SerieA (J6) : La Fiorentina au sommet, la Juve encore souffrante et Sasuolo toujours invaincu !

Vainqueur à San Siro (1-4) face à l’Inter Milan. L’AC Fiorentina réalise l’énorme coup de cette journée et prend du coup la tête du championnat. De son coté, la vieille dame de nouveau battue, cette fois-ci sur la pelouse du Napoli poursuit sa longue mais douloureuse descente aux affaires. Sassuolo bien que tenu en échec sur sa pelouse par le Chievo (1-1) demeure la seule formation invaincue.

 

Après avoir chuté mercredi dernier sur la pelouse de la Sampdoria (2-1), l’AS Roma a ouvert le bal de cette sixième journée en accueillant au stadio Olimpico la modeste formation de Carpi. Les Giallorossi ont largement dominé le représentant de la province de Modène en disposant sèchement de ce dernier sur le score sans appel (5-1). Auteurs d’un match plein, les hommes de Rudi Garcia sévèrement critiqués après leur contre performance face aux Blucerchiati ont bien redressé la tête et préparer au mieux leur match de Ligue des champion cette semaine sur la pelouse du FK BATE Borisov. Les buts Romains portent les noms de Manolas (24e), Pjanic (28e), Gervinho (31e), Salah (51e) et Lucas Digne qui a inscrit le cinquième et dernier but de son équipe d’une tête à bout portant au second poteau (68e). Borriello (34e) a sauvé l’honneur pour Carpi, qui reste toutefois avant-dernier du championnat, tandis que son bourreau du soir monte sur le podium en attendant les autres résultats du week-end.

 

Ce succès facile des joueurs de la ville éternelle sera toutefois entaché par les sorties sur blessure de Seydou Keita. L’ancien Barcelonais a dû quitter le terrain après 20 minutes de jeu (remplacé par William Vainqueur). En deuxième période, Franceco Totti qui fêtait son 39ème anniversaire a pris la place Edin Džeko, avant de devoir lui-même sortir moins de dix minutes plus tard et de céder sa place à Iturbe. Des coups durs pour l’ancien technicien du LOSC qui devra faire sans son attaquant Bosnien pour une durée de trois à quatre semaines. Par ailleurs, le capitaine romain souffre d’une lésion musculaire à la cuisse droite et sera absent des terrains un bon moins comme l’a confirmé Sky sport 24. Ce revers de Carpi aura en tout cas couté le limogeage de son entraineur. Fabrizio Castori (61 ans), puisque c’est de lui qu’il s’agit a été auteur en cinq ans le princcipal artisan des cinq promotions consécutives et qui a mené la formation de la province de Modène jusqu’à l’élite a été victime de l’ingratitude de ses dirigeants devenant le premier technicien à plier bagage en cette saison 2015-2016. Il sera remplacé par Giuseppe Sannino, ancien manager de Catane, Watford, Chievo ou encore Palerme.

 

 

La Juventus a peut-être dit adieu au Scudetto !

 

En se rendant dans le sud du pays pour y affronter le Napoli, la vecchia signora en grande difficulté en ce début de saison n’avait pas vraiment le droit à l’erreur. Toujours privée des services de Mario Mandžukić blessé. Massimiliano Allegri a dû bricoler en changeant une fois encore son schéma tactique en abandonnant le 3-5-2 des dernière sorties pour repasser en 4-2-3-1 avec Padoin notamment en latéral droit (Stefan Lichtsteiner étant sur le flanc, victime de problèmes respiratoires) et Zaza seul en pointe. De son côté, Sarri a présenté son traditionnel 4-3-3 avec la fameuse triplette Insigne-Callejòn-Higuain devant. C’est d‘ailleurs le petit attaquant de poche des Partenopei qui va ouvrir le score après un superbe une-deux avec Higuain conclu d’une jolie frappe au ras du poteau qui ne laissera aucune chance à Gianluigi Buffon (25è). Auteur d’un début de partie plutôt réussi, Lorenzo Insigne après avoir été touché à la jambe droite est toutefois remplacé par Mertens (40è).

 

En seconde mi-temps, la Juventus peu mordante jusque-là tente timidement et sans grande conviction de réagir mais se fait finalement surprendre une seconde fois. Gonzalo Higuaín profite en effet des boulevards laissés par la défense Piémontaise pour la prendre de vitesse. Arrivé à l’entrée de la surface de réparation, l’Argentin s’excentre pour déborder Bonucci (désastreux dans ce match) et battre d’une frappe croisée du gauche l’infortuné Buffon qui ne pouvait que constater les dégâts (62’). Si cette réalisation a fait exploser tout le stade San Paolo, l’ambiance allait toutefois rapidement retomber une minute plus tard suite à la réduction du score immédiate de Lemina (63’).

