Une finale NY-LA? Montréal aimerait bien jouer les trouble-fêtes !

 

 

Après une défaite amère contre le rival torontois et un dimanche stressant à suivre les résultats de 3 rivaux directs, l’Impact de Montréal participera aux séries 2013 de la MLS à sa 2e année seulement dans la ligue. C’est le Galaxy de Los Angeles (53 points) qui est le double champion en titre (2011, 2012) et son 3e rang dans l’ouest le place une nouvelle fois parmi les favoris au titre, malgré le départ d’un certain David Beckham. C’est par contre justement dans l’ouest que l’action sera la plus intense, car le Clásico Portland (57 points)-Seattle (52 points) aura déjà lieu en demi-finale d’Association, alors que le Galaxy retrouvera le Real Salt Lake (56 points). Pour sa part dans l’est, le champion du Supporters Shield, les Red Bulls de New York (59 points) attendent patiemment le vainqueur de la série Houston-Montréal, tandis que le Sporting Kansas City (58 points) se frottera au surprenant Revolution de la Nouvelle-Angleterre (51 points). Une finale entre les deux plus gros marchés américains est possible, d’autant plus que New York et Los Angeles ne se sont jamais encore rencontrés en finale de la Coupe MLS.

 

Un premier match de série en MLS c’est bien, mais un hypothétique premier match de série à Montréal (contre New York dimanche) serait une excellente nouvelle pour la ville et le développement sans cesse grandissant du soccer au Québec. Le rôle de négligé fait l’affaire des joueurs. Avec le recul, le but du défenseur central Karl W. Ouimette (1er joueur issu de l’Académie à signer un contrat professionnel) dans la victoire décisive contre l’Union aura donc propulsé l’Impact vers une qualification historique en séries. Il est important de préciser que Montréal la fait à sa 2e année seulement en MLS, tout comme Vancouver l’an dernier (49 points contre 43 points par contre) et que le Toronto FC n’a toujours pas pu humer l’odeur des séries en 7 ans de misère et de reconstruction perpétuelle.

 

Comme plusieurs le savent, 2 des 3 derniers finalistes de la Coupe MLS avaient terminé 5e de leur association, et c’était d’ailleurs le cas du Dynamo lors de l’édition 2012 qui avait vaincu Chicago (2-1), Kansas City (2-1) et DC United (3-1), avant de s’incliner en finale contre le Galaxy (3-1). Le Rapids du Colorado a même été champion en 2010 après avoir terminé 5e, avec seulement 12 victoires pour 46 points !

 

 

L’Impact est excellent lorsque l’adversité est à son maximum et doit maintenant faire taire de nombreux sceptiques. Il n’est pas un club réputé pour exceller en territoire hostile cette saison, mais Montréal a néanmoins réussit à obtenir d’excellents résultats, comme en témoignent les victoires à Seattle (1-0) et à Portland (2-1), la Coupe Canada remportée à Vancouver et une autre victoire significative à Kansas City (2-1). Le fait d’être devenu une équipe de premier plan et l’une des favorites au titre à la mi-saison, a eu comme effet d’améliorer la préparation d’avant-match des adversaires de l’Impact, qui savent maintenant à quoi s’attendre. La médiocre performance de l’IMFC en 2e moitié de saison ne compte plus, mais la MLS au grand complet sait pertinemment que l’Impact a un potentiel à tenir en compte et qu’il pourrait faire son petit bout de chemin dans cette nouvelle aventure pour un club qui n’en finit plus de s’imposer en Amérique du Nord.

 

Le fait de n’avoir gagné qu’un seul match lors de ses 8 derniers et de n’avoir ramassé que 4 points sur les 24 derniers, met l’accent sur la qualification miracle de Montréal en séries. De son côté, Houston a inversement seulement perdu 1 match parmi ses 8 derniers. L’Impact a cependant la 2e meilleure attaque de l’est (50 buts), mais est également 8e en défense (49 buts accordés), tandis que le Dynamo est 3e en défensive avec 41 buts. Troy Perkins a dominé tous les gardiens de la MLS pour le nombre d’arrêts cette saison (avec 110) et fera office de dernier rempart au Texas.

 

L’affirmation de Matteo Ferrari après le match contre le TFC était remplie de vérité : « À jouer de cette façon, on ne mérite pas de faire partie des séries ». Le défenseur central devrait être flanqué de Lefèvre pour commencer le match, à moins qu’on décide de faire jouer un joueur qui n’a pas accumulé une seule minute cette année et qui manquera de rythme et de synchronisme. Je n’ai absolument rien contre Nelson Rivas, avec qui j’ai déjà pu échanger de longues minutes, mais le pari de le faire jouer serait risqué, alors que Wandrille Lefèvre et Karl W. Ouimette seraient beaucoup plus aptes à commencer le match. Jeb Brosvky et Hassoun Camara seront les défenseurs latéraux, respectivement à gauche et à droite.

 

 

Au milieu de terrain, Patrice Bernier ne sera vraisemblablement pas du 11 partant, ce qui ouvre peut-être la porte à Collen Warner pour débuter, si on y va avoir un 4-2-3-1. Nous aurions donc Warner et Bernardello en contention, avec le capitaine Davy Arnaud (15 matchs de série, 4 buts et 1 passe décisive) à gauche et Justin Mapp (14 matchs en séries, 1 but et 5 passes décisives ) à droite, avec Felipe un peu plus avancé en plein axe, laissant Marco Di Vaio oeuvrer seul devant. Avec sa saison de 20 buts, le premier joueur désigné de l’histoire du club a terminé au 3e rang de la MLS pour les buts et il est devenu le 11e de l’histoire à atteindre le plateau des 20.

