Pourquoi la Juve peut gagner la Champions League – Artn’sport

 

2006-2007. Voilà la seule saison disputée par la Juventus en seconde division depuis son existence. Depuis 115ans, la
Vieille Dame évolue au plus haut niveau Italien. Entre scandales et victoires, la Juve a tout de même réussi à se forger un palmarès hors du commun. Bien aidé par la famille Agnelli (fondateurs
du groupe FIAT), le club Turinois a remporté pas moins de 28 championnats d’Italie, 3 coupes de l’UEFA et 2 Ligues des Champions. Cependant, les nombreux supporters et le passé glorieux du club
Piémontais n’ont rien pu faire pour sauver le club de la relégation au terme de la saison 2005-2006. L’affaire du calciopoli aura eu raison du club, condamné à évoluer à l’échelon inférieur en
raison de son implication dans les matchs truqués. 

Remonté la saison suivante, la Juve a entamé sa remontée dans le top 16 européen. Petit à petit, le club retrouve son
lustre d’antan et réussit à se qualifier pour la ligue des champions grâce à 28e Scudetto, remporté l’année dernière. Un nouveau stade, nouveaux joueurs, nouvel entraîneur et de nouvelles
ambitions, voilà les ingrédients de cette Juventus new-look victorieuse en 2012. Une demi saison plus tard, le club caracole toujours en tête du Calcio, et s’est même offert le luxe de s’imposer
3-0 à Glasgow en 8e de finales de la C1. Bien parti pour accéder aux quarts de finales de la plus prestigieuses des coupes européennes, la Juve semble innarêtable. Assez pour viser la
victoire ? 

Un Effectif taillé pour vaincre

Invaincu lors de la saison 2011/2012 (49 matchs sans défaite), la Juve, certes très joueuse, ressemblait davantage à un
rouleau compresseur, écrasant tout sur son passage. Ni l’Inter, ni le Milan, ni le Napoli n’auront réussi à faire tomber le futur Champion. Tenir 13 mois sans connaître la défaite relève de
l’exploit dans le football actuel, tant les matchs s’enchaînent et tant l’écart entre les « petits » et les »gros » clubs s’ammenuise. Heureusement, le club du piémont a pu
s’appuyer sur un effectif d’une qualité exceptionnelle, qui continue d’impressionner cette année. 

Preuve en est, en finale de l’Euro 2012 face à l’Espagne, la Squaddra Azzura était composée à plus de 50% de joueurs
Turinois (Buffon, Barzagli, Bonucci, Chiellini, Marchisio, Pirlo). Défensivement, la Juve utilise souvent 3 défenseurs centraux, et deux latéraux. Pour autant, leur expérience permet à l’équipe
d’être rarement mise en danger. Bonucci, Barzagli et Chiellini se connaissent sur le bout des doigts, et forment avec Buffon un quatuor Italien infranchissable. Même si l’attaque est parfois
inconstante, la faute à un duo Matri-Vucinic trop irrégulier, le milieu de terrain est un des plus exceptionnels du Vieux Continent. Si sur les côtés, les deux latéraux font leur travail de
l’ombre avec une efficacité redoutable (Asamoah ou De Ceglie à gauche et Lichsteiner à droite), les trident du milieu du terrain est époustouflant. C’est ici que se situe la vraie force de cette
équipe, avec un Andrea Pirlo en maestro, un Vidal aux quatre coins du terrains et un Marchisio pour la dernière passe, l’ultime inspiration, c’est toute une équipe qui est sublimée.

L’effectif est l’un des plus séduisants d’Europe. C’est en fait un savant mélange d’expérience et de fougue, avec quelques
vieux briscards expérimentés en Champions League et toujours à leur plus haut niveau (Buffon, Pirlo), et quelques jeunes à fort potentiel (Giovinco, Pogba, Marchisio). Tout en recrutant malin dès
sa remontée, le club a su conserver son identité tout en possédant de nombreux internationaux, la plupart italiens.

