Les Olympiques : des espèces en voie d’exaltation ? – Artn’sport

Avec fougue, insouciance et envie des équipes jeunes et talentueuses telles que Saint-Etienne, Nice ou Lille font
souffler, cette saison, un vent de fraîcheur sur notre championnat. Aubameyang, Eysseric, Bothéac, Payet ou Rodelin sont autant de talents en train d’éclore et qui permettent à leur formation
respective de se hisser à la course à L’Europe voir mieux en ce qui concerne les Verts. Pour autant les dinosaures du foot hexagonal veillent à garder leur place sur le podium et il paraît très
difficile, à nos jeunes prédateurs, de les en déloger.

Le vieux Lyon et sa progéniture

 

L’Olympique Lyonnais, d’abord, qui après un début d’exercice plutôt satisfaisant en terme de fond et de forme, commence un
peu « à tirer la langue » à l’image de son milieu de terrain Steed Malbranque. Depuis l’élimination en Europa Ligue face au nouveau club de son ancien capitaine : le Tottenham de
Lloris, la formation lyonnaise peine à retrouver le niveau de 2012. Son maître à jouer, premier récupérateur et premier relanceur (milieu de terrain que les plus bilingues d’entre nous
qualifieront de « Box to Box »), semble lui aussi en fin de cours. Rageons que cela puisse avoir un lien avec son année sabbatique 2011/2012 et son manque de physique au long terme.
Ainsi l’ancien de Fulham, que certain réclamaient en équipe de France en décembre dernier, retombe progressivement dans l’anonymat.

De plus, l’OL doit faire face à la désertion de ses cadres et aux conflits internes qui risquent de rejaillir sur le
terrain : Lisandro qui abandonne le brassard de capitaine et semble ne plus vouloir occuper le côté gauche de l’attaque des gones, Gourcuff qui traîne, de blessure en blessure, son mal être
et qui ne cache pas ses relations tendues avec son entraîneur. Et pourtant… le weekend dernier… un missile, que dis-je, un astéroïde vint transpercer la grisaille quotidienne et permettre ainsi,
aux hommes de Rémy Garde, de rester en posture favorable sur les escaliers menant à l’Europe. Ce coup de génie, le club le doit à son nouveau symbole, qui faillit partir à Nice en début de
championnat : le jeune Grenier.

Ce but, au-delà des difficultés rencontrées dans le jeu, permet au club du Président Aulas de rester compétitif et ce
malgré l’accumulation des soucis financiers et les départs de joueurs importants. Cela, il le doit à ses jeunes, ces lionceaux du centre de formation qui apportent leur aide à la guérison de la
vielle bête blessée. L’heure est peut-être venue, de confier définitivement le destin de l’OL entre les mains de cette génération et d’aligner au fil des années une équipe de plus en plus
« gones » ?

L’Azuréen à sang froid

Autre club mythique, autre parcours rocambolesque, autre Olympique : celui de Marseille. On commence à connaître le
mode opératoire du prédateur : petite période d’observation, une morsure venimeuse bien placée et couvre sa fuite avec une défense de fer et une arrière-garde imprenable. Droit au but :
Oui ! Mais droit au but une seule fois par match ! Cela suffit et cela marche à merveille. Un 1-0 samedi dernier qui a permis aux Marseillais de reprendre leur Deuxième
place synonyme de qualification en C1- une « qualif’ » qui semblait pourtant improbable en début de saison et qui pourrait très bien se finaliser dans les semaines à venir.

Il est vrai qu’avec les nombreux départs non compensés, un recrutement de joueurs moyens et le choix d’un coach qui
s’était tenu éloigné des terrains pour se rapprocher des plateaux télés depuis trois saisons, les supporters craignaient une saison galère –la direction ne les rassurait pas non plus en
déclarant, à l’entame de la saison : « vouloir finir le mieux possible ».  Si les craintes de tous les fans s’avèrent justifiées quant au niveau de la qualité du jeu produit,
force est de constater que les résultats ont de quoi satisfaire même les plus pessimistes. 

En effet : grâce à ses attaquants incapables de se procurer plusieurs occasions mais avant tout implacables dans leur
réalisme, grâce à sa solide défense emmenée par N’koulou et Fanni, et enfin à son capitaine indéboulonnable qui commence cette année 2013 au sommet de son art : Le gardien du temple Stevve
Mandanda, Marseille est deuxième de Ligue 1. Avec l’achèvement de la restauration du Vélodrome qui se profile, un budget qui se rééquilibre et une probable qualification européenne, l’OM –à
l’image de son concurrent lyonnais- est en passe de réussir son année de transition. Une saison qui fût même une année de mutation qui a vu le club phocéen se changer en un prédateur au sang
froid s’apprêtant, pourquoi pas, à se faufiler maintenant dans l’Europe entière.

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Le règne de la meute des 4 ?

Pourquoi ne pas se réjouir de cette situation, d’imaginer avec plaisir une ligue 1 tractée par un « Big Four »
sûr de ses forces ? En effet, les dernières équipes à avoir fait le show sur la scène européenne peuvent, à condition de s’en donner les moyens, former un quatuor de choc, une meute assez
armée pour s’attaquer aux monstres du continent. L’OL, L’OM, Monaco et Paris : les trois plus grandes villes françaises associées à la puissance financière de la principauté, des équipes
capables de redonner de l’allant à notre football trop souvent absent des grands rendez-vous internationaux. Sans vouloir dénigrer le travail d’excellents clubs, pourtant à la peine dès qu’ils
sortent du territoire, comme c’est le cas pour Lille, je pense qu’il serait bénéfique de voir ces quatre clubs truster les premiers rôles en Ligue  1. Leurs forts moyens économiques et leurs
expériences des joutes européennes, peuvent à court ou moyen terme exister lors des ces prestigieuses compétitions, et pourquoi pas placer à l’image de L’Espagne, l’Allemagne ou moins récemment
l’Angleterre, parvenir à placer plusieurs club en demi-finale de la C1 ?

Cyril Daufresne

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