« I am Faustino Asprilla »

« It’s encouraging to be compared to the greats, but I am Faustino Asprilla. » C’est ce que déclare l’ex international Colombien quand il était encore footballeur. Moins chevelu que Valderama, moins spectaculaire qu’Higuita, Faustino Asprilla était pourtant l’une des stars colombiennes des années 90. Son domaine à lui : la finition. Attaquant rapide et agile, à l’aise des deux pieds, il avait aussi un excellent sens du dribble notamment avec ses longues jambes d’où son surnom « The Octopus ». Aussi à l’aise sur un terrain qu’en dehors, le joueur enchaine les dérapages et les sorties nocturnes tout le long de sa carrière digne d’un bon footballeur Sud-Americain qui se respecte. Portrait.

 

Pour ses débuts dans le football, il fait ses games au Cucuta Deportivo puis à l’Atletico Nacional avec des débuts remarquables. Il devra son ascension lorsqu’il est transféré à 23 ans à Parme en 1992. L’attaquant Colombien se retrouve alors dans le championnat le plus relevé du moment, le calcio. Après près de 25 buts et 84 matchs, Il est considéré comme l’un des plus grands joueurs de la grande période des « jaunes et bleus » dans les années 1990. Il illustre son talent de finisseur notamment contre le Milan AC avec un sublime coup franc, ou encore avec des trophées comme la Coupe des vainqueurs de Coupe et la Coupe Uefa, ou la il quitte Parme pour rejoindre Newcastle pour près de 7 millions £. Il avait notamment reçu des offres de la part de l’Inter, du Borussia Dortmund, du Real et de l’Atletico Madrid, refusé par le président du club. Mais voilà, la même année, les magpies recrute Alan Shearer qui lui fera de l’ombre. Cela ne l’empêche pas de montrer son talent aux amateurs de foot anglais avec notamment un hat-trick et un match de grande classe contre le FC Barcelone de Rivaldo et de Luis Figo. Au final, Asprilla passera 2 années assez mitigées du côté de St James Park où il ne marquera que 9 buts en 48 matchs.

 

 

A l’aube de ses 30 ans, Asprilla fait un come-back à Parme avec une nouvelle Ligue Europa contre l’Olympique de Marseille puis retourne en Amérique du Sud (Palmeiras, Fluminense) ou il remporte la Copa Libertadores et s’offre une aventure au Mexique. S’en suivra un retour en zone Amsud (Chili, Argentine, Colombie) dans l’obscurité du football mondial. Avec la sélection Colombienne, il marque 20 buts en 57 matchs, dispute trois fois la Copa America, les Jeux Olympiques de 1992 à Barcelone et participe également à la qualification historique de la sélection pour le mondial 94 et dispute aussi la Coupe du monde 1998 après avoir inscrit un triplé en éliminatoire contre le Chili.

 

Comme d’autres de ses acolytes colombianos, Faustino a aussi flirté avec le côté obscur. Asprilla a su se faire remarquer par des accidents lors de sorties nocturnes, en participant à une émission de téléréalité, en posant nu pour un magazine ou même en sortant avec une actrice. Il a aussi fait l’objet d’arrestations pour port d’armes illégal en 1995 pour avoir fait usage d’une arme automatique, et en 2008 ou il tire près de 29 fois avec un fusil R-15 à un poste de sécurité. En matière de dégâts, la plus mythique reste sa blessure juste avant la finale de la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe de 1993 avec un chauffeur de taxi qui i’avait percuté, il se fait une entaille en voulant mettre un coup de pied à travers la vitre.

 

 

Néanmoins ce qu’il faut retenir d’Asprilla est qu’il reste une légende du football colombien, et que s’il avait été brésilien ou argentin, il aurait certainement eu une meilleure exposition médiatique dans le monde du football. Malgré tout, son amour pour les femmes, les armes et les sorties nocturnes donnent à ce joueur sa notoriété d’aujourd’hui. Et puis, il doit bien être le seul footballeur qui a eu la chance d’avoir une reconversion dans les films X, comme quoi, l’Octopus ne sera plus un mythe.

 

Benyahia Ali

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