Au revoir et merci ! – Artn’sport

 

Sur le point de s’achever, l’année 2014 nous aura permis d’assister à plusieurs évènements footballistiques majeurs. Entre records et fiascos qui ont animés toutes les compétitions, qu’il s’agisse du Mondial ou de la Ligue des Champions en passant par les championnats nationaux, le ballon rond version 2014 a mérité un panorama, à quelques jours du passage en 2015.

L’Allemagne au top, l’Espagne flop

L’évènement majeur de cette année 2014 était sans contestation la coupe du Monde au Brésil. Au bout des prolongations face à l’Argentine en finale, l’Allemagne a cousu sa quatrième étoile, la première depuis sa réunification. Une victoire logique au vu d’un parcours maîtrisé durant lequel la Mannschaft a, aux yeux du monde entier, humilié le Brésil en demi, chez lui, 7 buts à 1. Quand elle a été en difficulté, elle s’en est remis aux sorties aussi improbables que réussies de son gardien Manuel Neuer, reconverti libéro et logiquement finaliste du Ballon d’Or 2015. En champion, Miroslav Klose en a profité pour élever à 17 son nombre de buts en phase finale de coupe du Monde et dépasser le héros local, Ronaldo, qui détenait le record avec 16 unités.

Si Joachim Löw a choisi de continuer avec l’Allemagne, Klose, Lahm et Mertesacker en ont décidé autrement. Avec ces retraites internationales, la Mannschaft a donc connu une petite transition et se retrouve aujourd’hui deuxième de sa poule de qualifications pour l’Euro 2016. Si elle a perdu deux matchs sur les 6 disputés post-mondial, elle a récemment remporté une rencontre amicale de prestige chez une formation qui a connu une toute autre année 2014.

Annoncée (encore et toujours) comme favorite pour un quadruplé inédit, l’Espagne est tombée de très haut à Rio. Le pari Diego Costa s’est avéré être un échec et des joueurs comme Piqué, Alonso ou Casillas ont complètement craqué à l’image de la claque reçue face aux Pays-Bas (1-5). Le sursaut d’orgueil espéré n’a pas eu lieu et le Chili a mis fin au règne ibérique. Le dernier match face à l’Australie et les matchs suivants ont permis d’apercevoir le visage de la nouvelle génération espagnole, décrite comme très prometteuse. La « révolution » de l’effectif, toujours mené par Del Bosque, a bien eu lieu et des joueurs comme Xabi Alonso, David Villa et Xavi pour ne citer qu’eux ont laissé leur place à des Koke, Carvajal, ou encore Alcacer, sans oublier Isco.

Si la Roja s’est baladée dans 3 de ses quatre matchs de qualification, elle a perdu pour la première fois depuis huit ans dans des éliminatoires, en Slovaquie. Les défaites en amical en France (1-0) et contre l’Allemagne (0-1) ont montré qu’avant de retrouver la gloire, il faudra de nouveau être patient, comme les Espagnols l’ont été durant pas moins de 44 ans …

 

 

Carlo et Cristiano toujours plus hauts

Ils l’attendaient depuis tellement longtemps. Cristiano Ronaldo et son 2e ballon d’or, le Real Madrid et sa décima… En 2014, ces deux vœux ont été exaucés. En janvier, le portugais a obtenu son deuxième lauréat devant Lionel Messi et Franck Ribéry. Il a continué d’impressionner en enchaînant les performances de hautes volées. S’il termine meilleur buteur de la Liga avec 31 buts en 30 matchs, il s’est permis de dépasser le record du nombre de buts marqués en une saison de Ligue des Champions, avec 17 réalisations. Symbole de la domination Madrilène sur l’Europe en cette année 2014, ce record a été battu un soir de demi-finale retour à l’Allianz Arena, où le Bayern, alors champion en titre, s’est incliné 4 à 0, sa plus lourde défaite à domicile en coupe d’Europe… S’il a raté son mondial, Ronaldo est revenu de plus belle pendant les premiers mois de l’exercice 2014-2015, en étant déjà en tête du classement des buteurs de la Liga (23 buts en 13 matchs) lui permettant de porter son total de buts à 200 en 178 matchs avec Madrid …

Il avait la tâche de remplacer José Mourinho, loin d’être parti en héros. Carlo Ancelotti est arrivé, a replacé Di Maria au milieu, a fait exploser Benzema et a merveilleusement intégré Bale. Pour lui aussi cette année 2014 a été une réussite, avec une victoire prestigieuse en Ligue des Champions, la « décima » tant attendue par la Maison Blanche. La bataille tactique qui l’opposait à Pep Guardiola en demi-finale a largement tourné à son avantage avec une victoire 5 à 0 sur l’ensemble des deux confrontations. Malgré une défaite en Super Coupe d’Espagne face à l’Atletico, le Real a, depuis, relancé la machine et est actuellement sur une série de 18 victoires consécutives.

