Arsenal: après le smog, le beau temps

Il y a quelques mois de cela, je rédigeais un article très pessimiste sur les Gunners et sur le futur d’Arsène Wenger dans
ce Club. Samedi ces mêmes Gunners ont battu une très bonne équipe de Liverpool et confirmé leur première place du championnat anglais. Retour sur le début de saison des Londoniens,  qui
confirment, une fois encore s’il le fallait, le célèbre adage : « dans le football tout va très vite ».

Samedi au terme d’un match bien maîtrisé face à une équipe des Reds en progression constante depuis deux saisons, les
joueurs d’Arsenal ont réussi à s’imposer avec ce 2 à 0 propre et sans conteste. Ils confirment ainsi leur surprenante première place et s’annoncent être de sérieux prétendants à une place sur le
podium en fin de saison. C’est une performance surprenante pour une équipe qui a été, rappelons-le, la risée du marché des transferts estival après de nombreuses déconvenues et ce malgré un
portefeuille assez garni. On pensait alors à la saison de trop pour Arsène, à  l’échec d’une politique économique et sportive ; en bref à la fin d’un cycle. Oui mais voilà dans les
derniers instants du mercato Arsène arrache Özil au Real (au nez et à la moustache de Cheik Al Thani, murmure-t-on en coulisses, le propriétaire du PSG).

Özil  le chainon manquant

 

Le meneur de jeu Allemand a, à lui tout seul, relancé le club londonien. Tout d’abord en termes de communication. Le
marché des transferts est l’occasion pour les grands clubs d’affirmer leur puissance financière et de se renforcer leur attractivité médiatique dans un premier temps. Ainsi les arrivées de Neymar
pour plus de 50 millions au FC Barcelone et de Bale pour plus de 90 millions, sont avant tout des démonstrations de force avant d’être des choix sportifs judicieux – on peut se rappeler du prix
très élevé qu’avait déboursé le Paris Saint-Germain pour Pastore : ce joueur ne valait pas les 40 millions dépensés, mais Paris avait acheté, avec ce transfert, sa place parmi le gotha des
grands clubs européens.

En plus du coup médiatique Özil dont on connait les qualités techniques, de passe et de vision de jeu, s’est parfaitement
fondu au sein du collectif d’Arsène Wenger.  Il s’est naturellement positionné derrière l’attaquant dans un rôle de 10 ou de 9 ½, nous rappelant le talentueux Bergkamp dans ses plus belles
heures anglaises. Ainsi positionné, il a permis la mue de toute l’équipe qui jusqu’alors semblait bafouiller son football, on a vu la cinglante défaite 3 à 1 face aux Vilains de Villa pour le
compte de la première journée.

Et les autres alors ?

 

Quid des autres me direz-vous ? Et bien force est de constater que l’arrivée du germano-turc a permis aux Gunners de
se découvrir (ou redécouvrir pour être honnête) un jeu d’équipe et un collectif porté vers l’avant. Giroud le fer de Lance de l’attaque se révèle au fil des matchs, que ce soit en manière de buts
ou en manière de jeu (on soulignera une fois de plus son jeu de déviation de très haut niveau), le nouveau titulaire chez les bleus, part sur les bases d’une saison forte intéressante.  Mais
il n’est pas le seul : Ramsey meilleur buteur du club en championnat semble plus à l’aise, il n’a plus à porter le jeu de son équipe à lui seul. Le constat est le même pour Cazorla qui se
cantonne à son rôle d’ailier, ce qui lui laisse plus de liberté pour provoquer et être décisif.

Nous pourrions ainsi faire la liste des joueurs en très bonne forme cette saison – faire référence par exemple à la
défense de plus en plus solide à chaque match- mais comme parfois les images parlent plus que les mots je vous conseille de visionner une nouvelle fois le but de Wilshere face à Norwich City,
illustrant parfaitement le renouveau du jeu collectif à la « Gunners ».On notera au passage le toucher de balle de notre attaquant tricolore.

Ainsi pas le temps pour les « Gooners » de regretter un Gervinho, transparent sous leur maillot, qui cartonne
aujourd’hui à la Roma, il s’agit de profiter simplement du spectacle proposer à l’Emirates Stadium. Toutefois l’élimination en Coupe de La ligue face à Chelsea et la défaite face au Borussia en
Champion’s League, sonnent comme des rappels à l’ordre. Aussi bon soient-ils dans le jeu, les Gunners doivent à présent ramener un titre pour leurs fans, la disette a assez duré.

Cyril Daufresne

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