Euro 2016 (Qualifications : Groupe H) – Azerbaïdjan 1-3 Italie : La Nazionale sera au rendez-vous l’été prochain !

Sans grande surprise, la Squadra Azzurra a assuré mathématiquement sa présence pour le prochain championnat d‘Europe des nations qui pour rappel se déroulera en France. Les finalistes malheureux de la dernière édition ont composté leur billet pour l’hexagone en disposant aisément (1-3) de la modeste sélection d’Azerbaïdjan. Mardi, à Rome, les Azzurri tenteront de clore en beauté ces éliminatoires en battant la Norvège afin de finir premiers du groupe et être parmi les têtes de séries lors du tirage au sort de la phase finale.

 

Mission accomplie: l’Italie s’impose à Bakou et valide par la même sa qualification pour la phase finale de l’Euro 2016 une journée avant la conclusion de ces qualifications. Le match de mardi face à la Norvège, à son tour, victorieuse de Malte (2-0) servira uniquement à déterminer quelle sera la sélection qui terminera à la première place de ce Groupe H, et contera aussi pour déterminer les têtes de série, toutefois, le résultat de cette rencontre ne mettra pas en doute la présence du onze National d’Antonio Conte sur les terrains de France.

 

La première balle de match, comme l’avait demandé Conte a été la bonne. Mardi, l’Italie-Norvège sera donc presque anecdotique: le succès (1-3) en Azerbaïdjan valide la présence de la Squadra Azzurra à l’Euro et confirme aussi les progrès réalisés par cette jeune sélection prometteuse. Certes, il ya encore pas mal de chose à parfaire pour trouver l’équilibre parfait, la continuité tout au long des 90 minutes, mais peut-être jamais, sinon lors des premières sorties avec le nouveau Commissario tecnico sur le banc, l’Italie n’avait montré une telle intensité et surtout une variété de solutions offensives. Le 4-2-4 de Conte à première vu peu risqué compte tenu de la faible adversité du jour s’est avéré être une solution tactique réussie grâce notamment au sacrifice et au respect des consignes des joueurs qui ont pris part à cette partie mais surtout l’Italie a semble-t-il enfin trouvé en Verratti ce qui pourrait devenir son nouveau fer de lance et dans Eder et El Shaarawy, les hommes susceptibles d’épauler devant Pellè. Et ce n’est sans doute pas un hasard si les quadruples champions du monde ont réussi à inscrire trois buts en ce samedi soir. Une première sous l’ère Conte !

 

 

Les choix du Citi !

 

Conte a confirmé l’évolution de sa pensée: les choix tactiques sont déjà faits, entre aujourd’hui et Juin, il devra juste choisir ses hommes. Le C. T. en vu du championnat d’Europe a deux systèmes de jeu bien définis, deux schémas qui peuvent être alternés pendant le même match, et en ce samedi soir, il a opté pour un 4-4-2 (qui en fait dans l’animation était plus un 4-2-4) plus adapté à l’adversaire par rapport au 4-3-3 des dernières sorties. L’étude approfondie de l’Azerbaïdjan l’a amené à penser que la formation de Prosinecki, surtout sa défense, était moins à l’aise si elle devait faire face à deux attaquants adverses: ainsi donc, Eder et Pellé étaient en pointe épaulés sur les couloirs par Candreva et El Shaarawy dans un milieu de terrain résolument porté vers l’offensif ou le joueur de la Lazio et le Monégasque devaient élargir au maximum le jeu. Ces interprétations spécifiques, Conte les leur a rappelés la veille en conférence de presse parce qu’ils ont la capacité selon lui de battre en retraite à la perte du ballon, mais aussi et surtout d’apporter offensivement le surnombre, de manière élaborée et approfondie, en attaque. Le ct a toujours considéré le 4-2-4 comme étant l’approche tactique idéale à laquelle il aspire, une fois qu’il jugera que ses ‘’ragazzi’’ sont en mesure de comprendre et d’assimiler ce qu’il attend d’eux.

 

Une première période à deux visages !

 

L’Italie a démarré cette partie sur les chapeaux de roues. Agressive à souhait, à la recherche de la récupération de balle immédiate. La Nazionale a rapidement ouvert le score, dès la onzième minute, juste le temps de voir Amirguliyev ‘’échauffer’’ Buffon sur une tentative désespérée: Verratti, celui par qui tous les ballons sont passés lance magnifiquement Eder en profondeur. Maintenu en jeu par le placement désastreux de Medvedev. L’attaquant de la Sampdoria lui prend alors deux bons mètres pour se retrouver seul face à Agayev qu’il bat d’un subtil externe du droit. Cette réalisation est loin d’être illogique, d’autant que cinq minutes après ce but, l’Italie se procure une occasion énorme de faire le break: cette fois, c’est Eder que se moue en passeur pour Pellé, dont le tir est miraculeusement repoussé sur sa transversale par Agayev.

