Euro 2016 : Place aux barrages !

Il reste quatre billets à distribuer pour l’Euro 2016. Verra-t-on Ibrahimovic régaler sous le maillot suédois l’été prochain ? A bientôt 36 ans, Robbie Keane mettra-t-il un dernier coup de casque sur les pelouses françaises ? Du 12 au 17 novembre, les huit dernières nations en ballotage jetteront toutes leurs forces dans la bataille. Analysons ensemble les quatre confrontations, programmées sur un séduisant format aller / retour.

Suède – Danemark

Service minimum pour les Suédois, seulement troisièmes du groupe G derrière l’Autriche et la Suède, en dépit d’un bilan honnête de 5 victoires, 3 nuls et 2 défaites. Auteur de 8 buts en autant de matchs disputés, Ibrahimovic a encore une fois entretenu les espoirs de toute une nation. Derrière le géant, c’est le néant. Toivonen, Thellin, Forsberg et Berg, les autres attaquants, ne cumulent que 11 buts en… 56 matchs officiels cette saison toutes compétitions confondues ! Avec sa charnière Granqvist (30 ans) – Antonsson (34 ans) d’une autre époque et un milieu toujours tenu par l’éternel Kim Källström, la Suède n’existe qu’à travers les performances de sa superstar. Heureusement, Zlatan endosse à merveille le costume de sauveur. Il aime ça.

Déjà présente en barrage de la Coupe du Monde 2014, la Suède avait été stoppée par le Portugal de Ronaldo, auteur de 4 buts en deux matchs. Ibrahimovic n’avait pourtant pas manqué à son devoir en frappant par deux fois. Face à des Danois sans génie, « Ibra » sait qu’il pourrait envoyer sa nation en France en se montrant décisif. De retour à un très haut niveau avec le PSG, il est prêt à porter une nouvelle fois les siens vers les sommets.

Le Danemark, c’est un peu la Suède, sans Ibrahimovic. Avec un effectif vieillissant et pauvre techniquement, Morten Olsen sait que la mission sera compliquée. Seulement troisième du groupe I derrière le Portugal et l’Albanie, le Danemark, auteur de 8 buts en autant de matchs, n’a pas mérité sa place à l’Euro… Le seul motif d’encouragement pour les Danois, c’est qu’ils recevront au retour. Mais s’ils livrent une prestation aussi désastreuse que celle offerte à leur public face à la France mi-octobre (défaite 1-2), l’espoir sera mince. Les pronostics vont largement en faveur de la Suède.

 

 

Norvège – Hongrie

 

Depuis sa troisième place à l’Euro 1964, la Hongrie n’a plus jamais été présente dans une grande compétition européenne. Désormais dirigée par Bernd Storck, la sélection a retrouvé une certaine légitimité et confirmé sa progression en se plaçant sur la troisième marche du groupe F, derrière l’Irlande du Nord et la Roumanie mais surtout devant la Grèce et la Finlande. Avec son attaquant Nemanja Nikolic (Legia Varsovie) en chef de file, cette sélection encore composée de nombreux joueurs évoluant au pays ou dans des ligues mineures voit en ces barrages une occasion de confirmer sa renaissance.

La pression est sur les Norvégiens, incapables de lutter avec une Squadra Azzurra impitoyable, ni la Croatie. Infiniment plus expérimentés, les coéquipiers d’Alexander Soderlund, prolifique buteur de Rosenborg, devraient tout de même s’en sortir sur ce format aller / retour.

Bosnie – Irlande

 

Tandis que l’Irlande du Nord s’envoie en l’air, l’Eire galère ! C’est un peu le monde à l’envers. Doublés par l’Allemagne et la Pologne au sein du groupe D des éliminatoires, les hommes de Martin O’Neil devront se frotter à la Bosnie, qui a montré quelques limites en terminant derrière la Belgique et le Pays de Galles. Avec Pjanic, Lulic, Dzeko, Duric, Salihovic ou autre Ibisevic, ce n’est pourtant pas le talent qui manque…

Mais le constat est le même qu’à la Coupe du Monde : les Bosniens n’arrivent pas à jouer ensemble. Une bien mauvaise nouvelle à l’aube de ce double affrontement face à des Irlandais prêts à mourir ensemble sur le terrain pour décoller en France. Avec ses vieux briscards et une bonne dose de courage, l’Eire fera bloc à l’aller, avant de tout lâcher du côté de Dublin. La Bosnie devra compter sur ses individualités pour éviter ce scénario tout tracé.

 

 

Ukraine – Slovénie

Avec un seul point pris en quatre matchs face à l’Espagne et la Slovaquie, l’Ukraine ne méritait pas d’être envoyée directement à l’Euro. Privés du Mondial 2014 par la France alors qu’ils avaient pourtant fait le nécessaire chez eux, les Ukrainiens, qui se déplaceront encore au retour, voudront montrer qu’ils ont appris de leurs erreurs. Avec des joueurs tels que Yarmolenko, Seleznyov et un bon bloc équipe, la Zbirna est tout de même bien mieux armée que son adversaire slovène. S’ils parviennent à contenir Illicic, l’attaquant de la Viola, les Ukrainiens verront la France…

 

Ali Benyahia

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