Et Maintenant ? – Artn’sport

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Ca y est : le football Européen à cette année encore concocté son gratin : le top 8 des équipes du moment. En
effet Les quarts de finale ont été tirés et rendent dès lors possible, un premier bilan et une légère anticipation quant à la suite du déroulement de cette Ligue des Champions.

Commençons tout d’abord par les surprises, et particulièrement celle qui nous vient d’outre-manche puisque cette année
aucun club britannique n’est parvenu à se hisser à ce niveau de la compétition. Les clubs Anglais, dont le seul ManU avait franchit les poules, n’ont cette année pas brillé sur la scène
européenne, et seul Tottenham, Chelsea ou Newcastle peuvent encore sauver la face du pays  en remportant la Ligue Europa. On est bien loin de l’époque ou la perfide Albion plaçait trois de
ses représentants en demi-finale (comme ce fût le cas en 2008 avec Liverpool, Chelsea et Manchester United). Autre pays autre surprise : la qualification du Galatasaray, qui, emmené par
Drogba et Sneijder, a surpris son monde en éliminant le décevant Shalke 04. On notera que au-delà de ses deux stars, le club turc s’appuie sur des joueurs expérimentés comme Altimtop et surtout
sur un buteur en feu : Yilmaz Burak (monsieur un but par match en LDC). 

Cependant l’horizon turc s’est clairement obscurci avec le tirage au sort de ce vendredi, puisque les lions du Galata
héritent de l’un des ogres de cette compétition : le Real Madrid. La Casa Blanca est parvenu en quart en éliminant l’un des meilleurs Manchester jamais coaché par Sir Alex Fergusson selon
ses propres mots. Même si Mourinho considère, avec beaucoup de politesse, que son équipe ne méritait pas la victoire, le Real peut se targuer d’avoir sorti un prétendant au titre final après
s’être extirpé du groupe de la mort. À la rue en championnat (comprenez pour la première place), minés par les affaires de vestiaire (Casillas, Ramos..), les madrilènes pourraient très bien
lancer toutes leurs forces dans cette bataille, qui semble être la dernière que Jose Mourinho livrera à Madrid – lui qui se verrait bien partir en brandissant la « Decima » soit la
dixième LDC du club espagnol. 

Autre club espagnol encore en lisse (nous noterons au passage que le pays ibère est le plus représenté de ces quarts de
finale avec trois clubs, suivi par l’Allemagne avec deux) le club de Malaga. Ce club acheté par un cousin de la famille royale qatari, a acquis beaucoup de bons joueurs avant de sombrer dans de
gros problèmes financiers quand le mécène a subitement arrêté de payer les dettes du club : résultat le club ne sera pas en Champion’s League l’an prochain et les joueurs les plus côtés
comme « Isco » voudront profiter de cette vitrine afin de pouvoir trouver un club pour la saison prochaine. Ce dernier impressionnant lors des deux oppositions face à Porto aura fort à
faire face à un collectif au sommet de son art depuis trois ans mais qui peine à s’imposer sur la scène européenne : Le Borussia Dortmund. Logiquement favori pour cette double confrontation,
d’autant plus qu’ils recevront au retour, les Allemands doivent impérativement se hisser dans le dernier carré, ou mieux, afin de confirmer l’essor de ce nouveau football teuton si brillant dans
le jeu mais en mal de titre.

L’enjeu est le même pour le Bayern, dont on dressait les éloges sur ce site dans un article précèdent, il faut
gagner : concrétiser tout le travail effectuer par le pays (que ce soit en championnat ou en équipe nationale) en remportant un titre important. Malheureusement pour les partenaires de
Kaiser Franck, le Bayern rencontre l’une des équipes les plus fortes d’Europe : la Juventus Turin. Evidemment cette affiche ravit l’ensemble des amateurs neutres de football, elle rassemble
en effet deux prétendants sérieux à la victoire finale, deux monstres européens qu’il fallait absolument éviter au tirage. Il paraît impossible dès lors de faire le moindre pronostic quant à
l’issue des deux matchs, d’autant plus que les deux équipes sont dès à présent presque assurées de remporter leur championnat respectif et pourront gérer leurs effectifs dans l’optique de cette
confrontation.

Enfin la dernière opposition mettra aux prises l’unique club français à la meilleure équipe de la décennie (voire plus
selon les avis). Le PSG, s’il veut rêver plus grand, devra se défaire de Messi et de sa bande qui ont prouvé dernièrement, par cette sublime « Remontada » face au Milan, qu’ils étaient
toujours les cadors du Football européen. Les supporters parisiens oscillent entre crainte et joie : eux qui espéraient enfin se frotter au top niveau mondial, sont royalement servis. Les
plus nostalgiques et optimistes d’entre eux se repasseront en boucle le fameux but de Vincent Guérin en 1995 qui avait permis au PSG de l’époque d’éliminer le Barça au même stade de la
compétition. Hélas pour les autres et pour tous les français qui supporteront leur dernier représentant (laissant pour une fois de côté, je l’espère, les histoires de « gros sous » et
de géographie), le combat s’annonce perdu d’avance.

Le quadruple Ballon d’Or est capable à lui tout seul de qualifier les siens et si ce n’est pas lui : Inesta, Villa,
Pedro, Sanchez, Fabregas pourront s’en charger. Une rencontre qui s’annonce compliquée donc pour les coéquipiers d’Ibra (qui sera lui suspendu pour le match au parc), mais qui a l’avantage de
justifier dès à présent une future élimination. Ainsi sans pression et avec leur géant suèdois revanchard (lui qui a gardé beaucoup d’amertume après son aventure ratée en terre catalane), les
parisiens auront l’opportunité de se frotter à ce qui se fait de mieux dans le monde du football afin de mesurer enfin les progrès accomplis depuis l’entrée du club dans la nouvelle ère
qatari.

Ainsi ces quarts de finale qui auront lieu le 2, 3, 9 et 10 avril prochain s’annoncent une nouvelle fois très relevés et
permettront à tous les amoureux de ce sport de passer de belles soirées télés devant ces joutes européennes. Pour ma part je garderai un œil particulièrement attentif sur l’affiche  de ces
quarts entre le Bayern Munich et la Juventus Turin, mais aussi, côté chauvin oblige, sur la confrontation entre le grand Barcelone et l’unique représentant tricolore le Paris
Saint-Germain.

Cyril Daufresne

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