River Plate 0-3 FC Barcelona : Les Blaugranas sur le toit du monde !

Pour la troisième fois de son histoire, le FC Barcelone est sur le toit du monde: un succès 3-0 sur une réalisation de Messi et un doublé de Suàrez en finale du Mondial des clubs face aux vainqueurs de la Copa Libertadores, les Argentins de River Plate. Décryptage du triomphe catalan !

 

Champion d’Espagne, champion d’Europe et désormais champions du monde. Alors que samedi la Catalogne comme un symbole fêtait le sacre de Mireia Lalaguna Royo, miss Espagne, Catalane pur souche native de Barcelona et grande fan du Barça (voir Twitt plus bas) suite à son couronnement dans l’élection de Miss Monde 2015. L’équipe de football avec moins de glamour en a fait de même ce dimanche en devenant pour la troisième fois de son histoire championne du monde des clubs.

 

L’écart était beaucoup trop grand entre les champions d’Europe et ceux d’Amérique du Sud. A Yokohama, il n’a pas eu de place pour les contes de fées. River Plate bien que poussé par plus de 15.000 Millionarios qui ont traversé l’océan Atlantique pour encourager les leurs n’a rien pu faire face au FC Barcelone et sa surpuissante MSN s’inclinant ainsi contre tout simplement la meilleure équipe de l’année 2015 (pour ne pas dire de l’histoire du football). Les hommes décisifs du match? Messi, Suàrez et bien sûr Neymar Jr. Les deux premiers ont marqué, le troisième a régalé le public nippon avec des gestes de classe et une passe décisive de toute beauté. Barcelone est champion du monde pour la troisième fois de son histoire, River Plate s’est contenté un peu comme le Real Madrid lors du dernier Clàsico (0-4) de joueur le rôle de sparring-partner. Logiquement, comme prévu serions-nous tenter de dire.

 

 

Le FC Barcelone est donc de nouveau champion du monde des clubs. La formation Catalane a ainsi complété par le sacre mondial une saison 2015 presque parfaite. Après avoir déjà remporté la Liga, la coupe du roi, la Ligue des champions et la Super Coupe d’Europe. Le Barça a ajouté ce dimanche la Coupe du Monde de clubs en offrant un nouveau récital au Yokohama Stadium en battant River Plate 0-3. Le succès ultime d’une année spectaculaire. Luis Enrique pour sa première année sur le banc Catalan a laissé finalement échappé uniquement la Super Coupe d’Espagne face à l’Athletic Bilbao ne pouvant ainsi renouveler le sextuplé de 2009 sous l’ère de Pep Guardiola qui vient d’annoncer aujourd’hui qu’il quittera le Bayern Munich à l’issu de cette saison. Le Barça de Pep Guardiola sera sans doute à jamais considéré comme le meilleur de l’histoire du club voir pour certains la meilleure équipe de tous les temps. Une formation qui ne supporte pas les comparaisons qu’elles soient esthétiques, footballistiques ou sentimentales. Elle est unique et Inégalable. Mais heureusement, les Culès peuvent se sentir chanceux de disposer d’une version 2.0 de cette sublime machine qui ressemble fortement à l’original avec toutefois quelques modifications et de nouvelles «applications» mais elle reste toujours aussi efficace et presque sans défauts.

 

La troisième coupe du Monde des Clubs couronne une année aussi extraordinaire que surprenantes. Surprenante quand on tient compte du début de saison avec la défaite à Anoeta, la dispute entre Messi et Luis Enrique, la destitution de Zubizarreta et la tenue d’élections anticipées. Il semble que tout cela se soit produit il ya un siècle. Mais non. Ça ne fait que onze mois. Le FC Barcelona a été totalement transformé et pour de bon. Passant d’un club à la dérive à une équipe pentacampeón.

 

River Plate 0-3 FC Barcelona : Le film de cette partie !

 

La finale a été clairement favorable aux Azulgranas. River Plate n’a en fait jamais été à la hauteur de l’événement. Impuissant et frisant parfois la violence extrême ne disposant pas d’autres armes pour stopper les cracks de devant du Barça. Pour ce nouveau rendez-vous avec l’histoire, Luis Enrique pouvait enfin compter sur les services de Neymar (remis de sa blessure à la cuisse) et Messi (qui a vaincu son souci de colique néphrétique) pour proposer son onze de gala, avec cependant la surprise de voir Claudio Bravo dans le but. Le Chilien a été préféré comme lors de la demi-finale à Ter Stegen. Les Blaugranas, emmenés par un stratosphérique Leo Messi, un spectaculaire Luis Suàrez, Neymar, Busquets et Iniesta ont remporté leur troisième titre mondial après avoir étrillé le club de River Plate (0-3) en finale.

 

 

Messi et sa bande !

