynamique : 2 défaites, 2 nuls, 2 victoires sur les six derniers matchs, un parcours qui reflète l’irrégularité
rennaise depuis quelques années. Le plus contrariant : les deux défaites sont au profit de Bordeaux et Lille, deux adversaires dans la course à l’Europe. Les forces : un effectif riche
de potentialité avec des joueurs capables de gagner un match à eux seuls : Féret, Pitroipa, Alessandrini, Costil. A noter que les Bretons ont musclé leur jeu avec l’arrivée de Diarra, Ilunga
et Mensah.  C’est une équipe capable de renverser des montagnes, comme gagner à Paris à neuf contre onze…

Les faiblesses : … mais aussi du pire, en étant incapable d’enchaîner deux succès d’affilée. Puis, un homme
providentiel, Alessandrini, est blessé jusqu’à la fin de la saison, véritable coup dur pour Antonetti. Mais, l’Europe est toujours envisageable tant en Championnat qu’à l’occasion de la finale de
la Coupe de la Ligue.

Lorient (septième, 39 points)

La dynamique : les Merlus présentent le même bilan que leurs voisins bretons depuis la reprise. Il faut souligner que
les joueurs de Gourcuff ont toujours encaissés au moins un but en championnat depuis le début de l’année, des erreurs défensives qui coûtent de précieux points dans la quête de l’Europe. Les
forces : le club ne s’est incliné qu’une seule fois à domicile cette saison, ce qui en fait l’équipe qui a le moins perdue à domicile. En effet, le FCL comptabilise déjà 26 points pris au
stade du Moustoir, le jeu rapide prôné par Gourcuff depuis plusieurs années reste une arme fondamentale, d’autant plus sur le synthétique qui peut déstabiliser certains adversaires. Autre facteur
de cette réussite, Aliadière, l’attaquant auteur de dix buts et huit passes décisives.

Les faiblesses : certes les Lorientais marquent beaucoup, en revanche ils constituent la 17° défense du championnat
avec 39 buts encaissés, un défaut qu’il faut rapidement corriger si les Bretons souhaitent goûter à l’Europe…

Montpellier (huitième, 38 points)

La dynamique : les champions de France en titre reviennent de loin, après une première partie de saison
catastrophique les joueurs de Girard remontent progressivement dans le classement grâce à leurs quatre victoires en six matchs. Les forces : équipe la plus performante à domicile (27 points
pris sur 39 possibles) et quatrième attaque de Ligue 1 le club de Nicollin retrouve les ingrédients qui l’ont propulsé si haut l’année dernière. 

Les faiblesses : le MHSC doit se priver de Cabella, le maître à jouer de cette équipe, pendant six semaines, et doit
faire face à l’avenir incertains de Girard après la fin de saison. Plus problématique : les Héraultais prennent des roustes contre leurs rivaux (4-1 contre Lille et Saint-Etienne et 2-0 face
à Rennes), il serait opportun de régler la mire avant le sprint final en battant Rennes et Nice (27°-28°j).

Bordeaux (neuvième, 38 points)

La dynamique : les Girondins comptent trois victoires (contre Rennes, Nice et Valenciennes), pour autant de défaites
(face à Paris, Ajaccio et Lyon). Or, les Bordelais ont fait pâle figure contre les Gones en s’inclinant lourdement à domicile (0-4).

Les forces : Gillot avait la meilleure défense de l’exercice avant la claque Lyonnaise, parallèlement Bordeaux
présente l’avantage par rapport à Nice ou Lorient d’être un habitué de la course à l’Europe et réalise jusqu’ici un parcours assez linéaire puisque c’est la seule équipe parmi notre sélection à
être continuellement restée dans la première moitié du classement depuis la première journée. Les faiblesses : le club est orphelin de son seul vrai buteur Gouffran parti à Newcastle et doit
faire face aux absences de Planus, Henrique ou Mariano en défense. Difficile à gérer compte tenu du fait que le banc bordelais n’est pas extensible et qu’ils sont encore engagés en Europa League
ainsi qu’en Coupe de France.

Lille (dixième, 37 points)

La dynamique : il y a deux semaines le LOSC semble avoir eu le déclic à Lyon (1-3), puis a confirmé contre Rennes
(2-0). Les Lillois se réveillent au bon moment pour sauver une saison mal embarquée (élimination de la Ligue des Champions, déception en Championnat). Les forces : le collectif de Garcia
monte en puissance autour des « vieux » leaders (Chedjou, Balmont) et à l’image de Dimitri Payet qui est directement impliqué sur 18 des 32 buts marqués de son équipe (8 buts, 10
passes). Petit plus : le retour de la CAN de Salomon Kalou. Les faiblesses : si Lille retrouve son efficacité et sa solidité, la machine sera difficile à arrêtée. Dès lors, tout dépend
des prochains matchs qui permettront de savoir si la Ligue 1 a affaire au LOSC du début de saison ou de celui des années précédentes.

Ainsi, nul doute que la différence se fera par la régularité des performances. On distingue donc trois catégories
d’équipes qui luttent pour ces places européennes : les invités surprises qui impressionnent de semaines en semaines (Nice et Lorient), les habitués qui ont un effectif taillé pour aller au
bout (Saint-Etienne et Rennes) et les champions de France récents dont une qualification est nécessaire, sportivement et surtout financièrement, comme Montpellier, Lille et Bordeaux.

Benjamin Brousses

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