Un Coach emblématique

Le retour de la Juventus au premier plan est également à mettre à l’actif d’un homme. Une synthèse parfait du club qu’il
entraîne. Etincelant et controversé, voilà les deux facettes de Antonio Conte, ancien joueur Bianconeri entre 1992 et 2004. Cet entraîneur au talent et au charisme indéniable à tout d’abord étant
champion avec le club, puis suspendu en août 2012 pour une durée de 10 mois (réduite à 4 ) en raison de son implication dans l’affaire des matchs truqués. Mais c’est peut-être comme ça que les
supporters Turinois aiment leur coach, à l’image de leur club. Et c’est vrai qu’il a le club dans les gènes. A la fois dans l’excès, mais également dans sa précocité et son talent, il peut
rappeler un certain José Mourinho. Il n’a pas encore son palmarès, mais les premières récompenses affluent déjà, et ce n’est sûrement qu’un début pour celui qui a été élu meilleur entraîneur de
la saison en Italie.

L’instauration du 3-5-2, le management des joueurs et les choix tranchés de l’ancien milieu défensif de la Vieille Dame
font de lui un homme et un tacticien respecté par tous les joueurs. Et la confiance qui s’est instaurée entre le groupe et le manager se ressent sur le terrain, où tous les joueurs
« mouillent le maillot » les uns pour les autres, et pour leur coach. La mainmise du manager sur son équipe, elle est apparue aux yeux de tous lors de sa suspension. 4 mois durant
lesquels Conte n’avait plus sa place au bord du terrain, auprès de ses joueurs. Massimo Carrera assurait l’interim avec succès mais, comme les caméras l’ont montré, c’est bien le
« Master » qui choisissait les joueurs et prévoyait les changements en communicant avec son banc.

Conte est finalement devenu le digne héritier des Capello, Lippi ou Ancelotti. C’est l’ADN du club qu’il retranscrit
parfaitement sur le terrain. Un autre atout dans la course à la Champions League.

L’institution Juve

Un effectif hyper-talentueux et un entraîneur fin tacticien et charismatique. Voilà deux des raisons qui peuvent faire de
la Juventus le futur vainqueur de la compétition. Mais cela ne fait pas tout. Au-delà de ces simples considérations footballistiques se cache un club, une institution qui a la « gagne »
collée à la peau,  et la victoire qui coule dans ses veines. Deschamps l’a toujours affirmé en parlant de la Juve, c’est un club habitué à la victoire et qui déteste par dessus tout l’échec.
La culture de la gagne, elle existe depuis des décennies dans ce club. Depuis sa fondation, la famille Agnelli cultive année après année la soif de titres.

Les générations se sont succédées, aussi talentueuses les unes que les autres, avec à chaque fois des joueurs d’exception.
De Platini à Zidane en passant par Dino Zoff, Nedved ou Del Piero. Et cette équipe est dans la droite lignée de ses illustres prédécesseurs, comme le prouve son dernier Scudetto et sa série
d’invincibilité. Pour pouvoir exister et marquer de leur empreinte le club, les Chiellini, Marchisio et consorts doivent frapper un grand coup. Et c’est peut-être l’année ou jamais. Avec un FC
Barcelone en difficulté sur la scène européenne, un Real Madrid en baisse de forme, une place est à prendre. Certes, le Bayern ou Manchester peuvent paraître favoris, mais cette Juventus là a
quelque chose en plus. 

Dans son nouveau stade, le Juventus Stadium, les joueurs auront a cœur de marquer l’histoire du club Bianconeri, en
remportant cette Ligue des Champions. Les supporters, toujours derrière leur équipe malgré la récente rétrogradation en série B, seront récompensés de leur fidélité. Plus proches de la pelouse
dans la nouvelle enceinte, ils semblent porter leur équipe, leur donner ce supplément d’âme qui fait la différence entre un match nul et une victoire, entre un finaliste et un vainqueur.

Tristan Baudenaille

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