Série A Tim (J20) : Le Napoli vole, inarrêtable Juve. Milan freine les ambitions de la Fiorentina !

L’Inter et la Fiorentina ont sans doute compris que la lutte pour le sacre est désormais une affaire entre Azzurri et Bianconeri. Si mathématiquement, le trou est loin d’être fait, cette journée nous aura offert pas mal d’enseignements sur les forces en présence des concurrents au sacre de champion. DECRYPTAGE !

 

Après une première moitié de championnat marquée par les débuts difficiles de la Juventus et un haut du tableau où cinq formations s’échangeaient semaine après semaine la première place. On commence désormais à y voir beaucoup plus clair. En effet, cette vingtième journée de Serie A, la première de la phase retour a certainement marqué un tournant décisif dans la course au Scudetto d’autant que l’Inter Milan tenu en échec à Bergame et la Viola battue à San Siro n’arrivent plus trop à suivre le rythme effréné imposé par le Napoli auteur d’une quatrième victoire de rang et surtout la Juventus qui elle a enchaîné à Udine par un dixième succès en autant de matchs.

 

Battus lors de leurs deux précédentes sorties et qui plus est sur leur terrain face à la Lazio (1-2) d’abord puis Sassuolo ensuite (0-1). Les Nerazzurri de Roberto Mancini espéraient ce samedi à Bergame (15H00) en ouverture de cette première journée de la phase retour, la vingtième du campionato récupérer, au moins provisoirement, la première place qu’ils ont laissé filer contre les Neroverdi le week-end dernier. Pourtant, c’est bien l’Atalanta qui va démarrer tambour battant cette rencontre. Après quatre défaites consécutives, les hommes d’Edy Reja ne montrent pas le moindre complexe face à une formation Nerazzurra loin d’impressionner ses concurrents nonobstant son excellent classement. La défense Interiste est ainsi rapidement mise en danger. D’abord sur une frappe de Cigarini que Toloi manque de peu de reprendre (5’). Puis sur une tentative de Boukary Dramé qui oblige déjà Samir Handanovič à s’employer (6’). Mal entré dans sa partie, l’Inter est bousculé et affiche des signes de fébrilité inquiétants. Une impression qui ne tarde pas à se confirmer. En effet, à la suite d’un bon rush de Dramé, Murillo tacle le ballon au fond des filets de portier Slovène (1-0, 17’). Une ouverture du score chanceuse pour l’Atalanta, mais néanmoins méritée.

 

 

Apathique et sans imagination, l’Internazionale doit comme souvent cette saison son salut à Samir Handanovič pour éviter que Monachello ne double la mise (22’). Une frappe de De Roon passe même de peu à côté des cages du gardien Slovène (23’). En énorme difficulté, les Nerazzurri vont toutefois profiter d’un coup du sort pour revenir. Effectivement, après un bon échange entre Icardi et Ljajić, Rafael Tolói se manque complètement et inscrit un but contre son camp encore plus invraisemblable que celui de Murillo (1-1, 25’). Un coup dur pour l’Atalanta qui maîtrisait la rencontre mais qui néanmoins permet à l’Inter de se remettre en selle. Sans se montrer transcendants – loin de là -, les hommes de Mancini sont même proches de prendre l’avantage, mais la tentative de Jovetić passe au-dessus (37’). Le temps pour Handanovič de briller de nouveau en sortant une énorme parade devant le remuant Monachello (45’).

 

De retour des vestiaires, les poulains de Mancini s’appuient uniquement sur des exploits individuels de Ljajić ou Jovetić. Samir Handanovič vêtu d’une casquette pour ne pas être gêné par le soleil, doit encore sortir un énorme arrêt pour empêcher Tolói de se racheter sur corner (53’). Entre erreurs techniques et manque d’inspiration, l’Inter fait quand même très pale figure pour un concurrent au Scudetto. Roberto Mancini procède ainsi logiquement à des ajustements avec l’entrée de Perišić à la place d’un Guarín très décevant (58’). Mais c’est encore Handanovič qui doit s’employer, et de quelle manière ! À bout portant devant Cigarini, le Slovène s’interpose de manière sensationnelle (59’).