 

Le Barça de la dernière décennie restera toujours dans la légende, et comme Bruce Springsteen et le E Street Band, on se souviendra de ce Barça comme étant celui de Leo Messi: un concert brillant dirigé par le plus grand des ténors, «primus inter pares». Les joueurs de River Plate sans options tout au long de la finale, se sont présentés sur le terrain conscients de leurs armes limitées, d’autant que le FC Barcelone avait récupéré son trident : Très agressifs et souvent à la limite de la régularité, los Millonarios ont usé de ballons verticales pour essayer (sans succès) de surprendre Claudio Bravo.

 

De son côté, le Barça a présenté son onze type avec comme unique soucis d’éviter de rentrer dans le jeu dur des Argentins et d’exploiter au mieux le retour de Messi et Neymar même s’’ils n’étaient pas à 100% eux qui revenaient de blessure. Ce sont pourtant les Argentins à la sixième minute qui se procureront la première opportunité de cette rencontre forçant Gerard Piqué à dégager le ballon en corner suite à une contre-attaque rendement menée de River Plate qui a pris fin avec un centre d’Alario de la droite. Le FC Barcelone réplique trois minutes plus tard, lorsque le héros de la demi-finale contre Guangzhou Luis Suàrez se précipita dans la surface pour sservir Iniesta qui n’arrive cependdant pas à trouver le cadre.

 

Une agressivité qui frise la correctionnelle !

 

River démuni de solutions cherche à freiner le jeu culè et surtout la circulation du ballon en accumulant les fautes sur Busquets, Iniesta et Messi en particulier et en tentant de provoquer Neymar, connu pour être toujours très nerveux dans les duels entre Argentins et Brésiliens. Kranevitter est le premier joueur averti dan ce match (10′) après avoir irrégulièrement stoppé un slalom de Messi. Ponzio (32′) coupable d’un vilain tacle par derrière sur Dani Alves est lui aussi sanctionné d’un carton jaune par l’arbitre Iranien de cette finale, Monsieur Alireza Faghani. Carlos Sanchez, Mora et Mercado ont également laissé leur marque tout au long de la partie.

 

 

Dangereuses connexions !

 

Le pari surprenant de Marcelo Gallardo de museler le capitaine Blaugrana n’a pas franchement connu de réussite. En effet, la première connexion entre Iniesta et le trident a quasiment porté ses fruits (11′). Luis Suàrez dans la surface récupère un ballon pour Messi, la défense de River dégage comme elle peut. ‘Don Andres » récupère la sphère et sert de nouveau Leo qui tire à bout portant mais Barovero, le gardien de River d‘une main bien ferme prive le natif de Rosario et le Barça de l’ouverture du score. Neymar et Leo Messi qui se trouvent les yeux fermés tentent de jouer dans de petits périmètres mais les espaces sont toujours aussi réduits encore plus que sur un terrain de Futesal. À la 19e minute, le Brésilien réalise un festival mais le cadre se dérobe à nouveau. À la 33e minute, la Pulga tente sa chance sur coup franc mais Barovero dégage des poings en corner.

 

La deuxième est la bonne pour Messi !

 

Leo Messi sur sa deuxième occasion n’a cette fois-ci pas tremblé. Le quadruple ballon d‘or profite d’un centre de Dani Alves de la droite que Neymar remet de la tête, la Pulga contrôle avant glisser magnifiquement le cuir sur la gauche du gardien (36’, 0:1) ouvrant ainsi les portes du triomphes au FCB. Forts de cette ouverture du score, les Catalans poussent dans leurs derniers retranchements les joueurs de Plata qui résistent jusqu’à la pause grâce notamment à Barovero qui intercepte une passe lumineuse de Luis Suaràz destinée à Leo Messi (38′). El Pistolero va par la suite perdre son duel avec le portier Argentin après une course exceptionnelle de Messi (45’ + 1’).

 

Gallardo joue ses dernières cartes !

 

Devant réagir, River Plate tente de changer son comportement jusque là plutôt attentiste. Marcelo Gallardo tente le tout pour le tout en incorporant Lucho González et Gonzalo Martínez… mais la messe était dite. En effet, la machine du Barça fonctionne maintenant à plein régime et le trident de devant met aux supplices l’arrière garde de River qui encaisse de nouveau un deuxième but. Les Catalans sur un nuage tentent de rééditer la promenade de santé de leur dernière finale (0-4) face aux Brésiliens de Santos FC en 2011. Le but du break signé Luis Suàrez est né d’une magnifique passe en profondeur sans contrôle de Sergio Busquets. L’Uruguayen qui se retrouve en un contre un avec Barovero remporte cette fois son duel en ajustant l’unique rempart Sud Américain portant l’estocade à 0-2 (49’).

