MLS 2015: Focus sur les nouvelles franchises – Artn’sport

 

À quelques jours du début de la Major League Soccer 2015 avec en tête d’affiche de cette première journée un Orlando City SC – New York City FC, cette saison est déjà pleine de promesses. Malgré le départ à la retraite de Thierry Henry, le soccer est en pleine extension avec un mercato de grande qualité et l’arrivée de très bons joueurs. Focus sur ses deux nouvelles franchises et le recrutement attractif des autres équipes.

On ne va pas se mentir, si le français moyen connaît la MLS depuis quelques années c’est par la présence de Thierry Henry qui était la star des New York Red Bull (et Landon Donovan à LA) avant son départ à la retraite. Pour cette année 2015, vous n’avez plus d’excuse. Avec l’arrivée de joueurs comme David Villa, Kakà, Steven Gerrard en juin ou même Sebastian Giovinco en provenance de la Juventus, le championnat passe un cap en matière d’attraction et peut devenir d’ici quelques années un championnat majeur. Avant de présenter les deux nouvelles franchises, on peut signaler la signature de nombreux français comme Damien Perquis, Benoit Cheyrou, Sony Mustivar et même Ronald Zubar l’ancien olympien (oui oui..).

Orlando SC, un projet solide

Pour cette franchise floridienne, elle n’est pas aussi récente que son voisin de New York. Après une première place en USL Pro l’année précédente, Orlando risque d’être la belle surprise de cette saison. Avec un propriétaire (Phil Rawlins) au projet de devenir un club à l’attractivité au niveau mondial, l’effectif pour leurs débuts à l’étage supérieur est prometteur. En tête d’affiche de leur projet: l’international brésilien et ballon d’or Kaka. Après Sao Paulo, son explosion au Milan AC et son échec au Real madrid, le milieu brésilien a tout à fait le niveau et l’expérience (32 ans) pour être le leadership de cet effectif. Un choix intéressant pour le joueur qui peut finir sa carrière avec un projet sérieux en tant que capitaine et pour le club qui s’appuie sur une valeur ajoutée en adéquation avec leur projet. Pour compléter leur effectif, le second joueur désigné (DP) est le jeune international Hondurien Bryan Róchez. À seulement 20 ans et pour sa première saison en MLS, c’est un choix fort de mettre un si jeune joueur le statut de DP mais cela ne fait pas peur à Phil Rawlins: « Bryan a un grand talent potentiel ! Il marquait un but tous les deux matches au Honduras et était suivi par un bon nombre de franchises MLS et de clubs européens. Nous pensons qu’il a une grosse marge de progression, un grand futur. Et puis, techniquement, c’est un « jeune » joueur désigné. » (au Micro de Soccer France notre partenaire et référence MLS). Même si le président reste confiant, ce jeune buteur devra montrer son talent mais son rôle de joker derrière Martin Paterson lui permettra d’éviter la pression dès le début de sa première saison.

Difficile de faire un portrait de chaque joueur de cette nouvelle franchise, mais on souligne la signature du français Aurélien Collin, vainqueur de la MLS en 2013 avec Kansas City qui sera certainement un cadre de cet effectif. On souligne la signature de l’international américain Brek Shea qui revient après son échec en Angleterre et qui peut devenir par son physique un joueur majeur, deux gardiens d’expérience (Ricketts et Hall) et même des jeunes joueurs comme le Portugais Rafael Ramos, le premier pick de draft Cyle Larin et la révélation en ULS pro Kevin Molino. 

XI probable (4-2-3-1): GK: Donovan Ricketts, D: Seb Hines, Aurélien Collin, Rafael Ramos, Brek Shea, M: Cristian Higuita, Amobi Okugo, Carlos Rivas, Kevin Molino, Kaká (C), FW: Martin Paterson ou Bryan Rochez.

 

Pour compléter ses propos, voici la réaction de Lucas, gérant du blog SoccerFrance

« Du côté de l’Orlando City SC, l’effectif est davantage cohérent avec d’une part les jeunes pépites de leurs années d’USL, qui savent jouer ensemble, et d’autre part les recrues MLS telles que Kaka, Brek Shea, Collin, Hines, Rochez, etc… Orlando pourra donc compter sur un effectif hétérogène certes, mais complet, à l’opposé de l’effectif New-Yorkais qui connaît une homogénéité dans la médiocrité. Pour ce qui est de la communication, Orlando remporte une fois encore la bataille en recrutant des joueurs stars de partout dans le monde, notamment dans les pays où les fans de soccer (ou football, c’est comme on veut) sont très vite engagés sur les réseaux sociaux ainsi que de gros acheteurs de produits dérivés, notamment au Brésil où les maillots floqués Kaka se vendent à flot.