 

Le jeu rapide a été beaucoup plus efficace que la possession contre Houston cette saison, principalement parce que le Dynamo a des problèmes dans sa défense centrale, trop souvent désorientée lors des défaites de 5-0 et de 2-0 contre Montréal. Les longs ballons placés derrière les défenseurs texans ont énormément fait mal. Felipe (1er joueur de l’histoire du club à atteindre les 5000 minutes de jeu) doit se laisse aller et redevenir le joueur créatif et imprévisible qu’il est. On se souvient tous encore de l’incroyable passe qu’il avait faite sur le but de Pisanu contre Houston, après avoir déjoué 3 joueurs avec seulement un mouvement de hanche!

 

Le Dynamo de Houston est une équipe combative et physique, en plus d’être un adversaire respecté partout en Amérique du Nord (4 présences en Concachampions depuis 2008-2009, mais déjà éliminé dans la phase de groupe cette année tout comme l’Impact). Le club qui appartient au célèbre boxeur Óscar De La Hoya a été champion en 2006 et 2007 de la Coupe MLS à ses 2 premières années d’existence (le club était basé à San José avant et a été transféré à Houston à la fin de la saison 2005). La Naranja a également perdu en finale des 2 dernières Coupe MLS. La chaleur et l’humidité du Texas pourraient également avantager l’équipe qui prend part aux séries pour la 7e fois en 8 ans! Gardons cependant en tête que le club sudiste a la plus mauvaise offensive de la MLS dans les quinze premières minutes du match mais qu’il est très efficace en fin de match, justement une des faiblesses du club québécois.

 

 

L’année fut frustrante pour l’excellent jeune attaquant américain Will Bruin (8 buts, 7 passes décisives), avec des statistiques offensives en deçà des attentes, malgré qu’il est tout de même classé 5e dans la ligue pour le nombre de tirs. Le puissant #9 sera accompagné par Giles Barnes (9 buts, 4 passes décisives). Pour sa part, le milieu gauche est occupé par l’international américain et excellent passeur Brad Davis (4 buts, 9 passes décisives), surtout grâce à son pied gauche redoutable sur coups de pied arrêtés. Les attaques viendront également depuis le milieu droit, où Óscar Boniek Garcia fait office de général. Les milieux défensifs Ricardo Clark (auteur d’un magnifique but cette saison contre Montréal) et Warren Creavalle s’occuperont de contenir les attaques montréalaises.

 

La défense de Houston est lente et l’absence de Jermaine Taylor (international jamaïcain) en défense centrale, remplacé par Eric Brunner, n’améliorera pas la vitesse de la dernière ligne de Houston, complétée possiblement par Kofi Sarkodie (à droite), Bobby Boswell comme autre défenseur central et Corey Ashe (à gauche). Il est surprenant de constater que le gardien Tally Hall (14 victoires, 9 blanchissages) a disputé absolument toutes les minutes de la saison régulière! D’après moi, l’Impact de Montréal a toutes les raisons du monde de croire en la victoire!

 

Le classement de l’Association de l’est de la MLS :

 

1- Red Bulls de New York : 59 points (17 victoires, 9 défaites, 8 nulles, +17)

2- Sporting Kansas City : 58 points (17 victoires, 10 défaites, 7 nulles, +17)

3- Revolution de la Nouvelle Angleterre : 51 points (14 victoires, 11 défaites, 9 nulles, +11)

4- Dynamo Houston : 51 points (14 victoires, 11 défaites, 9 nulles, +/-0)

5- Impact de Montréal : 49 points (14 victoires, 13 défaites, 7 nulles, +1)

 

Classement de l’Association de l’ouest de la MLS :

 

1- Timbers de Portland : 57 points (14 victoires, 5 défaites, 15 nulles, +21)

2- Real Salt Lake : 56 points (16 victoires, 10 défaites, 8 nulles, +16)

3- Los Angeles Galaxy : 53 points (15 victoires, 11 défaites, 8 nulles, +15)

4- Sounders de Seattle : 52 points (15 victoires, 12 défaites, 7 nulles, +/-0)

5- Rapids du Colorado : 51 points (14 victoires, 11 défaites, 9 nulles, +7)

 

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Meilleurs buteurs :

1- Camilo Sanvezzo (Vancouver/Brésil) : 22 buts

2- Mike Magee (Chicago/États-Unis) : 21 buts

3- Marco Di Vaio (Montréal/Italie) : 20 buts

4- Robbie Keane (Los Angeles/Irlande) : 16 buts

5- Diego Fagundez (Nouvelle-Angleterre/Uruguay): 13 buts

 

Meilleurs passeurs :

1- Diego Valeri (Portland/Argentine) : 13 passes décisives

2- Sebastien Le Toux (Philadelphie/France) : 12 passes décisives

3- Robbie Keane (Los Angeles/Irlande) : 11 passes décisives

4- Javier Morales (Salt Lake/Argentine) : 10 passes décisives

5- Thierry Henry (New York/France) : 9 passes décisives

 

Ritchie Soto (la talonnade)

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