Un, dos, tres … Ricky ! – Artn’sport

 

Longtemps les verts l’ont cherché, longtemps ils ont testés. Mais aujourd’hui il semble bien que le chaudron l’ait adopté. Cet attaquant tant désiré par le club. Depuis le départ de la panthère Bafetimbi Gomis, personne n’avait réussi à faire l’unanimité dans le cas stéphanois au poste d’avant-centre. Pourtant depuis son arrivée, Ricky Van Wolfswinkel séduit par son jeu, son sens du collectif, mais aussi par son état d’esprit. Portait d’un joueur sur lequel peu de monde avait misé.

Avant d’arriver dans le Forez, Ricky comme tout le monde l’appelle désormais a connu des rebondissements. Néerlandais d’origine, il se construit dans le pays du gouda. Passé pro en 2008 au Vitesse Arnhem, son club formateur, il dispute 35 matchs en une saison et inscrit 8 buts. Des débuts timides, mais prometteurs pour celui qui n’a alors que 19 ans. Du haut de son mètre 85, il rebondit au FC Utrecht, club de première division. Il reste dans la lignée de la saison précédente et inscrit 12 buts pour 36 matchs joués. C’est la saison suivante que le hollandais va se révéler. Il est le titulaire indiscutable du FC Utrecht, dispute 44 matchs au total et termine la saison avec 23 buts (dont 8 en Europa League). À seulement 21 ans, Ricky s’est fait un nom dans son pays natal et bien au-delà des frontières. 

Le Portugal, ça vous gagne

Alors qu’il est en pleine bourre avec Utrecht, le Sporting Lisbonne tape à la porte pour s’offrir la nouvelle pépite hollandaise. Et les Portugais ont flairé le bon coup. Un transfert de 5.4 M€ pour celui qui quitte pour la première fois son pays.  Il ne mettra que peu de temps à s’acclimater à ce nouvel environnement. Il dispute l’Europa League et brille en championnat avec 14 buts à la fin de sa première saison. Au total, il disputera 47 matchs et inscrira 25 buts son meilleur total dans sa carrière. Ajoutez à cela 2 distinctions personnelles (meilleur joueur du championnat en septembre 2011 et meilleur buteur de la Coupe du Portugal) et voilà que Ricky est désormais incontournable au Stade José Alvalade. Sa seconde saison sera moins prolifique, mais il n’en reste pas moins efficace.  Les grands clubs tapent à la porte du club portugais pour s’attacher les services de l’artilleur numéro 1. Il connaît aussi ses premières sélections avec les Pays-Bas. Luis Van Gaal le convoque pour disputer 2 rencontres. Les 2 seules encore aujourd’hui. Car à l’été 2013, il décide de rejoindre Norwich City, club de Premier League.

Le trou noir… Avant la renaissance

Alors au top de sa carrière, Ricky fait le choix d’un club de milieu de tableau en Premier League. Un choix surprenant tant il attirait les convoitises la saison précédente. C’est le début de la décadence pour Van Wolfswinkel. 25 matchs, un but inscrit en début de saison et Norwich relégué en division inférieure. Une saison noire tant pour le club que pour le joueur qui perd confiance. Difficile de se relancer derrière une telle saison.


Mais Saint-Étienne va lui offrir un défi de taille. Les Verts décident de prendre Ricky en prêt pour la saison 2014-2015. Un pari peu risqué et peu couteux pour des verts qui disposent d’un autre buteur en la personne de Mevlut Erding. Ses débuts sont compliqués à Geoffroy Guichard. Il enchaine les minutes sans marquer le moindre but. Mais la blessure d’Erding va propulser le néerlandais sur le devant de la scène. Titulaire, il va alors débuter son opération séduction. La 6e journée de Ligue 1 sera le déclencheur de sa saison. Il délivre sa première passe décisive sous le maillot vert face à Lens. La journée suivante est celle de son premier but face à Bordeaux, match se terminant sur un nul. Depuis, il est devenu l’attaquant vedette des verts qui recherchait cela depuis plusieurs saisons. À mi- saison, Il en est désormais à 5 buts pour 3 passes décisives dont un but dans le derby face à Lyon, de quoi plaire aux supporters.  Nul doute qu’il devrait encore faire trembler les filets dans son objectif de renaissance après la saison noire vécue en Angleterre.

Brandao, Erding, Sanogo n’ont jamais réussi à conquérir le peuple vert totalement. Le néerlandais a désormais les cartes en main pour s’inscrire dans la lignée des Néerlandais Johnny Rep et  Rob Witschge, idole des Verts dans les années 80-90.

Baptiste Duprat

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