De plus, Orlando a également eu l’intelligence, par l’intermédiaire de leur président Rawlins, d’accorder des interviews à un grand nombre de médias locaux, mais aussi à des médias hors-US, puisque j’ai eu le plaisir de l’interviewer avant même ESPN ou la Fox, comptant sur le fait de se populariser en France. Enfin, Orlando a décidé de s’occuper parfaitement de ses supporters, en lançant l’opération #FillTheBowl dans le but de remplir le Citrus Bowl pour le match d’ouverture. À l’heure où j’écris ces lignes, un supporter floridien vient d’acheter le 60000e ticket, preuve de la réussite de la franchise dans sa communication. A l’inverse, le New York City FC a envoyé des communiqués à leurs groupes de supporters afin d’établir une liste de toutes les restrictions. Au final, les supporters auront à peine le droit de regarder le match… »

Avec une base « fans » déjà très importante, un président et propriétaire ambitieux, un effectif de qualité et une logique sportive autour de jeunes joueurs, Orlando peut devenir à long terme un projet cohérent et dès cette saison, se qualifier en Play-Off. Bonne chance Adrian Heath.

 

New York City FC, un projet incohérant (?)

Pour cette 2ème nouvelle franchise de MLS, on est à l’opposé du projet précédent. Avec un nouveau club dans la ville de New York, cette arrivée met un gros coup de frein au retour des New York Cosmos à l’étage supérieur. Ce qui caractérise le NYCFC est son partenariat avec le club de Manchester City (même propriétaire pour les deux clubs). Cette franchise qui porte les couleurs de son homologue anglais (mais pas que) parait bien moins prometteur que le club Orlando. Avec en tête d’affiche l’ancien international Espagnol David Villa, il sera à 33 ans le buteur et leader de cette franchise après la « non » signature de Franck Lampard resté à City. Avant de décrire l’effectif actuel, on peut souligner la très bonne communication du club autour de sa star espagnol à travers sa mégalopole et le reste du monde. Son sponsoring avec Adidas et Etihad Airways permet au club d’avoir des ressources financières. Pour le reste, cette jeune franchise qui ne possède pas son propre stade et n’a pas une véritable base « fans » pour le moment. Ce coup de bluff avec Lampard montre peut-être la non cohérence dans ce projet qui peut devenir une porte de sortie pour les joueurs de Manchester City.

Sportivement, le reste de l’effectif est plutôt correct. Avec la signature du milieu relayeur et international américain Mix Diskerud, le milieu de terrain pourra s’appuyer sur son expérience et sa vision du jeu. Pour le reste, le club signe le buteur Slovaque Adam Nemec, l’ex défenseur de Dallas George John mais aussi possède de jeunes joueurs comme le second pick de draft Khiry Shelton. Par la suite, le club devra exister en attendant d’autres recrues (Xavi?) et s’appuyer sur son rapport offensif pour faire la différence. On a du mal à trouver à cette franchise un projet à long terme mais même si ça sera difficile d’être en Play-Off dès cette année, l’équipe de Jason Kreis essayera d’être l’une des surprises de cette saison 2015.

L’analyse de Lucas SF: « Que ce soit le New York City FC ou l’Orlando City SC, des points communs existent : l’argent quasi illimité, l’arrivée toute récente en Major League Soccer, et les stars. En revanche si le New York City FC a pour seul projet d’exister, de devenir un club casual (pour vendre des maillots et attirer les « footix » du monde entier) sans grande ambition à part dans les signatures de gros joueurs, et de servir de pseudo-poubelle de Manchester City, ce n’est pas le cas d’Orlando. L’OCSC a pour but de se développer rapidement, et sûrement, en évitant de recruter n’importe comment, et en créant une équipe cohérente sur des bases déjà existant en USL, avec des jeunes tels que Molino ou Rafael Ramos. De plus, les floridiens ont une seule envie, une seule ambition : devenir un des, voire le plus grand club au monde.

Au niveau de l’effectif, le NYCFC pourra compter sur David Villa, Mix Diskerud et Frank Lampard à partir de juin (et encore, il est fort possible qu’il reste du côté de Manchester, leur club affilié), mais à part quelques joueurs prometteurs tels que Kwadwo Poku, Patrick Mullins où Sebastian Velasquez, le reste du groupe est assez faible quantitativement et qualitativement, notamment en défense où, à part pour George John, on ne peut pas dire que la confiance va régner tant les autres joueurs sont douteux dans la technique ou la concentration. »

XI probable (4-4-2): GK: Sunders, D: Wingert, Hernandez,Mendoza, Williams, M: Ned Grabavoy, Jacobson, Velasquez, Mix Diskerud, FW: David Villa (C), Patrick Mullins ou Nemec.

Ali Benyahia (remerciement à Lucas SF)

Photos: MLS.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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