 

L’ancien Marseillais après une incompréhension entre Albiol et Koulibaly voit son coéquipier Dybala récupérer le ballon côté gauche avant de centrer fort devant le but. A la réception au deuxième poteau, Lemina ne laisse pas passer l’offrande et marque en force du pied droit. Les minutes restantes se résumeront à une attaque défense avec une Juventus qui nonobstant l’entrée en jeu d’Alvaro Morata ne parviendra jamais à revenir à la marque laissant ainsi le Napoli lui infliger sa troisième défaite (déjà) cette saison en seulement six journées. Si Massimiliano Allegri ne semblait pas plus que ça affolé après ce nouvel échec en pensant déjà au prochain rendez-vous de sa formation mercredi en Champion’s League à la maison face au FC Séville. La situation n’en demeure pas moins critique comme l’a d’ailleurs confirmé Gianluigi Buffon sur la chaine du club : « Il faut laisser de côté pendant les prochains mois toute discussion à propos du Scudetto. L’écart est tellement grand qu’on ne peut pas se permettre de rêver. On doit se retrousser les manches, mettre les mains dans le cambouis et accepter la situation ». Plus inquiétant que le classement actuel (quinzième) de la Juventus en ce moment, c’est le manque de leaders dans cette formation après les départs d’Andrea Pirlo, Carlos Tevez et Arturo Vidal. San eux à ses côtés, Paul Pogba est devenu un joueur presque quelconque et Allegri va devoir trouver au plus vite des solutions.

 

 

Le Genoa frustre Milan !

 

Dimanche à l’heure du déjeuner, les hommes de Gian Piero Gasperini ont disposé d’une formation Milanaise retombée (après deux succès de rang) dans ses travers et réduite à dix en première période suite à l’expulsion méritée d’Alessio Romagnoli. Incapables de réagir au but de l’international Helvétique Blerim Dzemaili (10’). Les Rossoneri avec trois victoires et autant de défaites en six journées dégringolent à la onzième place. Les Rossoblù grâce à ces trois points s’éloignent quelque peu de la zone rouge en occupant avec six points la quatorzième position.

 

Les matches du dimanche après-midi ont été marqués par les remontées fantastiques des équipes visiteuses. Au stade Bentegodi, la SS Lazio menée en première période face à l’Hellas après une tête d’Helander (33’) sur coup franc qui pensait avoir fait le plus dur pour les locaux mais c’était sans compter sur la réaction sanglante des joueurs de Stefano Pioli en deuxième mi-temps. En effet, dès le retour des vestiaires, les Romains égalisent sur pénalty par Biglia (64è). Bien qu’en infériorité numérique après l’expulsion de Mauricio (82è), les Biancocelesti trouvent toutefois les ressources pour s’imposer et revenir à Rome avec les trois points grâce à un magnifique coup franc de Parolo (86’).

 

Au stadio dall’Ara de Bologne, l’histoire se répète avec les locaux qui passent rapidement devant au score grâce à une réalisation de la tête signée du Français Mounier qui permet aux siens de regagner les vestiaires avec un but d’avance. Malheureusement pour les poulains de Delio Rossi. Bologne va tout simplement s’effondrer en deuxième mi-temps en concédant d‘abord l’égalisation de Badu (61’) avant que Zapata (87’) en toute fin de rencontre n’offre à l’Udinese sa deuxième victoire cette saison. La seconde à l’extérieur après le surprenant triomphe de la première journée au Juventus Stadium (0-1).

 

 

Au stade olympique de Turin, le Torino du meilleur technicien transalpin actuel selon Marcello Lippi en l’occurrence Giampiero Ventura a profité de la réception de Palerme pour ajouter trois nouveau points à son compteur. Les Grenats après avoir mené deux buts à zéro sur des réalisations contre son camp de González (45è) et un but de Benassi (49’), une réalisation sublime (Une reprise de volée identique à celle de Marco Van Basten lors de la finale de l’EURO 1988 face à l’Union Soviétique) ont cependant souffert la faute à la réduction du score de ce même González (72è) mais surtout en raison des expulsions de Molinaro (62’) et de Vasquez (88’). A neuf contre onze, les turinois ont pu toutefois résister au forcing des rosanero dont le réveil était sans doute trop tardif.

 

Le match des révélations de ce début de saison entre Sassuolo et le Chievo a accouché d’un résultat nul assez flatteur pour les locaux. Une fois de plus, les hommes de Maran ont confirmé leur excellent état de forme en se créant une multitude d’occasion de repartir du Mapei Stadium avec le gain du match. Pourtant, ce sont bien les hommes d’Eusebio Di Francesco qui ouvriront la marque dès la troisième minutes par Defrei. La réaction des visiteurs ne se fera toutefois pas attendre puisque Paloschi (25’), en excellente position au second poteau et peut-être en position de hors jeu aussi pousse le ballon au fond des filets après une déviation de Cacciatore (Sassuolo). Plus rien ne sera marqué et les deux formations qui se séparent avec un nul qui ne fait toutefois pas vraiment les affaires des Neroverdi qui peuvent cependant se consoler en se disant que leur formation est encore la seule à rester invaincue dans ce championnat.

 

 

La Fiorentina descend l’Inter de son piédestal !