 

Impossible d’évoluer sur le même rythme, l’Italie baisse quelque peu d’un ton: Non pas à cause de l’Azerbaïdjan, mais plus en raison de la recherche d’un juste équilibre avec le nouveau système de jeu. Mais cette fois, c’est le département défensif sur lequel le sélectionneur Transalpin ne tarissait pourtant pas d’éloges qui se montre défaillant permettant à la formation de Prosinecki de sortir la tête de l’eau. Profitant d’une double erreur, d’abord de Chiellini puis ensuite de Bonucci, Nazarov (31’), l’un des plus virevoltants côté Azéri se retrouve seul face à Buffon et ne se fait pas prier pour égaliser d’une belle frappe à ras de terre. Tout est à refaire, mais l’Italie se ressaisit rapidement grâce à sa capacité à produire du jeu et surtout à sa grande intensité, combinée à la qualité technique de certain de ses éléments. Verratti, encore lui, à (43′) est l’initiateur de l’action du 1-2. Le Parisien sert superbement Eder, qui d’une remise de toute beauté lance Candreva, qui n’a plus qu’à offrir le but à El Shaarawy. L’attaquant de Monaco, sur sa troisième tentative (il était tout prêt de scorer à 36′ et 37′, d’abord après un contrôle et un tir non cadré, puis une reprise, qui finit dans les gradins) trouve cette fois le chemin des filets 42’ (1-2).

 

 

Tout en contrôle !

 

Cette fois, l’Italie a compris qu’elle avait vraiment dans les mains l’Azerbaïdjan et surtout la qualification dans la poche en évitant de refaire les mêmes erreurs. Les Azzurri gèrent intelligemment la rencontre et ne laissent pas le moindre espace à leur hôte du jour. Très compacte, la Squadra Azzurra profite de sa supériorité technique pour tuer définitivement tout suspense. Sur leur deuxième véritable occasion: la première, après 61 minutes avait été sauvée sur sa ligne par Sadygov suite à un lob d’Eder, les Italiens font enfin le break. Lancé par Parolo; Darmian surprend Nazarov en l’anticipant puis marque avec sang froid le but de la sécurité: première réalisation en équipe nationale pour le latéral de Manchester United, en seize sélections et surtout, premier succès avec trois buts marqués dans le même match sous l’ère d’Antonio Conte. Le match plié, le Mister en profite pour faire une petite revue d’effectif en incorporant Florenzi à la place d’El Shaarawy, Giovinco a lui remplacé Pellé (l’attaquant de Toronto a eu le temps de frapper la barre transversale sur un coup franc qu’il a lui-même obtenu et qui a provoqué également l’expulsion de Guseynov, dernier défenseur sur l’action. Place désormais à la Norvège avant de commencer à penser aux choses sérieuses.

 

Statistique clé :

 

L’Italie composte son billet pour le Championnat d’Europe pour la sixième fois consécutive. Première victoire des Azzurri avec plus de deux buts inscrits sous la direction de Conte. De bon augure !

 

L’homme du match :

Citadin Martins Eder – il ne cesse de surprendre et ne rate jamais un mouvement. Il marque un but de classe pure, offre une balle fantastique à Pellè et lance magnifiquement Candreva sur le but d’El Shaarawy. La Nazionale a trouvé son bomber.

Le pire :

Badavi Huseynov – Il est derrière les deux bévues Azerbaïdjanaises qui ont conduit aux réalisations d’Eder et d’El Shaarawy, et se fait exclure à deux minutes de la fin. Lamentable son rendement !

 

La déclaration : Antonio Conte (CT Italia): « Maintenant que nous avons obtenu la qualification, tout peut sembler simple. Au lieu de cela, il n’y a rien de facile. Maintenant, nous devons honorer cette dernière contre la Norvège avec un grand match. Le discours de la tête de série est très spécial. Au classement FIFA, la Croatie est devant nous, mais dans le classement du groupe, elle est derrière nous. Il existe des mécanismes que j’ai du mal à comprendre ».

 

Paolo Hamidouche’ (@Paolino_84)

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