 

Médiocre et frivole dans le jeu, l’Inter ne fructifie pas les prouesses de son gardien. Après une première occasion en contre complètement gâchée, c’est Icardi qui rate, coup sur coup, deux volées sur des ballons pourtant largement exploitables pour un attaquant de son calibre (67’, 68’). Pour forcer la décision, Mancini opte pour un remaniement tactique avec l’entrée en jeu de Biabiany à la place de Telles et un passage en 3-4-3 (70’). Un choix incompréhensible qui ne se révèle pas d’une grande efficacité sur le terrain. Mis à part un coup franc dans l’axe de Ljajić, contré par le mur (80’), l’Inter a toujours autant de mal à se procurer des occasions. Monachello a même encore une bonne occasion, mais il ne cadre pas sa tentative sur un bon ballon de Gómez (83’). L’entrée en jeu de Palacio d’un côté, et de Diamanti de l’autre n’y changeront rien. L’Atalanta et l’Inter se quittent dos à dos. Les hommes de Roberto Mancini peuvent déjà s’en satisfaire, tant ils ont été mis en danger par ceux de Reja. Le Scudetto au vu du jeu proposé par les Lombards risque de ne rester qu’un simple rêve.

 

 

Immobile, le retour gagnant !

 

Dans le match de (18H00), de retour à la maison Granata, Ciro Immobile qui avait auparavant été prêté par le Borussia Dortmund à Séville l’été dernier, a fêté dignement son retour au Torino, où il avait déjà réalisé une superbe saison 2013-2014 en inscrivant 23 buts. En effet, l’international Italien en début de match ouvre la marque sur penalty 9′(pen.), Belotti à deux reprises juste avant la pause (37′, 41′), et Benassi en fin de rencontre (82′) sont les autres buteurs Turinois. Pourtant, le promu Frosinone s’est accroché en égalisant par Sammarco (1-1, 33’), avant de réduire un peu plus l’écart la faute à l’aide involontaire d’Avelar (csc, 74′) avant de finalement rendre les armes sur la fin (4-2). Les locaux gagnent trois places au classement (11e) tandis que Frosinone reste premier relégable, à quatre points désormais du 17e (Palerme).

 

Le Napoli et Higuaìn solidement aux commandes !

 

Toujours ce samedi mais un peu plus tard dans la soirée (20H45), le Napoli a creusé un petit écart en tête du championnat en battant l’excellente formation de Sassuolo (3-1) profitant du match nul de l’Inter Milan (1-1). Il fallait pourtant se méfier et ne surtout pas prendre à la légère l’étonnante équipe de Sassuolo, sixième du championnat et invaincue lors de toute la phase aller face aux cinq premiers du classement. L’une des deux seules défaites des Partenopei cette saison avait d’ailleurs eu lieu à Sassuolo lors de la toute première journée. Une nouvelle victoire de la formation Emilienne n’était pas à écarter, car nonobstant l’absence de leur principal atout offensif Berardi, les ragazzi d’Eusebio Di Francesco prenaient l’avantage dès la deuxième minute sur un penalty concédé par Albiol et transformé par Falcinelli. Mais Naples, en patron et devant un San Paolo à guichets fermé réagit rapidement et sereinement. Sûrs de leur jeu, les hommes de Maurizio Sarri ont d’abord égalisé par Callejón (19’), auteur de son premier but de la saison après un excellent travail collectif. Et juste avant la pause, Gonzalo Higuaìn (42’) a marqué, comme il le fait à peu près à chaque fois, pour redonner l’avantage à Naples. En toute fin de partie, l’Argentin (90’ +3’) s’est même offert un doublé pour porter son total, impressionnant, à 20 buts en autant de matches.

 

 

Le Genoa s’offre un festin Sicilien !

