(Champion’s League : Groupe E, J5), FC Barcelona 6 – 1 AS Roma : Quand le Barça se ‘’met’’ au tennis !

Trois jours après la démonstration dans le Clàsico (0-4), le FC Barcelone a remis le couvert cette fois en Ligue des champions en infligeant une véritable fessée aux Giallorossi de Rudi Garcia. De retour dans le onze rentrant, Léo Messi auteur d’un doublé tout comme Luis Suàrez a largement contribué au succès Blaugrana qui assure aux hommes de Luis Enrique la première place du groupe E.

 

Celui qui n’apprend pas ses leçons et ne retient pas les erreurs du passé ne grandira jamais. C’est une règle de vie, mais qui peut également être appliquée au football. Car c’est une chose d’accepter la défaite face à une équipe phénoménale, championne d’Europe en titre et qui peut se targuer d’avoir le trio offensif le plus prolifique du monde. C’en est une autre de perdre sans avoir joué, en ayant subit plus de vingt tirs au but, six buts encaissés, un siège continu sans jamais chercher au moins de réduire la puissance excessive adverse. Dans la lourde déculottée de Rome, un an (presque jour pour jour) après l’humiliation essuyée à la maison (1-7) contre le Bayern Munich en Octobre 2014, les responsabilités de l’entraîneur Français Rudi Garcia sont énormes. Parce que les Giallorossi, au-delà des limites mentales et techniques de plusieurs de ses joueurs (Rudiger et Digne) et celles physiques d’autres (Maicon, Keita), ne semblaient en aucun cas en mesure d’opposer la moindre résistance aux champions d’Espagne et d’Europe en titre. Luis Enrique a de son côté bien préparé et surtout remporté ce match prenant une revanche sanglante sur un club, ses supporters et ses dirigeants qu’ils l’avaient viré comme un mal propre du temps ou il était assis sur le banc Giallorosso (2011-2012).

 

 

FC Barcelona 6 – 1 AS Roma : Le film du match !

 

Le FC Barcelone a assuré sa première place du Groupe E et par la même validé sa qualification pour les huitièmes de finale. Et il l’a fait en écrasant (6-1) une audacieuse mais inconsciente formation de l’AS Roma, qui a payé extrêmement cher son approche risquée face à une équipe libérée et sûre de sa force. Luis Suàrez (2), Messi (2), Piqué et Adriano ont confirmé l’état de grâce actuel du club Catalan après la victoire 0-4 lors du Clàsico et c’est cette fois la Roma qui en a payé les frais.

 

Le Barça toujours sous les effets de son succès retentissant face au Real Madrid, où il a mis à nu les défauts d’une formation Merengue aux abonnés absents s’est offert une nouvelle promenade de santé. En outre, avec le retour de Léo Messi remis de sa blessure, l’ensemble de Luis Enrique Martínez ressemble à une machine bien huilée et ajustée, qui domine toutes les facettes du jeu, même en incorporant quelques changements.

 

Le milieu de terrain carbure à plein régime et ce malgré l’absence d’Iniesta laissé au repos. La défense ne ressent pas franchement le changement dans les buts ou encore moins l’absence de Javier Màscherano. Et devant … Luis Suàrez et Neymar sont fantastiques, capables à eux d’eux de transcender l’équipe et avec le quadruple ballon d’or à leurs côtés, ils deviennent presque des légendes. Contre la Roma, Ter Stegen, Vermaelen et Messi ont été les relais de Bravo, Màscherano et Iniesta. Le jeu collectif n’a en rien ressenti ces changements bien aidé il est vrai par l’approche erronée de Rudi Garcia qui a permis au Barça de s’offrir un petit festin contre un onze Romain qui jouait le rôle du spectateur sans billet et qui suivait le récital culè en première loge.

 

 

Une Roma suicidaire !

 

La Roma se devait de l’emporter pour finir deuxième de cette poule afin d’assurer sa présence lors du tirage au sort des huitièmes de la Ligue des Champions après le nul un peu plutôt du Bayer 04 Leverkusen sur la pelouse du FK BATE Borisov (1-1). L’entraîneur Romain Rudi Garcia avec des absences importantes telles que Serginho, Salah ou De Rossi, a opté pour une défense avancée pour réduire les espaces et essayer de presser très haut les Blaugranas.

 

Dès les premiers instants de la rencontre, le Barça pressait haut et récupérait rapidement le ballon. Sergio Busquets et Neymar combinaient à la perfection et se voyaient refuser un but pour hors-jeu. Seule cette mauvaise interprétation des assistants de l’arbitre Turc Cüneyt Çakır pouvait arrêter un Barça qui évoluait presque sur du velours. La Roma est en effet dépassée par la vision du jeu de Sergio Busquets, capable de distiller de courts et de longs ballons faisant exploser la ligne défensive adverse ce qui permet d’ouvrir des espaces et de s’offrir des boulevards sur les ailes. Le natif de la Ciutat Badia sera en plus bien épaulé par Ivan Rakitić toujours aussi brillant et un Sergi Roberto qui grandit à chaque match devenant bien plus qu’un simple joker de luxe.

 

 

Deux buts coup sur coup !

 

Le trident de devant (le fameux MSN) est le grand bénéficiaire, prouvant une fois encore sa parfaite harmonie personnelle et footballistique qui se traduit par plusieurs actions spectaculaires, quelques occasions dangereuses et surtout par trois buts inscrits avant la pause.