Durant celle-ci, les Merengue ont notamment vaincu le F.C Barcelone dans un Clasico maîtrisé (3-1), éteint Liverpool dans son antre (0-3), et inscrit plus de 3 buts à 10 reprises. Qualifié dès la 4e journée de la phase de groupe, le Real est logiquement un candidat plus que crédible à sa succession même si les exemples barcelonais en 2012 et munichois l’année passée montrent qu’il sera difficile de réaliser un doublé dans la plus prestigieuse des compétitions.

 

 

Retours et difficultés

Certains sont ressuscités, d’autres connaissent l’enfer total. Dans notre pays, c’est l’OM qui, mené par une nouvelle baguette argentine, est revenu au premier plan après un premier semestre 2014 des plus moroses. Avec un Vélodrome flambant neuf, les bleu et blanc deviennent peu à peu des candidats plus que crédibles pour perturber le règne parisien. De l’autre côté des Pyrénées, Valence a connu une réelle résurrection avec un rachat enfin acté et des ambitions retrouvées, parmi lesquelles la reprise des travaux d’un stade inoccupé depuis 2011. Sa non qualification pour une compétition européenne était la première depuis la saison 2005-2006. Outre-Manche, le remplacement de Moyes par Van Gaal a donné un nouvel allant aux Reds Devils, qui doivent profiter de cette année sans coupe d’Europe pour revenir dans le Big Four et se qualifier pour la prochaine édition de la Champions League. 3e, Manchester United entrevoit enfin la lumière du jour après une période compliquée dont la 7e place en mai 2014 a été synonyme de non qualification pour une coupe d’Europe, la première depuis 25 ans. D’autres connaissent des conjonctures plus délicates.

Barragistes de la Ligue des Champions, l’Athletic Bilbao a éliminé de belle manière le Napoli. Depuis, extinction des feux. Le club a déjà perdu 6 fois en 17 matchs de Liga, soit deux de moins que durant l’ensemble de l’exercice précédent. Le club basque a néanmoins son destin en mains pour poursuivre l’aventure en Europa League en 2015. Lui aussi qualifié pour la Ligue des Champions au terme d’une belle saison 2013-2014, Liverpool, qui jouera un match décisif face à Bale pour continuer son périple en C1, est retombé dans l’anonymat en Premier League. Orphelins d’un certain Luis Suarez, les Reds sont 9e, à 10 points de la 4e place au soir de la 15e journée et affichent, à l’instar de Bilbao, 6 défaites en championnat, soit le total de la saison passée. Lille s’est arrêté aux barrages de la Champions League où le F.C Porto de Brahimi lui a barré la route.

 

 

Dans un groupe difficile en C3, les hommes de Girard n’ont pas leur destin en mains et devront battre Wolfsburg pour continuer à être européen en 2015. La situation des dogues en championnat est d’autant plus délicate avec une avance de seulement 3 unités sur la zone rouge, avec un match en moins. Comment parler de difficultés sans évoquer le cas de Dortmund, intraitable en Ligue des Champions mais au plus mal en Bundesliga. A seulement deux points de la dernière place, les jaune et noir pointent à une inquiétante 14e position. Pire, ils sont à 9 points du quatrième, dernière position qualificative pour la prochaine C1.

A défaut d’être exhaustif, ce bilan fait état des évènements, records et fiascos ayant marqué l’année 2014. A travers l’étude des forces en présences, qu’il s’agisse de sélections ou de clubs, et des formations en difficulté, ce panorama montre en quoi cette année 2014 a été particulière, saisissante, et symbolique à travers le passage de témoin entre la Roja et la Mannschaft, le 10e sacre européen du Real, ou encore les conjonctures opposées de bon nombre de formations, dont les destinées animeront une année 2015 aussi passionnante que la précédente. Du moins, on l’espère. 

Quentin Marais

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