Le Brésil avance au ralenti – Artn’sport

 

Le Brésil doit se contenter d’un point, au terme d’un match engagé et équilibré contre le Mexique (0-0). En panne de créativité dans le jeu et toujours aussi dépendante des éclairs de Neymar, la Seleção peine à monter en régime dans cette compétition. La faute aussi à une équipe mexicaine solide, portée par un Ochoa des grands soirs.

En effet, les joueurs auriverde ont aligné une nouvelle prestation peu convaincante, après leur victoire difficilement acquise aux dépens de la Croatie jeudi dernier. Scolari avait décidé de titulariser Ramires sur le flanc droit de l’attaque suite au forfait de Hulk, et de laisser Bernard et Willian sur le banc. Les vingt premières minutes du match ont été musclée : les fautes se sont multipliées, l’engagement dans les duels a été intense des deux côtés, ce qui a limité la production d’un jeu fluide. Puis, les intentions offensives des Brésiliens, principalement incarnées par Neymar, se sont heurtées à une défense solide menée par un Marquez vieillissant mais toujours performant et à un mur : Ochoa. Le gardien de la Tri a écœuré les supporters brésiliens en repoussant une tête précise de Neymar (26ème minute).

Cette action marque le début du « show Ochoa », puisque l’ex portier de l’ACA a enchaîné les arrêts décisifs : face à Paulinho (44ème), sur une reprise de Neymar (69ème), et sur une tête à bout portant de Thiago Silva (86ème). Ces parades ont permis à de valeureux Mexicains d’accrocher le nul. Moyennant quoi, les joueurs de Herrera auraient pu gagner le match, en vertu des bonnes occasions qu’ils se sont procurés, à l’instar des tirs de Herrera (23ème ,57ème), Vasquez (42ème, 55ème) et Guardado (89ème). Cependant, Ochoa n’a pas été le seul gardien à briller puisque Julio Cesar, son homologue brésilien, a été efficace et rassurant sur ce match.

En conséquence, le Brésil a montré un visage légèrement plus conquérant que contre la Croatie, mais avance avec les mêmes interrogations. Le cœur du problème semble résider dans l’animation offensive de la Seleção, trop tributaire de Neymar. Aujourd’hui, il est clair que le choix de faire jouer Ramires à droite, par ailleurs excellent dans une position axiale, ne s’avère pas être la bonne solution. Pourtant, Scolari dispose de profils susceptibles d’apporter plus de percussion, de danger dans les couloirs, à l’image de Bernard, auteur d’une nouvelle entrée remarquée, ou de Willian et Hernanes. Cette équipe a besoin de compter sur ce type de joueurs pour gagner en créativité, d’autant plus que Fred -de nouveau inexistant- et Jo ne seront pas les moteurs offensifs de cette sélection.

Ainsi, le pays hôte doit inévitablement élever son niveau de jeu pour espérer répondre aux attentes de ses supporters et être à la hauteur de son statut de favori de la compétition, au moment où d’autres favoris n’ont pas tardé à s’affirmer, comme l’Allemagne. C’est pourquoi, le Brésil a l’obligation de valider son ticket pour les 1/8° de finale, avec la manière, contre le Cameroun (lundi prochain) et de se montrer enfin convaincant.

Benjamin Brousses

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