 

Dimanche à l’heure du déjeuner en famille (12H30), le Genoa a enchaîné par une seconde victoire consécutive après cinq revers et double son adversaire du jour dans la lutte pour le maintien. Le Genoa quinzième prend sept longueurs d’avance sur la zone de relégation, tandis que Palerme est désormais premier non relégable, à la place de son bourreau du jour. La plus nette victoire des Rossoblù cette saison doit beaucoup à leur meilleur buteur, l’attaquant Leonardo Pavoletti, auteur d’un doublé (71′, 88’), ses neuvième et dixième réalisations cette saison, et au défenseur Argentin Christian Ansaldi, qui a délivré… trois passes décisives. Suso (3′) et Rincón (75′) ont également marqué rendant cette victoire encore plus large. Malgré ce récital, des banderoles hostiles à l’entraîneur Gian Piero Gasperini ont été déployées par les supporters de la tribune nord du stade Luigi-Ferraris. A signaler que les visiteurs ont terminé ce match à dix suite à l’expulsion pour cumuls de cartons du défenseur Siniša Anđelković (65’) en raison d’une très mauvaise intervention sur Capel.

 

La Juventus reçue 10/10 !

 

Dans les rencontres du dimanche après-midi (15H00) et forte de ses neuf victoires consécutives en Serie A, la Juventus Turin devait absolument poursuivre sa marche en avant, afin de répondre au succès du Napoli face à Sassuolo. Les coéquipiers de Paul Pogba, laissé sur le banc en raison d’un début de grippe positionnés dans le 3-5-2 désormais habituel de la Vieille Dame, ont répondu présent et écrasé la rencontre en première période. Face à une formation de l’Udinese qui inaugurait officiellement sa nouvelle enceinte, le Stade Friuli, la vieille dame a gâché la fête à ses hôtes. Sur coup-franc, Paulo Dybala a ouvert le bal en inscrivant son dixième but cette saison en Serie A (15’). Une ouverture du score confortée par le but de l’ancien Madrilène Sami Khedira. Le champion du monde Allemand, servi par Dybala, a fusillé Karnezis de la tête au second poteau (2-0, 18’). Le cauchemar de l’Udinese s’est poursuivi avec l’exclusion de Danilo, qui a déséquilibré Mandžukić dans la surface de réparation et qui s’est vu avertir d’un second carton jaune. Paulo Dybala a inscrit un doublé sur penalty 26′(pen.) et Alex Sandro, juste avant la mi-temps, a inscrit son premier but en Italie d’une belle frappe (4-0, 42’). En seconde période, les Bianconeri se sont contentés de contrôler, tout en poursuivant leur domination outrageuse. La Juve suit donc le rythme du Napoli, et revient ainsi à deux points de ce ddernier. Le duel annoncé entre Piémontais et Partenopei se jouera à distance jusqu’au 14 février prochain, date de la rencontre entre les deux équipes. Seul point noir pour Massimiliano Allegri, l’inefficacité d’Àlvaro Morata qui n’a toujours pas trouvé le chemin des files en un peu plus de trois mois depuis sa dernière réalisation.

 

 

Spalletti, pas mieux que Garcia !

 

Le changement d’entraîneur n’a pas porté ses fruits du côté de l’AS Rome et c’est le moins que l’on puisse dire. Accrochée dimanche à domicile par la pourtant lanterne rouge l’Hellas Vérone (1-1) malgré l’arrivée de Luciano Spalletti. Il faudra bien sûr un peu de temps pour juger des effets du travail du nouvel entraîneur Giallorosso mais trois jours après son arrivée et quatre jours après le départ de Rudi Garcia, l’AS Rome n’a pas beaucoup changé. Toujours brouillonne, en mal de confiance et un peu suspecte au plan athlétique, l’équipe de la capitale a été tenue en échec sur son terrain par les Emiliens. Comme souvent sous l’ère Garcia, la Roma avait pourtant ouvert le score, via Nainggolan (41’), joliment servi d’une talonnade du capitaine revenant Daniele De Rossi (41’). Mais comme c’était également trop fréquent avec le technicien Français, la Roma n’a pas su conserver cet avantage et Vérone a égalisé par Pazzini 61′(pen.) sur un penalty concédé par Castan, dont le retour comme titulaire n’a pas été un triomphe. Pour le reste, Spalletti a troqué le 4-3-3 de Garcia pour un 4-2-3-1 glissant parfois en un 4-4-2 qui penchait dangereusement à droite, et Džeko a continué à se montrer maladroit en gâchant beaucoup d’occasions. Le retour de Spalletti n’a pas non plus suffi à ramener les tifosi de la Roma au Stadio Olimpico et les supporters se sont surtout enthousiasmés pour les buts de Bologne face à la Lazio (2-2) annoncés sur l’écran géant. Le résultat, c’est que la Roma (cinquième) est au ralenti. Avec trois matches nuls d’affilée (cinq lors des six dernières journées), les Giallorossi sont désormais à neuf points du leader, Naples.

