Mercato d'Arsenal : le pari de la stabilité face à la frénésie des concurrents
The Guardian le pose en chiffres: les champions d'Angleterre ont bouclé leur mercato à 78 millions de livres sterling nets, un solde inférieur à celui de Brentford.

Mercato: Arsenal joue la continuité, la trésorerie respire, l'attaque tousse
Les Gunners ont laissé partir Gabriel Jesus et Ethan Nwaneri sans les remplacer, pendant que Manchester City égalait le record britannique en arrachant Enzo Fernandez à Chelsea pour 125 millions.
Andrea Berta dans le viseur
Le directeur sportif italien, débarqué de l'Atlético Madrid en mars 2025, concentre les critiques. L'an passé, il avait orchestré plus de 250 millions nets avec Eberechi Eze, Viktor Gyökeres et Martín Zubimendi. Cette fois, l'addition s'arrête court. City, dans le même temps, a déboursé plus de 300 millions pour recalibrer son milieu et affiche 162 millions de solde net.
Le départ de Martinelli vers Al-Hilal, attendu avant la clôture saoudienne pour un montant qui pourrait atteindre 60 millions, deviendrait la plus grosse cession de l'histoire du club. La sortie de Jesus, l'un des plus hauts salaires de l'effectif, allège la masse salariale. Les recrues — Christos Tzolis en remplacement de Leandro Trossard, Bruno Guimarães venu de Newcastle, Ezri Konsa pour compenser l'absence longue durée de William Saliba — consolident le milieu et la défense sans étourdir l'attaque. Arsenal a laissé passer Malick Fofana (direction Sunderland, sur les doutes d'Arteta) et refusé Iliman Ndiaye, transféré à City pour 65 millions.
Kroenke continue d'investir — ailleurs aussi
Sur cinq saisons, Arsenal affiche le deuxième solde net de Premier League, à plus de 680 millions de livres. La holding KSE (Kroenke Sports Entertainment) n'a pas serré la bourse: le jour même de la clôture du mercato européen, elle confirmait le rachat de la franchise MLB des Los Angeles Angels pour 4 milliards de dollars, soit environ 3 milliards de livres. Valorisée à quelque 26 milliards, la maison-mère des Gunners n'a donc pas sacrifié son ambition sportive à la rigueur comptable.
Reste l'équation qui fâche dans les bureaux londoniens: la chasse aux « signatures de rêve » — Vinícius Júnior, Julián Alvarez, Morgan Rogers finalement chez Chelsea — a-t-elle grévé le renforcement de profondeur? Mikel Arteta avait prévenu après la victoire à Aston Villa qu'il fallait des options pour tenir sur quatre compétitions. Au matin du 1er septembre, l'attaque d'Arsenal n'a pas reçu un seul renfort. Côté trésorerie, l'opération est une réussite. Côté banc, c'est une autre affaire.