Le TFC : une mutation complexe

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Après une fin de saison encourageante et une préparation convaincante, les Toulousains veulent démarrer l’exercice 2013-2014 avec efficacité, à l’image de leurs débuts de saison tonitruants depuis trois ans. Néanmoins, il convient de se demander si le tef’ peut se stabiliser dans le haut du classement dans la mesure où le club est habitué aux saisons en dents de scie. Le changement, c’est maintenant ?

 

Les clés de la réussite des Violets, l’innovation dans le jeu

 

La mise en place d’un système tactique porteur d’espoirs en théorie…: pour le plus grand bonheur des supporters toulousains, Casanova a changé son sacro-saint système (4-1-4-1) en un 3-5-2, à caractère plus offensif. En effet, Casa souhaite amener plus de fluidité dans le jeu avant de parler d’objectifs ambitieux : verticalité au détriment de l’horizontalité prévisible de l’ancien système, les attaquants ont plus de ballons exploitables, la recherche de la complicité Ben Yedder-Ben Basat, deux des buteurs les plus prolifiques de Ligue 1 (respectivement quinze et douze buts la saison passée), une assise défensive solide articulée autour d’une charnière Abdennour-Zebina-Aurier, et un milieu plus technique que physique. En somme, le coach toulousain aimerait calquer son style de jeu sur son modèle en matière de fluidité : le Barça. C’est pourquoi, cette évolution tactique s’oriente vers un football de possession et de verticalité, qui encourage la prise de risque offensive.

… et en pratique : la réputation qui colle à cette équipe connue pour bétonner derrière et compter sur l’exploit d’une individualité offensive pour gagner ses matchs semble en voie de mutation. Un travail sur le long terme donc, qui a plutôt connu un baptême réussi puisque le 4 Mai contre le LOSC, le TFC accrochait sa première victoire depuis cinq matchs avec ce nouveau système (4-2), avant de perdre au Vélodrome (2-1), puis de battre Sochaux (1-2) et Montpellier (2-0). Parallèlement, le staff et les joueurs ont profité de la préparation pour peaufiner ce système (assimilation des automatismes) à l’entraînement et pendant les matchs amicaux, avec succès en raison de leur invincibilité (trois victoires face à Arles-Avignon, Nîmes et Rodez et trois nuls contre Luzenac, la Real Sociedad et Montpellier) et de leur moyenne de deux buts par matchs tout en maintenant leur cage inviolée à trois reprises.

 

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Les certitudes et les doutes liés à l’effectif

 

Ce qui devrait marcher : le mercato est agité sur les bords de la Garonne dans le sens des arrivées comme des départs. Les dirigeants ont recruté les joueurs susceptibles de s’intégrer rapidement au 3-5-2, c’est pourquoi, le milieu offensif Oscar Trejo dont Casanova vante la polyvalence, ainsi que le milieu droit Roumain Roman, auront un rôle clé dans l’animation offensive toulousaine. Trejo s’est déjà montré décisif en marquant à ses deux derniers matchs de préparation. L’association Ben Yedder-Ben Basat s’annonce comme un des meilleurs duos d’attaquants du championnat au vu de leur capacités techniques et de leur réalisme face au but, tandis que derrière les joueurs ont un potentiel de qualité de même qu’ils restent sur une saison très convaincante (Abdennour et Aurier notamment) et peuvent compter sur l’expérience de Zebina.

 

Ce qui peut générer des difficultés : la réussite du TFC cette saison dépendra de deux facteurs : la vitesse d’adaptation des joueurs au 3-5-2 (automatismes, complicité des attaquants, coulissement des milieux et des latéraux) et des blessures, comme chaque club certes, mais à Toulouse encore plus du fait de la faible profondeur de banc. En effet, sur le plan quantitatif, Roman s’est déjà blessé pour une longue durée, Zebina est un habitué de l’infirmerie, Tabanou qui vient de rejoindre St-Etienne et le départ probable de Capoue ou de M’Bengue devraient inciter les dirigeants à rapidement les remplacer. Sur le plan qualitatif, Toulouse a souvent été un centre de formation efficace, cette année encore des paris sont faits pour combler le départ des talentueux espoirs toulousains qui jouaient ensemble depuis longtemps : Sylla peut-il s’imposer en Ligue 1 sur le flanc gauche ? De même que le jeune Serbe Spajic en défense, et des autres recrues estivales qui n’ont jamais évolué en France.  Une autre interrogation subsiste : Ali Ahamada capable du meilleur comme du pire la saison passée sera-t-il régulier cette saison ?

 

 

Dès lors, un nouveau cycle semble se déclencher cette saison au TFC avec le départ d’une génération toulousaine qui a soif d’autres expériences au profit d’une nouvelle qui ne connaît pas ou peu la Ligue 1, quand bien même des cadres importants restent sur les bords de la Garonne (Didot, Abdennour, Ben Yedder). Cependant, les ambitions des Violets se dessineront en fonction de leur qualité de jeu au sein de ce nouveau système qui jusqu’à maintenant  a insufflé une dynamique positive. Pourvu que cela dure, le début de saison devrait être un test d’envergure avec les matchs face à Bordeaux (2°j), Monaco (3°j), Marseille (5°j), St Etienne (6°j) et Paris (8°j).

 

Benjamin Brousses

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