 

L’autre club Romain, la Lazio est revenu de Bologne avec un très bon point. En effet, les hommes de Stefano Pioli ont rapidement été menés deux buts à rien suite à des réalisations de Giaccherini (2′) et Destro (18′). Bien en place, les locaux vont pourtant déchanter assez vite en concédant tout d‘abord un penalty consécutif à une faute d’Adam Massina qui déséquilibre Miroslav Klose dans les dix-huit mètres. Résultat penalty et rouge direct pour le défenseur Bolognais. Sous contrat avec la Lazio jusqu’à la fin de la saison, Miroslav Klose (37 ans) a pour la petite histoire annoncé cette semaine qu’il mettrait un terme à sa carrière en juin. Malgré des offres du golfe Persique, de la Major League Soccer et de clubs Turcs, le champion du monde Allemand a décidé de raccrocher. Candreva 71′(pen.) transforme victorieusement et relance les siens d’autant que cinq minutes plus tard, Senad Lulić (76′) remettait les pendules à l’heure offrant un nul précieux aux Biancocelesti désormais neuvième. Bologne pour sa part perd deux précieux points dans la course au maintien mais les poulains de Donadoni comptent cependant six points d’avance sur la zone rouge.

 

 

Dans les autres rencontres, pas de vainqueur entre le Chievo et Empoli (1-1). Paloschi (7’) avait ouvert la marque pour les locaux avant que Tonelli (47’) n’égalise quelques minutes après le retour des vestiaires. Le tableau d’affichage ne bougera plus et les deux formations se sépareront sur ce score de parité qui fait globalement les affaires des deux équipes au général. Enfin, pour la première fois cette saison, Carpi nouvellement promu a profité de son deuxième match de rang à la maison pour enchaîner par une seconde victoire consécutive. Les hommes de Fabrizio Castori en dépit de l’expulsion de leur défenseur Riccardo Gagliolo (double cartes jaunes 86’) se sont offert cette fois le scalpe de la Sampdoria. Lollo (27′) et Mbakogu 55′(pen.) ont marqué pour les Biancorossi alors que Correa (33′) avait momentanément remis les pendules à l’heure pou les Blucerchiati. Si les hommes de Vincenzo Montella demeurent quatorzièmes, Carpi grâce à cette victoire se redonne de l’espoir en revenant à quatre unités de Palerme, premier non relégable.

 

La belle victoire du Milan !

 

Dimanche soir (20H45), dans le traditionnel posticipo serale (match de clôture de la journée), l’AC Milan a repris des couleurs en Championnat, en infligeant à la Fiorentina une deuxième défaite consécutive (2-0). Aligné en pointe aux côtés de M’Baye Niang, le Colombien Carlos Bacca a rapidement ouvert le score 4’ (neuvième réalisation cette saison, pour 19 tirs cadrés), tandis que Kevin-Prince Boateng a doublé la mise en fin de match (88’). Ce sixième succès à domicile de la saison permet aux Milanais de remonter à la sixième place, à trois points de la Roma, et offre une bouffée d’air à leur coach Siniša Mihajlović, au lendemain d’une prise de parole rassurante de Silvio Berlusconi à son égard.

 

Paolo Hamidouche’ (@Paolino_84)

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