OGC Nice : l’école de la deuxième chance – Artn’sport

A la faveur d’une dixième victoire acquise sur la pelouse brestoise, Nice garde sa place dans le peloton des poursuivants et pourrait bien ambitionner de se mêler à  la lutte pour une

qualification européenne. Retour sur ce club que personne n’attendait à un tel niveau et analyse d’une des raisons de sa bonne forme actuelle. On oublie pas de cliquer sur le lien de notre partenaire: CasinosenligneFrancais.fr pour les jeux en ligne comme les machines à sous poker et bien plus encore.Quand on se penche sur l’effectif des aiglons pour cette saison 2012/2013, on constate l’absence de star. En effet,
seul Cvitanich, que personne ne connaissait vraiment (mis à part les plus indécrottables des « Bosteros », comprenez fan de Boca Juniors) semble sortir du lot et expliquer par sa
réussite et son talent, la bonne santé du « Gym ». Le reste de l’équipe se compose de joueurs connus en ligue 1 mais qui suggèrent plus le milieu de tableau que le haut du panier :
Anin, Digard, Civelli , Abriel… Pas de quoi s’extasier, et pourtant ça tourne !
Car le recrutement niçois semble avoir eu la bonne idée de relancer des joueurs à la peine dans d’autres équipes. Civelli
par exemple qui ne s’est jamais vraiment imposé au sein de l’effectif marseillais et qui à Nice est devenu le patron de la défense centrale et même, quelquefois, le buteur providentiel. Même
constat pour Fabrice Abriel qui après de belles saisons chez les Merlus lorientais, a tenté, sans grande réussite, l’aventure olympienne. Nice a offert à ces deux joueurs l’occasion de se
relancer et surtout de se fondre au sein d’un effectif habité par une soif de revanche.
Le club de la côte d’Azur puise son identité dans cet esprit de reconquête, cette envie de prouver sa valeur. Qui mieux
que Digard pourrait, dès lors, incarner cette philosophie, lui qui ne s’est jamais imposé à Paris malgré des qualités physiques et techniques qui lui promettaient  un bel avenir. Lui,
toujours, qui a perdu son temps à Middelsbrough entre relégation  et blessures, qui avait joué dans toutes les catégories de jeunes en Équipe de France et qu’on ne pensait pas revoir à un
tel niveau. Aujourd’hui Digard est capitaine des aiglons, il est le titulaire indiscutable au milieu de terrain, le leader de cette équipe, le garant de l’état d’esprit niçois.
Evoluant à ses côtés au milieu de terrain, le joueur  controversé : Kevin Anin. Rappelez-vous, c’était il y a à
peine plus d’un  an, le club de Sochaux était sans nouvelle de son joueur, qui avait été exclu du stage de reprise (pour cause de retard) et qui ne s’était pas entraîné avec la CFA. Après
cet épisode Anin est transféré à Nice, qui ose prendre dans son effectif, ce garçon écorché vif, en proie à des difficultés d’ordre psychologique. Après une autre crise en septembre, les
dirigeants niçois décident de laisser du temps au garçon afin de se remettre ; choix qui semble avoir été payant au vue de sa prestation samedi dernier.

Le constat ne s’arrête pas là, on pourrait également citer Esseyric écarté par Marco Simone et qui s’entraînait avec la
CFA monégasque. Le nouveau géant de la ligue 2 a d’ailleurs estimé sa valeur à un million et demi d’euros, somme dérisoire au vu des qualités de ce joueur explosif. Et que penser de l’achat de
Kamel Meriem qui attend toujours, à 33 ans, de confirmer son statut de « nouveau Zidane ». Dans une moindre mesure, l’attaquant Xavier Pentecôte toujours à la recherche d’une saison
concluante en Ligue 1, peut être associé à ces joueurs revanchards. Enfin Cvitanicth lui-même doit prouver sa valeur à l’Europe du foot. En 2008 le buteur argentin tente une aventure à l’Ajax et
ce sans succès, rejoignant ainsi la longue liste des ces sud-américains brillant au pays et ne pouvant franchir le palier tactique et physique qu’impose la rigueur du football européen. Nice, là
encore, tente le coup de le relancer en Europe avec le succès qu’on connaît.

Ainsi l’accumulation de ces joueurs de caractère qui ont envie de prouver leur valeur, ne doit rien au hasard et cette
philosophie, cet état d’esprit de revanche ne pourrait exploser sur le terrain sans le bon entraîneur. Là encore on retrouve le même profil, la même envie, le même « niaque » :
Claude Puel, dont tout le monde connaît la grinta, l’envie de gagner (rappelons que l’homme participe à ses propres  entraînements  et se mesure continuellement à ses joueurs lors de
petits exercices ou lors de tests physiques). Pour ce dernier l’enjeu est multiplié, son caractère de gagneur est transcendé par l’expérience Lyonnaise. Rappelons qu’il a vécu des moments très
difficiles, qu’il a été le paria d’un club et d’une ville entière. Des banderoles réclamant sa démission, que l’on voyait à chaque match fleurir les travées de Gerlan, ont même franchi les
barrières du sportif : une cinquantaine de banderoles on été affichées aux quatre coins de la ville, sur les ponts, sur les avenues, aux entrées de la ville… 

Revenu à Nice après une année sabbatique, Claude Puel semble vouloir s’inscrire dans la durée afin de construire, à Nice,
une équipe qui lui ressemble, habitée par ce même élan, cette même soif de revanche, cette même haine de la défaite. Avec son bon début de saison et l’arrivée du nouveau stade qui se profile pour
la saison prochaine, l’OGC Nice peut espérer franchir un cap et faire en sorte que la seconde chance accordée à ses meilleurs éléments et à son coach, puisse permettre à ces derniers de prendre
une revanche sur leurs passés capricieux.

Cyril Daufresne 

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