Santi Cazorla, ce héros ! – Artn’sport


 

Contre Aston Villa, samedi dernier, les Gunners ont joué un beau football, mais loin d’être assez efficace pour terminer
tranquillement avec trois points dans la besace. Pour s’imposer, Arsène Wenger aura dû compter sur l’Espagnol Cazorla. Principale recrue estivale, la première saison à Londres du double
Champion d’Europe est une grande réussite.

Arsenal a quand même déboursé 20 millions d’euros pour s’offrir les talents de l’Asturien. Rien de choquant quand on
connaît la qualité du joueur, mais les dirigeants londoniens sont peu habitués à mettre autant d’argent sur la table. A 27 ans, Cazorla quittait donc pour la première fois son pays natal. Et si
en rejoignant Arsenal, on pouvait penser qu’il s’adapterait aisément, rien n’était acquit. La Premier League, même si elle réussit plutôt bien aux Ibériques ces dernières années, demeurent un
championnat très difficile dans lequel l’adaptation des nouveaux arrivants a toujours une importance cruciale. Pour le numéro 19 des Gunners, ce fut une formalité. Immédiatement titulaire, il
ne lui a fallu que quelques matchs pour enchanter un public qui aujourd’hui encore, a des doutes sur son pied fort.

Enfin un milieu qui marque

Depuis le départ de Cesc Fabregas, il manquait véritablement un milieu de terrain serein balle au pied, techniquement
irréprochable et buteur décisif. Jack Wilshere, blessé pendant plus d’un an, n’avait pu prendre la succession de l’ancien capitaine, et l’entrejeu des Rouge et Blanc manquait alors clairement
de vitesse et de percussion. L’arrivée de Cazorla a énormément apporté sur ces points. Avec 11 réalisations en championnat, il est, avec Théo Walcott, le meilleur buteur du club. Jouant
pourtant un cran plus bas que son coéquipier, le joueur formé au Real Oviedo offre donc une nouvelle possibilité à son équipe dans les phases offensives. A l’instar de son compatriote Fabregas,
Cazorla sait faire la différence et soulager son équipe.

Evidemment, ce fut le cas ce samedi avec une victoire 2-1 contre les Villains, que l’Espagnol est presque allé chercher
seul. Mais à plusieurs reprises cette saison, un scénario similaire avait vu le jour. Contre Liverpool en début d’exercice, pour une victoire 2-0 à Anfield, mais aussi face à Reading où
Santiago Cazorla s’était offert un triplé, ainsi que récemment, contre Sunderland, où il a marqué le seul but de son équipe. En l’absence d’un serial buteur comme l’était l’an passé Robin van
Persie, avoir un milieu de terrain capable de marquer autant est un réel soulagement pour Arsène Wenger. D’autant plus que dans l’entrejeu, l’entente est parfaite avec Jack Wilshere et Mikel
Arteta. Malgré l’absence de récupérateur de métier, les Londoniens s’en sortent plutôt pas mal, et ce grâce à un travail collectif le plus souvent irréprochable.

Un état d’esprit qui fait lever l’Emirates

Avant, Wilshere se sentait seul. Seul à sortir sur tous les adversaires, à presser le gardien adverse, à s’arracher sur
chaque ballon, à revenir défendre au poteau de corner, puis à repartir de l’avant en haranguant ses coéquipiers. Mais désormais, il y a Santi Cazorla. Les deux hommes, fins techniciens,
semblent sentir et voir le football de la même façon. D’une générosité phénoménale dans l’effort, l’Ibère est au four et au moulin. Modèle pour ses partenaires sur le terrain, il semble capable
de transmettre sa volonté de gagner chaque match. Enchaînant les rencontres sans jamais ou presque céder sa place en cours de partie, Cazorla impressionne toute l’Angleterre. Dans la lignée des
Espagnols arrivés au pays du football, le lutin d’1,68 mètre fait chavirer les foules, et en particulier du côté de l’Emirates Stadium, son nouveau jardin.

Robin Watt

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