Oscar Trejo, joueur à l’ancienne

 

« Le liant qui manquait à notre jeu » voici ce que déclare le coach toulousain il y a deux mois. Oscar Trejo n’est pas un
joueur comme les autres. Grand espoir du Boca Juniors, il décide de partir à la conquête de l’Espagne pour y faire son nid. Aujourd’hui, le joueur de 25 ans s’est déjà bien acclimaté aux
particularités du football français, et s’impose désormais comme un leader dans le groupe toulousain.

Après une saison 2012-2013 peu satisfaisante et avec les départs de plusieurs cadres, le club de la ville rose décide
d’ouvrir son réseau de recrutement à l’échelle mondiale. Un Serbe déjà titulaire en défense, un international français, un international danois, roumain et un espoir du football Suisse. Natif de
Santiago del Estero, l’italo-argentin apporte aux violets une touche de technique et de vision de jeu différente à celle des autres recrues. Face à la concurrence de Palermo, Guillermo et autres,
Trejo décide à 18 ans de traversée l’Atlantique pour s’imposer en Espagne. Un passage dans quatre clubs, dont le Sporting Gijon qui sera l’une de ses meilleures expériences. « Oscar fait
l’unanimité, sur le terrain comme en dehors. Il a une belle marge de progression. Il a une technique comme on n’en a plus vu ici depuis très longtemps. Il bonifie le collectif par la simplicité
de son jeu et la prise de bonnes décisions », affirme Alain Casanova.

Avec déjà 12 matchs dont 10 comme titulaire, Trejo est déjà devenu une certitude pour l’équipe. Sa polyvalence est
notamment un atout, capable d’évoluer aussi bien à droite, comme milieu relayeur ou comme numéro 10. « C’est vrai qu’on ne le connaissait pas trop en arrivant, déclare Didot. Techniquement, il est
très à l’aise. Au fur et à mesure, je sens qu’il va être de mieux en mieux et il va pouvoir beaucoup nous apporter. C’est vraiment un bon gars ».

Principal animateur offensif des Toulousains, il n’en oublie pas pour autant sa tâche défensive, se battant sur chaque
ballon, avec sa grinta, innée chez les Argentins. Mais Oscar Trejo sait qu’il doit encore progresser dans certains domaines, et notamment dans la finition et dans son adaptation à un championnat
beaucoup plus physique. Casanova le sait mieux que d’autres: « Avec un peu plus de puissance et d’efficacité offensive, Oscar ne serait peut-être pas au TFC. Mais il est encore très jeune et a une
belle marge de progression. »

Ce 3-5-2 mis en place par Casanova pour une meilleure maîtrise du ballon et pour sécuriser l’axe défensif reste un système
complexe qui bloque l’argentin au poste de milieu relayeur. Même si le joueur lors des phases offensives se distingue notamment par sa technique, sa qualité de passe et vision du jeu, le joueur
aurait peut-être un rôle plus décisif comme second attaquant. En tout cas, Oscar Trejo par sa polyvalence a donc tout pour s’épanouir dans une équipe saine et une ville agréable, natif de Carlos
Gardel et de son Tango.

Benyahia Ali

 

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