
Manchester City envisagerait-il de se séparer d'un de ses titulaires les plus prometteurs? C'est ce que suggère la BBC, évoquant l'intérêt d'Everton pour Rico Lewis, le latéral droit de 21 ans des Citizens. Une piste qui en dit long sur la stratégie des deux clubs en ce mercato estival.
Une piste Everton concrète mais bien gardée
Selon la BBC, Everton aurait Rico Lewis dans son viseur. Le latéral droit, formé au club et désormais pièce du système de Pep Guardiola, serait scruté par plusieurs clubs de Premier League. Outre les Toffees, Nottingham Forest, Bournemouth et Fulham seraient également sur les rangs. À ce stade, il s'agit avant tout d'un intérêt constaté, aucun montant ni aucune négociation avancée n'ont été officialisés. C'est le lot quotidien du mercato: des conversations exploratoires qui prennent forme autour de profils ciblés.
Le profil convoité et son équation complexe
Rico Lewis n'est pas un inconnu. À 21 ans, il a déjà cumulé des minutes significatives au plus haut niveau, notamment lors de la saison 2022-2023 où il s'était imposé comme une option sérieuse dans la rotation de Guardiola. Sa polyvalence – capable d'évoluer aussi bien comme latéral droit qu'en piston intérieur – constitue un atout commercial et tactique de premier plan. Pour Everton, l'enjeu serait d'acquérir un joueur à fort potentiel de plus-value tout en renforçant un secteur défensif souvent mis à mal. Le défi réside dans le montage de l'opération: quelle clause libératoire City pourrait-il exiger pour lâcher un élément de sa propre formation? Et quel niveau de commission devrait absorber le club de Goodison Park, déjà sous la contrainte du fair-play financier?
Les dessous d'un possible transfert pour les deux clubs
Pour Manchester City, laisser partir Lewis ne serait pas anodin. Cela signalerait une confiance absolue en l'évolution d'un autre titulaire, ou la mise en place d'un remplaçant d'envergure. Sur le plan comptable, la vente d'un joueur formé au club représente un bénéfice net immédiat, une opération qui assainit la masse salariale et permet de réinvestir. Everton, de son côté, jouerait sa carte de la prudence chère à son nouveau projet: cibler des jeunes joueurs de formation, avec un gros volume de jeu, dont la valeur peut être dopée. Un pari économique autant que sportif, à l'image des dernières fenêtres de transfert des Toffees.
Ce feu vert n'est qu'un début. D'autres dossiers, comme celui de Djed Spence à l'Inter Milan rapporté par Transfermarkt, confirment l'appétit des clubs pour des profils polyvalents à l'arrière. À suivre de près dans les semaines à venir, les prochaines étapes des négociations entre les deux clubs diront si ce flirt se transforme en transaction concrète.