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Réforme du sport : la FFF pourrait reprendre la main sur le football professionnel

D’après le communiqué publié par la FFF, dont l’extrait disponible ne précise pas encore le contenu, le football français entre dans une séquence institutionnelle qui dépasse largement les salons de la Ligue 1.

Réforme du sport : la FFF pourrait reprendre la main sur le football professionnel

Le 21 juillet, selon les éléments rapportés par La Voix de France, le Parlement a définitivement adopté une réforme de l’organisation, de la gestion et du financement du sport professionnel. Pour les clubs, les districts et les éducateurs qui regardent d’ordinaire ces dossiers de loin, c’est surtout la question de la circulation de l’argent et de la responsabilité des instances qui revient sur la table.

La fédération pourrait reprendre la main

Le texte, désormais en phase de promulgation, donnerait aux fédérations la possibilité de retirer à une ligue professionnelle sa subdélégation de service public, avec l’accord du gouvernement, en cas de défaillance ou de difficultés financières sérieuses.

Dans le football, cela signifie que la FFF pourrait reprendre la gestion du secteur professionnel à la LFP si la situation l’exigeait. Ce n’est pas une bascule automatique, ni une décision annoncée à ce stade: c’est un levier posé dans la loi, avec un cadre qui doit éviter que cette reprise en main se fasse sans règles ni visibilité.

Le sujet paraît lointain depuis une main courante de R1 ou un local associatif où l’on recompte les cotisations. Il ne l’est jamais tout à fait. Quand les droits audiovisuels et l’organisation du sommet du football se grippent, c’est toute la chaîne du jeu qui cherche ensuite un point d’appui: formation, compétitions, équipement, soutien aux structures locales. La réforme ne promet pas de résoudre cela d’un trait de plume; elle redessine qui tient le volant lorsque la route devient impraticable.

Droits TV: des garde-fous annoncés

La réforme prévoit aussi que les fédérations puissent créer leur propre société commerciale pour gérer les droits télévisés à la place des ligues. D’après les informations publiées, cette disposition concerne à ce stade le football, présenté comme la seule discipline ayant cédé ainsi la gestion de ses droits.

Le texte encadre également la redistribution des revenus audiovisuels entre clubs: l’écart entre le mieux doté et le moins doté ne pourrait pas dépasser un rapport de un à trois. Il interdit par ailleurs aux présidents ou dirigeants de fédérations, de ligues et de clubs de percevoir une commission lors d’une transaction portant sur des droits télévisés.

Ce sont des mécanismes techniques, mais derrière les mots il y a un vieux problème de vestiaire: qui porte le risque, qui garde la recette, qui répond quand la caisse ne suit plus? La réforme entend aussi plafonner les rémunérations des dirigeants et salariés des instances, tout en prévoyant une procédure de dérogation pour certains postes.

Ce que les clubs doivent surveiller

Pour le moment, le communiqué de la FFF accessible dans les résultats ne permet pas d’identifier les mesures qu’elle compte défendre ou appliquer en priorité. Les annonces à venir de la Fédération, puis les conditions concrètes de promulgation et d’application de la loi, seront donc déterminantes.

Les clubs amateurs n’ont pas, aujourd’hui, une consigne nouvelle à exécuter. Mais présidents bénévoles, éducateurs et licenciés ont une raison très simple de suivre le dossier: la gouvernance du professionnel n’est pas une affaire abstraite lorsqu’elle conditionne la solidité du modèle qui irrigue le football français. Entre les subventions à défendre, les déplacements à financer et les équipes à maintenir chaque week-end, la stabilité n’est jamais un mot de tribune.