La montée des Reds

Cela fait maintenant quelques années que Liverpool n’était pas en si bonne posture. Leader de Premier League à 2 points du deuxième (Chelsea), les Reds sont en passe de soulever leur 19ème titre, celui qu’ils attendent depuis 1990. Retour sur une ascension inattendue.

 

Un recrutement plus que gagnant.

 

Commençons par le commencement. Le 31 mai 2012, Brendan Rodgers, ex-entraîneur de Swansea, débarque à Liverpool, lui qui a réussi à réintégrer les Swans dans le grand championnat Anglais. Les médias s’interrogent sur la capacité au technicien irlandais à manager Liverpool, et surtout, à hisser leur niveau de jeu pour pouvoir concurrencer les plus grands d’Angleterre. Septième en 2010 et sixième en 2011, Liverpool s’éloignait de plus en plus de leur glorieux passé. Après une saison terne réalisée par Kenny Dalglish (huitième de Premier League en 2012), Rodgers a du mettre en place une stratégie, pour pouvoir jouer l’Europe, et, qui sait, gagner la Premier League.

 

Afin d’atteindre ses objectifs, Brendan Rodgers a décidé, dès son arrivée, de mettre son plan à exécution. Le mercato estival n’a pas été riche en recrutement, mais en départs : Dirk Kuyt (vers Fenerbahçe), Maxi Rodriguez (vers Newell’s Old Boys), et Andy Caroll (vers West Ham en prêt, acheté en 2013) en sont les grands noms. Aurélio, Aquilani, Bellamy, Adam et Spearing seront aussi écartés. Mais le grand coup reste lors du mercato hivernal : les arrivées successives de Daniel Sturridge (14 millions d’euros, venant de Chelsea) et de Philippe Coutinho (10 millions d’euros, venant de l’Inter Milan) vont apporter un nouveau souffle aux Reds. Un duo Suarez-Sturridge se mettra en place, et participera activement à la septième place obtenue lors de la saison 2012-2013. Rodgers a su s’adapter : preuve en est que ses tactiques de jeu varient (4-1-4-1, 4-4-2, 4-1-3-2, et j’en passe).

Et à chaque fois (ou presque), Liverpool en sortait vainqueur. Il a apporté un nouveau style de jeu, un style plus tranchant, un style meurtrier. La possession du ballon n’est pas la priorité de Rodgers (Tata Martino ne pourra pas en dire autant), il préfère partager le ballon pour être redoutable ensuite. Un jeu rapide, fluide, dynamique. Un jeu adapté à ses joueurs, et à ses choix.

 

 

Une saison pleine.

 

La suite, tout le monde la connaît. Suarez, courtisé par les plus grands clubs européens, décidera de rester à Liverpool. La pépite Sterling, sous-estimée la saison passée (seulement 3 apparitions), fait partie intégrante du groupe de Brendan Rodgers lors de la pré-saison 2013-2014. A seulement 19 ans, il devient une option importante pour l’attaque de Liverpool. Et le succès est au rendez-vous : le trio Sturridge-Suarez-Sterling montre qu’il est ultra-efficace. 59 buts à eux trois sur un total de 96 pour le club en Premier League, il est le trio le plus prolifique derrière la fameuse BBC (Bale-Benzema-Cristiano). N’oublions pas également Steven Gerrard. La légende des Reds s’est trouvé une seconde jeunesse dans le dispositif de Brendan Rodgers, dans un poste de milieu défensif. « Il est aussi en forme qu’il a toujours été. Il passe la balle aussi bien que n’importe qui. » signe Brendan Rodgers, admiratif.

 

« Ma mission est de prouver qu’on peut jouer ce football avec des joueurs nés sur cette île. »Cerise sur le gâteau, Brendan Rodgers arrive à faire titulariser cinq Reds lors de la rencontre Angleterre-Danemark (1-0) : Johnson, Gerrard, Henderson, Sterling et Sturridge. Cela n’était plus arrivé depuis 1977. En plus de ces cinq Anglais, ajoutez-y Allen, Flanagan et Kelly, à qui Rodgers a laissé une chance. Et qui ont également participé à la réussite du club.

Sans faire de bruit, Liverpool est passé premier de Barclays Premier League. En battant Manchester City lors de la 34ème journée (3-2), les Reds s’assurent d’un podium. Devant Chelsea (2ème) et Manchester City (3ème) malgré la défaite d’hier après-midi contre Chelsea (0-2), les Reds sont encore de sérieux prétendants au titre. Les Citizens, eux aussi, avec un match en retard et seulement 3 points de retard sur Liverpool (victoire 0-2 contre Crystal Palace hier), peuvent encore rêver d’un titre, avec une meilleure différence de buts (+58) que Liverpool (+50)

A 25 ans du tragique incident de Hillsborough, le titre serait une énorme « consolation », pour le club, ainsi que pour leurs fans et leur légendaire Kop.

 

Prochains matchs de Liverpool :

+ Crystal Palace – Liverpool (Lundi 05 mai, 21h00)

+ Liverpool – Newcastle (Dimanche 11 mai, 16h00)

 

David-Zarrougui Peyranne

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