Clàsico | (Liga BBVA, J12), Real Madrid 0 – 4 FC Barcelone : Symphonie Blaugrana au Santiago Bernabéu !

Au stade Santiago Bernabéu dans un Clàsico sans histoire, le FC Barcelone de Luis Enrique a découpé en morceaux (0-4) les joueurs du Real Madrid réduits à de simples faire valoir. Suàrez (buteur à deux reprises), Neymar et Iniesta ont fait chavirer les cœurs Catalans. Messi a fait son retour après deux mois d’absence, Cristiano Ronaldo a été lui fantomatique. Barcelone compte désormais six longueurs d’avance sur le Real Madrid.

 

Les Catalans peuvent bomber le torse. La leçon historique infligée par la formation de Luis Enrique aux joueurs de Rafael Benitez (jamais ou presque dans la partie) restera longtemps dans les mémoires et officialise le début de crise de la Casa Blanca. Un revers pesant qui risque de sceller (ce n’est qu’une question de temps) définitivement le sort de l’ancien entraîneur de Naples qui est plus que jamais assis sur un siège éjectable.

 

Face à un Real Madrid effiloché et sans âme, Barcelone a effleuré les étoiles. L’entente habituelle du duo magique Neymar (plus que jamais Pichichi) et Suàrez (auteur d’un doublé) permet au Barça d’humilier Madrid. Andres Iniesta a aussi participé à la fête de même que Leo Messi entré sur le terrain à l’heure de jeu. Le triomphe dans ce Clàsico est total pour le FC Barcelone. Côté Castillan, la crise couve chez le Real Madrid qui enchaîne avec une deuxième défaite consécutive qui repousse les coéquipiers de Sergio Ramos à six points des quintuples champions d’Europe plus que jamais leaders de la Liga BBVA.

 

 

L’hommage à Paris !

 

A l’image de plusieurs pays Européens, le Clàsico n’a pas dérogé à la règle. En effet, avant que le match ne débute, un vibrant hommage a été rendu aux 130 victimes des attentats de Paris. Le drapeau Français a été déployé dans une des tribunes du Santiago Bernabéu. Les deux équipes se sont ensuite réunies dans le rond central, entraîneurs et remplaçants compris, lorsque la Marseillaise, jouée au piano, a retenti dans l’enceinte Madrilène. Un hommage rendu par les supporters des deux clubs qui fut certainement particulier pour Jérémy Mathieu, Raphaël Varane et Karim Benzema, les trois Français qui ont pris part à cette partie.

 

Real Madrid 0 – 4 FC Barcelone : le film du match !

 

Le FC Barcelone a détruit le Real Madrid qui alignait pourtant son équipe-type (une première cette saison) et plongé celui-ci dans une crise profonde en infligeant une deuxième défaite consécutive aux hommes de Rafa Benitez après le revers subi avant la trêve internationale sur la pelouse du Ramón-Sánchez-Pizjuán contre le FC Séville (3-1). Le pari offensif tenté par le technicien Merengue pour espérer faire oublier la mauvaise image laissée en Andalousie s’est avéré être un véritable flop. Une défaite humiliante dans un Clàsico qui a mis aux grands jours les lacunes du ‘’bateau’’ Real Madrid qui navigue sans capitaine à son bord dans les eaux troubles de la Liga.

 

Le Real a coulé devant un Barça qui s’est même permis le luxe de débuter le match sans son quadruple ballon d’or pourtant de retour de blessure, Léo Messi. Le numéro dix Culè a en effet commencé sur le banc, mais qu’importe, le duo Neymar-Luis Suàrez, magnifiquement soutenu par le reste de l’équipe, a largement suffi pour causer des ravages dans une défense Madrilène totalement dépassée. Le dégoût et l’indignation du Bernabéu étaient tels que le silence du début de rencontre des socios du Real a rapidement laissé place aux sifflets, aux insultes et même à des cris nourris qui appelaient aux «démissions» de Benitez et du président Florentino Perez.

 

 

Barcelone comme à la maison !

 

Après chaque triomphe des leurs à Madrid, les supporters Blaugranas ironisent et chambrent leurs homologues de la capitale Ibérique en sortant cette célèbre phrase quelque peu provocatrice : « Le Barça est la seule équipe du monde à avoir deux stades, le Camp Nou pour les matchs officiels et le Bernabéu pour s’entraîner’’. Si nous n’irons pas jusque-là, le match de ce samedi soir aura été malheureusement pour les Blancos un véritable calvaire.