 

En effet, après quelques ratés de la puce, Alves prenait le couloir droit sur un ballon en profondeur de Neymar, et offrait le ballon du 1-0 à Luis Suárez, seul au centre (15’). Trois minutes plus tard, Messi fêtait son retour après deux mois d’absence comme titulaire en doublant la mise, d’un piqué somptueux, tout en finesse et en talent, suite à une formidable combinaison avec Neymar et Suàrez. Un but qui n’est pas sans rappeler celui inscrit par Messi lui-même il ya quelques mois en demi-finale de cette même compétition face au Bayern Munich (3-0).

 

Un troisième juste avant la pause !

 

Avant et après les buts, le maîtrise du Barça était absolue. La Roma a inquiété les Culès qu’une seule fois sur une tête de Džeko (13′) après un contre rapide de Florenzi que Ter Stegen, attentif, déviait en corner (41′). Pas grand-chose par rapport au Barça qui juste avant la pause citron trouvait pour la troisième fois de la soirée le chemin des filets de Szczesny sur une reprise de volée imparable signée Luis Suàrez (44 ‘). Neymar centre en pleine surface, Maicon rate son intervention de la tête et «Luisito» d’une volée imparable de l’extérieur du pied droit enfonçait le clou. Une réalisation exceptionnelle de «killer».

 

 

Le festival repart de plus belle !

 

La seconde mi-temps confirme l’impression laissée avant la pause. Luis Enrique profite de la large avance au score pour sortir Busquets et offrir à Sergi Samper quelques minutes. La seule note négative de ce mardi soir ça aura été finalement la sortie sur blessure (remplacé par Adriano 64′) de Sergi Roberto. La Roma, bien que dominée tente de sortir les crocs sur quelques actions, mais Ter Stegen veillait au grain et écartait le danger sur une bonne initiative de Falque (54′) avant de stopper un penalty tiré et obtenu par Džeko (82′) après une faute de Vermaelen commise sur le joueur des Balkans.

 

Pendant ce temps, les Catalans poursuivaient leur démonstration et surtout à cueillir les buts. Neymar, qui se balade sur l’aile gauche tout en se retrouvant souvent en pointe fait tout pour ajouter son nom au tableau de bord. Gerard Piqué hérite d’un caviar de Messi pour marquer dans le but vide 4-0 (55 ‘). Le défenseur Catalan (remplacé par Bartra 56’) sera ovationné par le Camp Nou à sa sortie. De nouveau, sur une combinaison du trio magique initiée par le très actif Neymar, Léo Messi profite d’un ballon repoussé sur une frappe qu’il avait lui-même effectuée pour corser l’addition 5-0 (59 ‘). Les Azulgranas se permettent même le luxe de manquer un penalty par Neymar mais le ballon repoussé par Szczesny retombe dans les pieds d’Adriano qui clôt le festival offensif Barcelonais (77 ‘).

 

Ce qui s’annonçait comme un match compliqué contre les Romains est devenu une véritable démonstration de football collectif et de qualité individuel pour le FC Barcelone de Luis Enrique. Džeko sauvait certes l’honneur en marquant le but de consolation pour les italiens d’une jolie tête (90’ +1’) mais ce n’était pas assez pour refroidir un Camp Nou euphorique.

 

Après avoir surmonté les moments difficiles, le Barça est dans un état de forme idéal au moment d’aborder la Coupe du Monde des Clubs. Et quelle meilleure préparation qu’une démonstration de puissance face au Real Madrid en championnat et une qualification anticipée pour le prochain tour (1/8 de finale) de la Ligue des Champions.

 

 

Statistique clé :

 

Messi a participé à 101 buts sur ses 101 matchs de Ligue des Champions disputés (79 marqués, 22 offerts).

 

L’homme du match :

 

Luis Suàrez – Récompensons ‘’El pistolero’’ même si toute la performance du trident Blaugrana est à couronner. Il joue pour l’équipe, se donne, se déplace, marque (son deuxième but est une perle). Un neuf moderne, un attaquant de classe. Il en est à 10 réalisations lors de ses six derniers matches pour Barcelone.

 

 

Le pire :

 

Maicon – Souvent en retard, dépassé et incapable de surveiller Neymar. L’ancien latéral de l’Inter Milan (34 ans) prouve qu’il n’a plus le niveau pour évoluer à un certain niveau mais pour se rassurer lui et ses coéquipiers, il peut se dire qu’il n’aura pas toujours à affronter le Barça. Vraiment pour se consoler !

 

La déclaration :

 

Lionel Messi (Attaquant du FC Barcelona) : « Je ne sais pas si c’est la clé, mais c’est vrai qu’on s’entend très bien », a expliqué le quadruple Ballon d’Or au micro de la chaîne catalane TV3. « Nous essayons de prendre du plaisir à chaque match que nous jouons, en essayant de bien faire les choses. Nous savons que nous avons une responsabilité, nous aimons gagner et bien jouer, mais nous essayons aussi de nous amuser, c’est le plus important. L’harmonie qu’il y a entre nous trois ne date pas d’aujourd’hui, cela fait un bout de temps, et c’est très bien. »

 

Paolo Hamidouche’ (@Paolino_84)

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