 

La tempête Azulgrana en dépit des deux buts d’avance continue de s’abattre sur les joueurs de River Plate et les occasions franches de scorer se multiplient pour Luis Suàrez (54′ et 57’) sans oublier un possible penalty oublié sur Neymar (54’)….River Plate perdu pour perdu lance Viudez à la place de Driussi et surtout durcit un peu plus son jeu. Neymar entre dans la provocation des Argentins et se fait à son tour avertir pour une grossière faute sur Machado dont la réaction – tout aussi honteuse- restera elle impunie. Par la suite, Luis Enrique décide de faire souffler son milieu de terrain en incorporant Sergi Roberto en lieu et place d‘Ivan Rakitić. L’entrée en jeu du canterano permit au Barça de retrouver un second souffle et surtout de la fluidité dans son jeu tout en tenant le choc dans les duels proposés par un River plus que jamais refroidi et désespéré. Le 0-3 est encore signé Luis Suàrez, comment pouvait-il en être autrement, avec une nouvelle connexion du Trident: Le cannibale signait le troisième et dernier but de la rencontre en reprenant de la tête un excellent centre de Neymar à la 67ème minute (3-0).

 

 

Même Bravo a eu le temps de s’illustrer !

 

River ne se faisant plus d’illusions sur l’issue de cette finale tente toutefois de réagir et d’inscrire le but de l’honneur, mais c’était sans compter sur un énorme Claudio Bravo qui aura une fois encore justifié sa place de numéro un. Tout d’abord (77’) en détournant d’une claquette une tête d’Alario avant de prolonger sur son poteau une énorme frappe (83′) de l’extérieur de la zone de vérité de Gonzalo Martínez. Ainsi donc, le FC Barcelone a agrandi sa légende, pour beaucoup, il s’agit là de la meilleure équipe jamais menée par le meilleur de tous les temps, Leo Messi est lui plus que jamais en route pour remporter son cinquième Ballon d’Or lors du gala de la FIFA prévu le 11 janvier 2016.

 

La médaille de bronze pour Sanfrecce Hiroshima !

 

Avant la grande finale, Les Japonais de Sanfrecce Hiroshima ont remporté le match pour la troisième place du Mondial des clubs, face aux Chinois du Guanghzou Evergrande (2-1), ce dimanche à Yokohama. Le vainqueur de la Ligue des champions d’Asie, entraîné par le Brésilien Luiz Felipe Scolari, avait pourtant ouvert le score, très tôt (4e), par Paulinho. Mais le champion nippon en titre a réagi en seconde période par son attaquant auriverde, Douglas, auteur d’un doublé (70e et 83e).

 

Le Tweet du jour : Même miss monde est fan du Barça !

 

Statistique clé :

 

176 – Pour la première fois de son histoire, Barcelone marque 176 buts sur une année civile. 134 pour la MSN (47 pour Messi, 46 pour Suàrez et 41 pour Neymar).

 

L’homme du match :

 

Luis Suarez : Auteur de deux buts et d’une passe décisive. El pistolero reste sur dix-sept réalisations lors des onze derniers matches toutes compétitions confondues. La meilleur «neuf  » du monde. Cette Coupe du Monde est la «sienne»: il a d‘abord emmené le Barca en finale en l’absence de Messi et Neymar et a été le grand artisan du dernier acte à Yokohama.

 

Le pire :

 

Rodrigo Mora, mauvaise coupe du Monde des Clubs pour le petit attaquant de poche de River: en finale, il a joué au ralenti et n’a jamais réussi à ne serait-ce que chatouiller les défenseurs de Barcelone. Emblème de la stérilité offensive des « Millionarios ».

 

 

 

 

Le Barça rafle les récompenses individuelles !

 

À l’issue de la finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2015, Luis Suárez (meilleur buteur de l’épreuve) a été élu meilleur joueur du tournoi par le Groupe d’Étude Technique de la FIFA (TSG). Après deux matches de très haut niveau au cours desquels il aura inscrit un total de cinq buts, l’attaquant du FC Barcelone reçoit donc le Ballon d’Or Adidas ainsi que le Prix Alibaba E-Auto. Son camarade Lionel Messi remporte le ballon d’Argent, Andrès Iniesta celui de bronze. Le vainqueur de la Ligue des champions de l’UEFA était non seulement l’équipe la plus performante de cette Coupe du Monde des Clubs 2015, mais aussi la plus correcte. La fabuleuse moisson réalisée par le FC Barcelone au Japon s’enrichit donc fort logiquement du Prix du Fair-Play de la FIFA.

 

La déclaration :

 

Luis Suàrez (Attaquant du FC Barcelona) : “Ils nous ont posé des problèmes en première mi-temps, avec un pressing très haut qui nous a empêché de développer notre jeu”. “L’important est d’avoir atteint l’objectif, qui était de remporter la compétition”. “Maintenant nous ne voulons pas baisser le pied. L’objectif est de remporter tous les titres”. “Je veux toujours aider l’équipe. Le trophée de meilleur joueur fait plaisir, mais le titre du Mondial des Clubs plus”.

 

Paolo Hamidouche’ (@Paolino_84)

Be the first to comment on "River Plate 0-3 FC Barcelona : Les Blaugranas sur le toit du monde !"

Leave a comment

Your email address will not be published.


*