 

En effet, le Barça a dominé les débats du début à la fin. Le combat tant attendu entre les deux mastodontes du futbol Español n’aura duré en tout que dix petites minutes soit le temps qu’il aura fallu à Luis Suàrez pour ouvrir la marque au terme d’une action qui résume à elle seule tout le match. Les Catalans ont marqué un but sur une occasion ou toute l’équipe Azulgrana a touché le cuir. Près de 20 touches sans opposition face à un Real Madrid qui se contentait de regarder le ballon et de courir dans le vide. Sergi Roberto, de nouveau monstrueux, a été l’auteur de la dernière passe après avoir éliminé deux défenseurs avant de servir en profondeur Suàrez qui battait d’un extérieur du pied subtile Keylor Navas, au deuxième poteau (0-1, 10 ‘).

 

L’incapacité de réaction de Madrid contrastait avec l’ambition d’un Barça qui évoluait comme à la maison, en dictant le rythme et en prenant l’initiative. Le «Trident» Blanco -Cristiano Ronaldo, Bale et Benzema, qui faisait son retour de blessure- se faisaient uniquement remarquer par leurs protestations. Le Lusitanien comme à son habitude a réclamé pas moins de deux penalties pour des supposées mains de Dani Alves (17′) et Piqué (38’) mais David Fernández Borbalán, l’arbitre de ce Classique sanctionnera plutôt CR7 d’un avertissement verbal pour simulation. Nerveux et sans assistance, Cristiano était le reflet de l’incapacité de réaction d’un Real impuissant et dépourvu de solutions.

 

 

Même en position défensive, les poulains de Luis Enrique savaient se regrouper intelligemment nonobstant la sortie sur blessure d’El Jefecito Màscherano, l’un des piliers de l’arrière garde Azulgrana qui a dû céder sa place à Mathieu suite à une douleur à la cuisse juste avant la demi-heure. Le Français l’a remplacé avec succès, et a formé un tandem infranchissable en défense centrale avec Piqué. Le défenseur Catalan boosté par les sifflets du Santiago Bernabéu (une douce mélodie pour ses oreilles comme il l’avait dernièrement déclaré) à chaque fois qu’il touchait le ballon a été parfait dans ses interventions et surtout concentré comme rarement. Le Bernabéu perdra finalement espoir quand Neymar à la 39e, marque le but du 0-2. Le Brésilien qui fut un véritable cauchemar pour Danilo pendant tout le match, portait son total à douze réalisations en championnat après avoir reçu une passe en profondeur d’Iniesta, capitaine pour la première fois lors d’un Clàsico. L’ancien de Santos FC lancé à la limite du hors-jeu fixait d’abord Navas avant de conclure du plat du pied.

 

Sans réaction, le Real devient agressif !

 

Le score aurait pu être plus élevé si, juste avant la pause, Marcelo n’avait pas repoussé sur sa ligne un tir à bout portant de Luis Suàrez. Quoi qu’il en soit, ce ne fut que partie remise d’autant que la physionomie du match ne changera pas d’un iota en deuxième période. Le Real Madrid tentera pourtant de réagir et passera même tout prêt de réduire l’écart en contre, d’abord une première fois par l’intermédiaire de Marcelo (47′) puis sur un tir enroulé à l’extérieur de la surface signé James (48′) brillamment repoussé pas Bravo. Mais ce n’était là qu’un mirage. Le temps pour le FC Barcelone de reprendre son récital.

 

Le Bernabéu se frotte les yeux ne reconnaissant plus son équipe. Après un énième sauvetage de Keylor Navas, qui repousse un bolide de Neymar (51′), l’ultime rempart Merengue se montre impuissant sur le but du 0-3 qui viendra récompenser le travail de l’un des meilleurs éléments sur le terrain: Iniesta, vingt mois après sa dernière réalisation en championnat allait faire le break dans ce Clàsico. Après s’être appuyé sur Neymar, le milieu Blaugrana profite d’un coup du foulard de l’international Auriverde pour aller crucifier en pleine lucarne Navas 0-3 (53’).

 

 

Même Messi participe à la fête !