 

Ne sait-on pas un peu trop vite enflammer sur l’Inter Milan ? Cette question après les cinq premières journées n’avait pourtant pas lieu d’être. Les Nerazzurri auteurs de cinq succès de rang sur le même score (1-0) lors de ses cinq premières sorties divisaient en tout cas l’opinion sportive de l’autre côté des Alpes. Si certains à l’image de l’entraineur de cette formation Lombarde Roberto Mancini s’appuyaient avant tout sur les résultats. D’autres préféraient ne pas vraiment s’enflammer car non franchement convaincus par le jeu développé par les camarades de Mauro Icardi.

 

En recevant dimanche soir son dauphin au classement avec douze points au compteur dans son antre du stade Giuseppe Meazza (San siro). L’Inter Milan avait l’occasion en plus de s’échapper au classement de confirmer que son actuelle première position était tout sauf due à un calendrier favorable d’autant qu’en face se présentait l’une des meilleurs équipes du championnat en termes de qualité de jeu.

 

En effet, la Fiorentina malgré le départ de son entraineur Vincenzo Montella à l’intersaison et de son remplacement par l’ancien manager du FC Bâle, le Lusitanien Paulo Sousa (qui pour la chronique a porté le maillot de l’Inter une saison à la fin des années 1990 du temps ou il était joueur) réalise un excellente entame de championnat avec quatre succès en cinq sorties et contrairement aux Interistes se montre très convaincante dans ses prestations.

 

 

Rapidement, la Viola va d’ailleurs mettre à nu les pseudos certitudes de ses hôtes. D’entrée de jeu et suite à une grossière erreur du gardien Samir Handanovič, les Florentins obtiennent un penalty transformé par Josip Iličić (2e). Le gardien slovène décidément pas dans un grand soir va une nouvelle fois ‘’s’illustrer’’ en encaissant une deuxième réalisation, avec une main pas assez ferme sur la frappe d’Iličić. Nikola Kalinić suit et marque de près le but du 2-0 (19e). Auteur d’un début de match tonitruant et face à une opposition amorphe, la Fiorentina va consolider sa domination en ajoutant un troisième but après une action de classe initiée par Marcos Alonso et conclue encore une fois par l’ancien attaquant du FK Dniepr Dniepropetrovsk (23e). Et comme un malheur n’arrive jamais seul, l’Internazionale allait se retrouver en infériorité numérique suite à l’expulsion de Miranda à la 31e minute, la soirée de l’Inter virait alors au cauchemar nonobstant la réduction de la marque signée Icardi qui ramenait sa formation à 3-1, mais le duo Iličić – Kalinić enfonçait définitivement le clou après une action de toute beauté conclue victorieusement par l’attaquant croate qui s’offrait ainsi un triplé comme cerise sur le gâteau d’une soirée réussie.

 

Ainsi donc, les Nerazzurri pour leur premier véritable test ont lourdement chuté. De leur côté, les Florentins réalisent grâce à cette superbe victoire (1-4) la bonne affaire de la soirée puisque ce succès leur permet de rejoindre et de dépasser même (meilleure différence de but particulière) leur adversaire du soir et de s’emparer de la première place du classement avec quinze unités. Ce résultat confirme en tout cas une chose, la Serie A se cherche un patron et pour le moins que l’on puisse dire, elle est encore loin de l’avoir trouvé.

 

Une première depuis 1994 !

 

La Juventus tombait à Foggia (2-0) sur un doublé de Bresciani, l’Inter s’inclinait à domicile (2-1) à San Siro contre Bari sous les coups de butoirs de Tovalieri et Guerrero, Milan subissait pour sa part les foudres de Padoue (2-0) puni par Lalas et Gabrieli. C’était un 16 octobre 1994. La toute dernière fois (avant cette journée) que la Juventus, l’Inter et le Milan AC s’inclinaient lors de la même journée.

 

 

Frosinone et Bergame s’imposent dans le Monday night !

 

Après le nul héroïque arraché lors de la précédente journée sur la pelouse de la Juventus (1-1). Frosinone a arraché sa toute première victoire de l’histoire en Championnat d’Italie, en s’imposant à domicile contre Empoli (2-0). Le héros de la soirée pour les Canarini porte le nom de Federico Dionisi, auteur d’un doublé en seconde période (58e et 71e), qui a offert au club du Latium son tout premier succès en Serie A, après quatre défaites et un match nul lors des cinq premières journées du nouveau promu. Frosinone désormais seizième avec quatre points laisse la place de lanterne rouge du Campionato à Carpi.

 

De son côté, l’Atalanta Bergame qui n’a plus perdu depuis la première journée, c’était face à l’Inter (1-0) a enchainé avec un nouveau succès en accueillant dans son Stadio Atleti Azzurri d’Italia la Samporia, autre équipe en forme de ce début de saison. Rapidement devant au score après une réalisation contre son camp de Moisander (6’). Les Bergamasques ont dû attendre la fin de partie et le temps additionnel pour doubler la mise grâce à Germàn Denis (90’ +1). Anecdotique aura été le but de Soriano pour les Blucerchiati à la 94ème minute. Suite à cette victoire, les hommes d’Edoardo Reja chipent la huitième place à leurs ‘’victimes’’ du jour en comptant onze unités au compteur.

 

Paolo Hamidouche’ (@Paolino_84)

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