Adel Taarabt, la frasque de trop- Artn’sport

Il y a des joueurs comme ça, avec une vie simple et un amour pour le football. Et puis il y a Adel Taarabt, l’enfant terrible du football marocain. Typique joueur qui déclare sa flamme à deux clubs rivaux, qui disjoncte en pleine sélection, le joueur originaire de Fès continue avec ses frasques. Toujours sous contrat avec QPR, l’éternel espoir vient de se faire exclure du stage d’avant saison. Retour sur un joueur au caractère difficile et à l’avenir pas si rose.

 

Formé à Lens, le milieu offensif avait déjà à l’époque des problèmes de comportement. Avec la réserve des Sang et or, il se fait remarquer en quittant le terrain lors d’un match après un accrochage avec un coéquipier. Aujourd’hui, il vient d’atteindre le sommet de la bêtise. Habitué de la débilité humaine, Adel Taarabt a été exclu mardi du stage de préparation des Queens Park Rangers dans le sud-ouest de l’Angleterre. Le motif: un retard à l’entrainement. Un incident qui peut paraître mineur, mais au vu des frasques de Taarabt, ce joueur avec une réputation de personne ingérable n’est pas à son premier retard.

 

Pourtant, l’aventure avec le club londonien avait bien commencé. Débarqué en 2009 sous forme de prêt, le Marocain a pu acquérir du temps de jeu et devenir un joueur clé de l’effectif. En Championship (2ème division anglaise), le joueur va inscrire 19 buts et délivrer 16 passes décisives lors de la saison 2010-2011, ce qui permettra à son club d’obtenir la montée en Premier League. Le joueur recevra même le trophée de meilleur joueur de Championship. Et puis, son nom apparaît sur les petits papiers de grands clubs lors du mercato estival, mais il restera au sein de l’effectif de QPR pour par la suite recevoir un salaire important. Il n’hésite pas à déclarer son amour pour le PSG.

 

 

Le début des frasques

 

Par la suite de cette saison réussit avec QPR, les comparaisons s’enchainent. Le nouveau Zidane, Messi et même le nouveau Ronaldinho circule dans la presse sportive et dans la bouche des supporteurs marocains. Mais c’est en sélection que Taarabt réalise sa frasque la plus mémorable. Après avoir appris qu’il ne serait pas titulaire lors d’une rencontre face à l’Algérie, le joueur décide de quitter le rassemblement des Lions de l’Atlas en juin 2011. Le joueur assume son acte, comme un grand: « Je n’ai prévenu personne et j’ai pris cette décision seul. Je suis parti pendant que les autres joueurs étaient en train de faire leur sieste. Je ne voulais pas que ça fasse du bruit ou des embrouilles au sein du groupe.(…) J’assume ce que j’ai fait. » Lors de la saison 2012-2013, il est auteur de 5 buts et 4 passes décisives, une performance loin des attentes du club et des fans du marocain, ce qui lui coûte sa place de titulaire au fil de la saison par Harry Redknapp. De plus en mai 2013 le joueur reçoit une amende de 70 000 euros du club en raison de retards successifs aux entraînements. Mais aujourd’hui, son avenir est incertain et ce qui va suivre résume l’envie du joueur et le football moderne.

 

Belhanda, Barrada, Tarrabt, même combat ?

 

Les joueurs de la sélection marocaine sont au coeur de l’actualité des transferts. Avec Belhanda qui débarque au Dynamo Kiev, Barrada, jeune espoir en Liga qui s’engage avec le club des émirats de Al-Jazira Club, le choix « sportif » n’est pas au rendez-vous, ou presque. Dans ce football moderne, le détail financier devance l’intérêt sportif pour une majorité de footballeurs professionnels, c’est aussi le cas pour Adel Taarabt. Lors d’une discussion avec un agent, le joueur déclare vouloir quitter le club de QPR, ce qui n’est pas une surprise. Par la suite, il lui explique ses exigences salariales et se permet de dire qu’il n’est pas du standing de Belhanda, désolé du peu. Attention au melon, surtout quand un joueur réclame huit millions annuels par an. On peut en déduire qu’il pourrait partir en Indonesie si un club respecte sa condition salariale. Dans le football moderne, quel club de football pourrait mettre pour un simple joueur de Championship, éternel (faux) espoir un salaire qui tourne autour de celui de Gianluigi Buffon ? Quand on vous dit que même son agent ne cerne plus le joueur…

 

Après sa prolongation de contrat jusqu’en juin 2016 en début de saison dernière, le club londonien réclamerait 10 millions d’euros pour céder son joueur, ou peut être moins vu son salaire et ses exigences. Aujourd’hui, le natif de Fès n’a aucune proposition concrète avec une exigence aussi importante, il essaye pourtant de faire un appel du pied à l’OM, mais est-ce que le joueur pourra se montrer moins gourmand et surtout, trouver une place dans un bon club Européen ? A seulement 24 ans, sa carrière se retrouve au point mort. De quoi sera fait son avenir ? En tout cas, Adel Taarabt rêve de l’OM… mais l’OM ne rêve pas de lui ou du moins, je l’espère…

 

Ali Benyahia

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