 

La victoire déjà en poche, Luis Enrique en profite pour offrir quelques minutes à Leo Messi entré à la place d’Ivan Rakitić à l’heure de jeu. Et, avec le retour de son chef d’orchestre, après deux mois sur la touche, le Barça va se montrer encore plus menaçant. Les Catalans profitent de la reformation du «Trident magique» dans son intégralité et mettent seulement un quart d’heure pour punir et porter l’estocade finale par l’intermédiaire de Luis Suàrez à un Real dépassé dans tous les secteurs de jeu. El pistolero, lancé cette fois en profondeur par Jordi Alba gagne son face à face et inscrit le 0-4 d’un petit piquet d’une froideur glaciale qui laissera Keylor Navas pantois. Le cinquième but était au bout du pied de Munir, Messi et Neymar mais le tableau d’affichage ne bougera plus !

 

Le désespoir et la frustration Merengue aboutit à l’expulsion d’Isco entré à la place de James Rodriguez (55’), qui reçoit un carton rouge direct pour un coup de pied donné à Neymar. Un geste gratuit et honteux pourtant ovationné par tout le stade Santiago Bernabéu visiblement très en colère. Un public qui n’a pas pu digérer cette débâcle et qui ne s’est pas gêné pour le faire savoir à ses joueurs notamment à Cristiano Ronaldo conspué par une grande partie du public. Un ras le bol, un divorce consommé et un Rafa Benitez très proche de prendre la porte. Le FC Barcelone de son côté continue d’écrire son histoire en lettres d’or au Santiago Bernabéu grâce à un véritable récital offensif mémorable et consolide ainsi sa place de leader avec désormais six unités d’avance sur l’ennemi eternel.

 

 

Statistique clé :

 

117 – Comme le nombre de buts marqués par la MSN dans l’année civile 2015 jusqu’à présent: Messi, Neymar et Suàrez ont inscrit onze buts de plus que l’ensemble de l’équipe du Real Madrid (106). Hallucinant !

 

L’homme du match :

 

(Don) Andres Iniesta – Buteur et passeur en une seule soirée, il illumine de toute sa classe la soirée Madrilène. Meilleur joueur et ambassadeur du «Barcelonisme » dans le monde. C’est ainsi que l’on joue, au paradis. Applaudi lors de sa sortie du terrain à la 77ème minute du Clàsico, le capitaine Blaugrana a reçu le même traitement que l’astre Brésilien Ronaldinho dix ans auparavant. Un traitement que réservent les socios du Real qu’aux immenses champions.

 

 

Le pire :

 

Cristiano Ronaldo : Messi absent (la Pulga a débuté sur le banc), le Portugais avait donc toutes les lumières sur lui. Il aura été à défaut d’être celui qui secoue son équipe le symbole d‘une Real à la dérive. Fantomatique, cherchant systématiquement le penalty, il perd aussi deux duels contre Claudio Bravo. Conspué par ses propres fans, il aura vécu un véritable cauchemar.

 

La déclaration :

 

Luis Enrique (Manager du FC Barcelone) : « S’imposer largement face au Real Madrid, c’est un régal. C’est notre éternel rival et il est normal que nous soyons satisfaits, non seulement de notre victoire, mais aussi par notre prestation aboutie « , s’est exprimé Luis Enrique en conférence de presse après le large succès du FC Barcelone sur la pelouse du Bernabeu (0-4). Il a ensuite poursuivi: « Nous avons été les meilleurs ce soir. Mon équipe a cherché à mettre en place ce que nous avions décidé et c’est désormais chose faite »« Je n’ai jamais vu le Real Madrid baisser les bras. Nous avons dominé dans tous les secteurs du jeu et nous avons maîtrisé le ballon. Nous n’avons pas eu de mal à nous approcher de leurs buts et nous nous sommes procurés de nombreuses occasions ». « Nous avons été efficaces défensivement et offensivement. Je crois que le score est dû aux efforts que nous avons réalisés. Le Real Madrid n’a pas mal joué mais nous méritons notre victoire”. « Laisser Messi sur le banc a été un choix facile à faire. Nous avons parlé et nous avons décidé que c’était le mieux pour lui après une si longue absence « .

 

Concernant Sergi Roberto : « Cette année, il peut jouer partout. Au milieu, comme latéral et comme ailier ». »Il ne perd aucun ballon, il peut éliminer les adversaires et défend très bien. Il a toutes les qualités pour devenir un grand joueur « .

 

Paolo Hamidouche’ (@Paolino_84)

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